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29 mai 2021 6 29 /05 /mai /2021 19:30

2020 a été une année bouleversante avec ce virus sorti de quasiment nulle part. Le remake de Resident Evil 3 étant sorti le 3 avril, j'ai pu penser, la première fois que je suis allé au travail durant le premier confinement, que nous étions dans une œuvre de zombies. Paris vide. J'avais peur de tomber sur Némésis!

Même si ma situation reste fragile, je pense avoir pu tirer mon épingle du jeu. Plus spécifiquement, j'ai finalement acquis la situation après laquelle j'ai couru pendant des années. Je n'y croyais plus trop. Quand j'ai réussi, je tombais des nues et pendant plusieurs semaines j'avais du mal à y croire. Je suis parti en formation durant le second semestre. Ce qui explique le peu d'articles écrits. La formation, bien que courte, a été très intense. Elle a également bouleversé ma vie et mes habitudes. Au sortir de la formation, j'étais rincé, ne voulait plus rien faire d'autre que rester terré dans mon trou.

J'ai passé ainsi presque tout le printemps (et ce troisième confinement du coup) un peu planqué chez moi à ne pas faire grand-chose. Sauf enchaîner les dēto. Ce n'est qu'à la fin du mois de mai que j'ai décidé de me reprendre. En effet, je me dis maintenant que je peux penser ma vie différemment. Je peux me permettre d'avoir des projets plus personnels. J'appelle ça la Relance estivale.

J'ai repensé à cette organisation sous différentes façons. Ces derniers mois, je me suis redécouvert une passion pour les Super Sentai/Power Rangers. J'ai essayé de reprendre ce carcans de 5 où chacun à un rôle spécialisé, mais je ne suis arrivé de rien de réellement concluant. J'ai également découvert la doctrine de l'Education nouvelle qui voulait une approche active de l'enseignement basée sur cinq domaines : intellectuel, artistique, manuel, sportif et social

Finalement, j'ai compris que le modèle initial était sans doute le meilleur. Mais qu'il nécessitait une réflexion. Certains points méritant d'être restructurés.

Esprit : Quand j'avais commencé mon cheminement pour être une meilleure personne, je pensais que c'était la partie la plus stable. Qu'est-ce qu'elle a été impactée par tout ce qui a pu se passer ces deux dernières années, avec de nouvelles priorités et des paradigmes infléchis.

Pour autant une constante, aller vers le polymathe capable de toucher à beaucoup de sujets.

L'Excellence : Comme évoqué plus haut, j'avais quasiment laissé tomber et je pensais passer à autre chose professionnellement. Eventuellement plus aligné avec mes propres valeurs. Cependant, je pense que l'une des raisons de ma réussite tient à ma situation précédente. Celle-ci a été très difficile à de nombreux niveaux mais elle m'a poussé à murir et gagner en assurance. Elle m'a permis de mieux comprendre ce que je recherchais professionnellement. Je pense maintenant que c'était une étape nécessaire dans ma vie professionnelle. Même si elle n'a pas été la plus agréable à vivre.

Comme je le disais également, la formation a été très intense. Pour autant, elle m'a aussi donné envie de reprendre ma carrière en main. Même si ça pique, j'ai envie de rependre mes études et acquérir des compétences supplémentaires. La France donne encore beaucoup d'importance aux diplômes, mais je pense qu'une solution alternative assez viable est la formation en autodidacte. Je souhaite mieux m'imprégner des enjeux du numérique, une problématique majeure de notre XXIème siècle et même au-delà.

Au cours de la formation, j'ai pu comprendre quelques éléments sur moi-même, qui font suite à mes précédentes réflexions. J'ai réalisé, pendant la rédaction de mon rapport individuel, que ce qui me correspondrait peut-être mieux serait de travailler dans un service de communication. Sur le coup, je comprenais que je pourrais concilier travail de dossier avec terrain, avoir des missions plus créatives, évoluer dans un monde "moins" normé, etc. A tout cela, je peux désormais ajouter que la communication reste l'un des seuls secteurs que je n'ai pas encore visité professionnellement.

Au mois de mars, j'ai commencé ma nouvelle vie professionnelle. J'ai décidé de prendre une nouvelle direction. J'occupe des fonctions financières dans une structure bien plus petite qu'auparavant. Même si j'ai une meilleure idée de ce que j'envisage pour la suite, je me dis que je peux toujours apprendre.

Néanmoins, le télétravail n'aide pas dans cette nouvelle situation. Le cœur de mes mission est très technique, et mes notions de finances publiques sont des idées assez éloignées de la gestion budgétaire et comptable publique. Je dois également réussir à trouver mon positionnement dans un nouvel environnement et traiter avec mes collègues. Enfin, le contexte casse un peu l'aspect social que peut avoir le travail. Même si ce point est à grandement nuancer.

En effet, en prenant un peu de recul, je me rends compte que je suis progressivement retombé dans mon travers de me jeter dans mon travail. C'est une solution de facilité. Le travail prendra toujours ce que l'on veut lui donner, sans nécessairement rendre plus en retour. Mais je veux vivre, maintenant.

Une des autres sources quant à ma réussite est je pense le changement que j'ai réalisé dans ma manière de penser. Je ne me prétends pas entrepreneur, ou "hustler", mais je pense que cette ouverture à d'autres idées et à une autre vision du monde plus grande, riche et positive m'a beaucoup apportée. 

Tous les univers professionnels possèdent leur propre microcosme et créent une forme d'entre-soi, et celui auquel je suis sensé faire partie n'y échappe pas. Néanmoins, je me rends compte qu'il ne m'intéresse pas spécialement. J'observe mes collègues et notamment ceux qui sont sensés être dans des situations que je devrais envier, et encore une fois, je n'en ai pas envie. Je ne me vois pas dans leurs chaussures. J'ambitionne toujours de faire autre chose d'ici quelques années, mais j'ai du mal à accoucher d'une idée claire et forte. Je dois aller à la rencontre d'autres acteurs.

En attendant, il faut continuer à muscler le cerveau. Pour se faire, je reprends les échecs. Je n'ai pas trouvé de club d'échec et la crise du covid a limité les activités sociales. Même si la série The Queen's Gambit avec Anya Joy Taylor a eu un grand succès. Je pense que je peux reprendre les échecs en ligne.

La Curiosité : Apprendre, découvrir et créer. Ce sont les trois mots qui vont animer cet aspect. Plus concrètement, il reprend les points que j'avais déjà évoqué dans un précédent article. Auparavant, je distinguais entre les arts et la science, mais aussi entre ce que je "consomme" et ce que je peux "produire". Ces distinctions sont en partie artificielles. Déjà parce que arts et sciences ont longtemps été associés, et aussi parce que ma "production" n'est pas mirifique. Même si elle m'apporte de la satisfaction personnelle.

Voyager n'a jamais réellement fait partie de mes priorités. Cependant, je reconnais que ça a du bon pour s'ouvrir à autre chose. J'essaierai de plus voyager selon mes opportunités.

Autrement, je trouve important de rester curieux et s'exposer à de nouvelles idées. Ce qui est de plus en plus difficile dans le monde d’algorithmes calibrés dans lequel nous vivons aujourd'hui. Et la situation sanitaire n'aide pas à s'aérer l'esprit.

Je pense également investir dans une liseuse. Je lis beaucoup et par moment cela constitue une contrainte en terme d'espace. L'achat papier serait privilégié pour les bandes dessinées, les artbooks (et "worldbooks") ainsi que les livres d'apprentissage. Mais pour le moment, je ne sais pas vers quel modèle me tourner. J'aime bien lire avant de dormir et je recherche un modèle qui comprendrait un filtre de lumière bleue.

Concernant ma propre activité créatrice, la formation a mis à mal beaucoup des habitudes que j'avais progressivement mis en place. Je pensais reconstruire les choses au fur et à mesure. Néanmoins, un jour, j'en ai eu marre et j'ai décidé de tout reprendre. D'une part, sur la musique, j'ai repris la basse et je vois quel type de guitare je veux acheter. Mon ex (j'y viens ensuite) m'a aussi beaucoup conseillé sur ce point. Sur mon activité rédactionnelle, les choses prennent également leur temps. J'ai trop souvent tendance à passer d'une idée à une autre. Je pensais que j'aurais pu avancer mais non.

Quand j'étais plus jeune, j'aimais beaucoup la science. En entrant à l'université, j'ai laissé cette partie loin de moi, et finalement ce n'est qu'il y a que quelques années que j'ai compris que je pouvais dire fièrement : "j'aime l'astronomie." Plus tard, bien plus tard, sans doute à la retraite, je voudrais commencer des études de physique pour devenir "astrophysicien". C'est quelque chose que j'aurais voulu faire, mais je me disais qu'il est trop tard.

Cœur : "Aucun homme n'est une ile". Cette partie est maintenant entièrement consacrée à l'aspect social de ma vie. Cela forme un tout plus cohérent.

2020 a été une année assez particulière à ce niveau. J'ai plutôt bien vécu le premier confinement, sans doute grâce à mes années de Nolife. Le deuxième, que j'ai connu durant la formation, a été beaucoup plus difficile pour moi. J'étais de retour dans un logement étudiant qui de plus était mal fichu. J'ai pu en partie tenir grâce à ma copine (j'y viens après) et le soutien des camarades. Je vis ma situation, mais je veux me rependre en main. Je veux en particulier tisser des relations plus profondes.

Le Beau Sexe : Avec le confinement, j'ai décidé de ressortir les applications de rencontres, et j'ai eu de plus belles photos aussi. Et j'ai remarqué que je plaisais en fait. Je plaisais même pas mal. Je me souviens pendant une semaine, j'étais en discussion avec 7 filles en même temps. Ça m'a laissé un gout amer : je n'ai pas réussi à tisser des liens forts avec elles, et au final je n'ai vu aucune. Néanmoins, j'en ai profité pour réaliser toute sorte de rencontre. J'ai fais la connaissance de femmes venant d'horizons que je n'aurais pas imaginé (Italie, Danemark, Pays-Bas, Maroc, Belgique, Russie, Algérie, Allemagne, Etats-Unis, République Tchèque, Hongrie, Tunisie, Roumanie !). Il y a eu des françaises également, mais bien souvent ce fut moins marquant et plus frustrant.

J'ai même été en couple ! Je crois. J'avais eu ce gros coup de cœur avec cette femme que je trouvais hypnotique. Elle aussi a eu un "crush". Nous avons eu des moments que j'ai apprécié et elle a été d'un grand soutien durant la formation. Néanmoins, les différences entre nous étaient trop grandes, et je pense que je n'étais pas assez disponible pour elle à ce moment là. Une fois l'égo cicatrisé, je continue néanmoins de chérir certains éléments de sa culture qu'elle a bien accepté de me partager.

Tout ça me fait me poser des questions sur moi, et mes attentes sur une possible relation. Dans certaines des rencontres que j'ai pu faire, je me suis laissé emporter par mon enthousiasme, et j'ai pu me comporter comme un goujat. Je continue de regretter certaines de mes actions. Mais qu'est-ce que je recherche? Je ne veux pas enchainer des plans d'un soir. Mais dans le même temps, je me sens souvent mal à l'aise et forcé par les femmes qui recherchent des relations "sérieuses". Se pose aussi la question de la place que je veux laisser à cette personne. Une relation "saine" demande un investissement en temps et en énergie, est-ce que je suis prêt à fournir cet investissement? J'ai le sentiment que ce que je pense être capable d'offrir à ce moment n'est sans doute pas ce que veulent beaucoup de femmes.

A la fin du mois de mai, je me suis également demandé : est-ce que je fournis le "travail nécessaire"? Par exemple, je suis attiré par des femmes ultra-sportives, mais est-ce que je me mets dans une dynamique pour rencontrer ces femmes ultra-sportives? Le confinement est une belle excuse mais ce n'est pas suffisant.

Je reconnais également être plutôt exigeant. Je me rends compte que je vieillis. Et la personne avec qui je me mettrais en couple et moi risquons de rester ensemble pour quelques années. Je ne veux pas me réveiller en sursaut dans 20 ans en me disant que je suis passé à côté de ma vie. Et le choix de compagne est primordial.

L'Autre : Cet aspect social est celui que je traine depuis plusieurs années maintenant. La crise sanitaire lui a fait du mal, comme à d'autres. Néanmoins, je reconnais quelques points positifs et pistes pour "aller plus loin".

Une expérience sociale que j'ai pu avoir a été celle de président de l'association des élèves de l'institut de formation. Je ne m'attendais à ce poste. Je voulais juste pousser de la fonte et me faire des amis. Mais comme personne ne se manifestait, j'ai décidé de faire un hold-up. Je me décrivais comme un dictateur sud-américain. Je retiens que c'est difficile de faire adhérer des personnes à un projet si celles-ci n'y ont pas d'intérêt. Néanmoins, cette activité m'a permis de m'affirmer, prendre de la hauteur, mais aussi (et même si c'est ingrat) participer à quelque chose qui me dépasse. Cependant, si je devais retenter cette expérience, ce serait plus parce que cela me touche, plus que par devoir ou "suggestion". Au final, c'est mon bureau et moi qui avons du supporter la charge mentale.

Ce premier "poste à responsabilité" m'a donné envie de m'intéresser de nouveau à la politique. Je pense que s'impliquer dans la vie de la Cité est l'activité sociale par excellence. Il y a eu les élections municipales l'an dernier. Je n'ai pas voté. Déjà à cause de la situation sanitaire, mais aussi parce que j'avais du mal à me reconnaître dans la proposition actuelle. A l'époque, j'en parlais à un ami et je lui disais que si aucune offre ne nous convenait, nous devrions créer la notre.

Je ne sais pas dans vers quelle "chapelle" me tourner. Quelque chose m'a fait tiquer lors de la présidentielle aux Etats-Unis. Joe "la Gaffe" Biden a déclaré qu'un vrai noir ne votera pas Trump. "Pour qui il se prend?! Nous sommes des individus et avons chacun notre opinion!" Nous sommes dans un monde de plus en plus clivé et il est difficile de trouver un curseur entre le camp du "Bien" et "ceux qui ont besoin d'un thé". C'est frustrant et perturbant.

Mais aussi, au delà de toutes ces idées, j'ai envie de renouer avec mes amis. Je n'ai pas revu certains depuis plusieurs mois. Déjà avec la crise sanitaire mais aussi la formation où j'ai du partir plusieurs mois ailleurs. J'ai compris que je les ai laissé de côté pendant trop longtemps. J'ai de la chance qu'ils soient aussi patients.

Je pense aussi vraiment reprendre en main ma vie sociale. Je l'ai laissée trop longtemps en souffrance. Je dois nouer trouver les cercles qui me correspodent plus.

Corps : J'ai souvent commencé ces articles par cet aspect, mais cette fois-ci je reconnais qu'il a été bien plus en retrait qu'à l'accoutumée.

C'est aussi dans cette partie que je parle de ma santé physique. Et je pense avoir attrapé le COVID vers la fin mars. Il n'y avait pas encore de test, donc je ne pense pas avoir de réponses un jour. Je n'ai pas eu de symptômes trop violents, si ce n'est de grosses quintes de toux nocturnes. Mais j'ai été fatigué pendant plusieurs semaines.

L'Athlétisme : Quand j'ai emménagé dans mon logement actuel, j'ai voulu avoir une cuisine plutôt bien équipée. Mais ce n'est qu'avant le confinement que j'ai pris mon courage pour commencer à cuisiner. J'aime beaucoup les gâteaux au chocolat, et je remarquais que j'en mangeais de plus en plus. Un gâteau entier par repas! J'ai commencé à les faire moi-même pour mieux me maîtriser.

Mais avec la formation, je n'avais plus accès à ma cuisine et avec son rythme soutenu, j'avais du mal à cuisiner. J'ai sombré dans les livraisons Deliveroo et les plats Picard. A tel point qu'aujourd'hui je ne supporte plus les plats préparés Picard. Maintenant je peux de nouveau cuisiner, et je cuisine plus. J'apprend aussi à faire du "meal prep." Cuisiner en quantité pour toute la semaine. Je n'ai plus à m'inquiéter de ce que je mange. C'est quelque chose qui reste à consolider avec beaucoup d'expérimentations, mais j'essaie de préparer des plats "sains" pour go muscu. 

En parlant de muscu, sans surprise, la crise du CoVid a lourdement impacté mon activité sportive. Avec le confinement, la salle où j'allais a fermé. Heureusement, j'avais auparavant acheté Ring Fit Adventures, et le jeu m'a accompagné pendant le 1er confinement. En décembre, j'ai également acheté Fitness Boxing 2. Je suis content de cet achat, je voulais reprendre un sport de combat, mais je ne veux plus prendre de coups. En plus, j'aimais beaucoup le design de Martina. Le jeu est satisfaisant en lui-même. Néanmoins, je trouve que la plupart des musiques sous licence ne sont pas terribles et parfois les contrôles passent mal. Par la suite, j'ai également appris l'existence d'un jeu de saut à la corde également sur Nintendo Switch. J'ai l'impression que ma Switch est plus un accessoire de sport qu'une console de jeu maintenant!

A côté de ça, j'ai investi dans différents équipements pour faire du sport à la maison. L'idée m'est venu lorsque j'ai fais la rencontre d'une coach sportive. J'étais tellement heureux! Mes efforts avaient porté leur fruits! Mais j'étais trop content et ça l'a refroidi. Dommage.

En tout cas, j'en profité pour acheter des sangles, des élastiques, des disques, etc. Au départ, c'était pour la formation, je les ai conservé et cherche à les réemployer. Nous sommes en été, je pense aller dans les parcs de street workout au moins une fois par semaine pour m'entraîner. J'hésite à retourner en salle. J'ai toujours été récalcitrant vis à vis des abonnements. De plus, comme j'ai pu en parler, j'en ai un peu de marre du culturisme. J'ai l'impression que ce n'est que du paraître pour compenser un manque. Je pense qu'on doit chercher à être complet, puissant, endurant, souple et bien sur esthétique. Mais je ne pense pas que je trouverais cette vision dans le culturisme pur et dur. J'envisage de reprendre le Crossfit qui a ces qualités en plus de son aspect social non négligeable.

La situations des déplacements en Ile-de-France étant ce qu'elle est depuis près de 18 mois, j'ai pris la décision de me mettre au vélo. Cela me permettra d'acquérir une petite liberté tout en faisant de l'exercice. J'ai pu trouver une vélo école et si tout va bien, je débuterai en septembre. Reste encore les autres activités en extérieur que sont l'escalade et le surf! La période n'aide pas encore à proprement se projeter.

Harmonie : Cette partie a pu s'appeler "Esthétisme" parce que pendant des années, je n'accordais pas d'importance à mon apparence. Je voulais me présenter comme un nouvel esthète, amateur du beau. Cette partie ne se concentrait que sur le style et l'esthétisme. Mais au final, c'est assez superficiel et je pense qu'on peut aller plus loin. Je vais regrouper dans cette partie les éléments propres à mon mode de vie.

L'un des concepts les plus récurrents et les plus flous que j'ai pu rencontré est celui de "mindfulness" ou "pleine conscience". Il signifie que l'on est pleinement dans le moment présent. J'aurais aimé l'adapter pour parler d'éveil, mais ce mot est désormais préempté. 

L'une des activités que j'ai entrepris est celle de la méditation. J'ai commencé parce que déjà je voulais apprendre à me calmer et me concentrer. Je réfléchis beaucoup et dans tous les sens. Ce bouillonnement est parfois douloureux. Je voulais le calmer. Je veux également prendre de la hauteur et rester dans le moment présent. J'ai souvent tendance à ressasser le passé ou me projeter dans un futur imaginaire. Je veux me réancrer dans maintenant. Être "aware" si on veut. Ou reprendre les bases du stoïcisme.

Cependant, la méditation n'est pas une pratique simple. Pour m'aider à m'alléger l'esprit et aussi m'organiser, je tiens également un journal. J'y mets des réflexions quotidiennes et la planification de mon temps. Durant le 1er confinement, j'en ai griffonné des pages. Ces derniers mois, je n'ai pas été très régulier dans sa tenue. Mais j'ai repris, quitte à être léger dans la rédaction. 

Par ailleurs, mon déménagement m'a fait m'intéresser au minimalisme. Je me suis demandé, comment est-il possible d'acquérir toutes ces choses au cours de 6 ans. Surtout des choses pour lesquelles je n'ai plus d'utilité. Je veux désormais plus me concentrer sur l'essentiel et supprimer le superflu. La liseuse va dans ce sens en fait. Donc progressivement, je vide chez moi et je tâche de me séparer de ce que je n'ai plus d'utilité réelle ou qui a une valeur symbolique quasi-négligeable. Si je vais au bout de la logique, je devrais également me séparer tous les newsletters et abonnements inutile que je peux encore avoir.

En plus du minimalisme, je vais plus attention à l'origine de ce que j'achète. Je comprends qu'une partie de ce que je possède est issue du travail d'autres et parfois dans des conditions qui, pour l'Occident, sont particulièrement datées. Pour autant, ça ne veut pas dire que je vais donner plus d'importance à la responsabilisation sociale et environnementale des entreprises. J'essaie d'être plus conscient du monde dans lequel j'évolue.

L'autre point important et qui s'emboite avec le premier est ce que j'appelle le "care". Prendre soin de soi. C'est quelque chose qui comprends l'aspect purement esthétique, mais va bien au delà. Ainsi, on retrouve la nécessité de s'habiller de façon adaptée. J'ai compris durant cette période qu'investir dans des chaussures de qualité est primordial. Pas juste pour le style, mais aussi pour la santé. On peut aussi chercher à réparer des éléments qui peuvent l'être plutôt que d'acheter du neuf.

Avec les confinements successifs, on a tendance à se laisser aller et à ne plus prendre soin de soi. Que ce soit au niveau de la coiffure, de la pilosité ou du soin de la peau. Ce n'est pas que superficiel. Se sentir bien dans sa peau passe aussi par se sentir beau. J'accuse le coup là aussi. C'est quelque chose que j'ai aussi beaucoup trop négligé et que je veux rependre en main. J'ai longtemps pensé à des pommades spécifiques pour peaux noires. Parce que mon expérience m'a montré que leurs caractéristiques ne sont pas prises en compte par les produits mainstream. Mais je pense que les choses ont changé. Et comme l'écrivait Fabien Olicard, 1 vaut mieux que 0.

Mais comme je le disais, c'est plus que faire le beau gosse. Je dois véritablement prendre soin de moi. Ces derniers mois, j'ai très mal dormi. Terreurs nocturnes ou trop chaud, je l'ignore. J'avais également des difficultés pour quitter mon lit. Durant le premier confinement, j'étais très inspiré par le Miracle Morning et je me levais à 5h du matin. J'arrivais à faire beaucoup durant la journée. Mais, durant la formation, j'avais pris l'habitude de dormir avec mon portable et c'était fin du game. Je me levais du lit au dernier moment. Bref. J'essaie de reprendre en main mes routines du matin et du soir. Ces deux moments étant cruciaux pour une bonne journée paradoxalement. Le plus souvent, et dans l'esprit du minimalisme, c'est en enlevant des éléments parasites.

Un autre point sur lequel je dois faire attention, c'est ma souplesse. Je me sens souvent coincé un peu de partout, comme si j'avais des boules dans les articulations. Je ne suis pas médecin, mais je pense que je suis trop rigide. J'ai commencé à faire des exercices d'assouplissement tous les jours dans le cadre de ma routine matinale, en plus d'exercices de respirations au moment du coucher. J'ai également repris mes entrainements du caisson pour le renforcer. J'envisage de plus en plus de me mettre véritablement au Yoga. A voir.

Un dernier point que je voulais aborder est la Spiritualité. Quand j'envisageais cet aspect, je pensais l'associer soit au Beau Sexe ou à l'Harmonie, il s'agissait d'aller vers une forme d'équilibre que j'ai du mal à trouver.

C'est un sujet qui peut s'avérer "touchy" parmi les Noirs. Je pense avoir parlé, mais en grandissant, j'avais du mal avec le christianisme. Déjà parce que j'avais l'impression que tout ce que j'appréciais était mauvais, que je devais encore plus me conformer à des règles que je comprenais mal... Puis en devenant adulte, je me suis demandé pourquoi nous sommes chrétiens, si ce n'est que nous n'avons pas eu le choix. Nous avons grandi dans cette culture, mais si on remonte le fil, on se rend compte que ce n'est pas nécessairement notre tradition première. Elle nous a été imposée pour différentes raisons.

J'ai eu une époque où j'ai complétement rejeté la religion. J'estimais que nous sommes les seuls maîtres de notre destin. Néanmoins, j'ai mis de l'eau dans mon vie et je me dis que nous raisonnons 

Ainsi, je pense plus aller vers les syncrétismes qui peuvent exister au sein des sociétés afro-américaines. Des systèmes qui incorporent les animismes amérindiens et africains avec le christianisme. A savoir principalement, la candomble brésilienne et la santeria cubaine (j'ai d'ailleurs repris l'apprentisage de l'espagnol pour ça). Il y a bien évidemment les vaudous (haïtien et louisianais), mais je reconnais que mes préjugés restent bien ancrés. Ces traditions sont pour moi une meilleure représentation de qui nous sommes. Pour le moment, je n'ai pas encore trouvé de groupe duquel je pourrai envisager de me rapprocher. Je comprends qu'ils ne souhaitent pas s'afficher aux yeux de tous cependant. Parfois j'aimerais entreprendre un grand travail de compilation de ces traditions, sans chercher à un "canon" unique bien sur. Mais les rendre plus accessibles en tout cas.

Durant mon moment de léthargie, j'ai eu des flashs de mon enfance. Il y a plusieurs années, j'avais lu (ou vu) que notre mémoire changeait au fil des années et que plus on avance en âge, plus les anciens souvenirs restent vivaces par rapport aux plus récents. Me réveillant quelques peu, je me dis qu'il faudrait chercher à créer de nouveaux plutôt que trop rester dans une enfance "imagée".

Taper ces lignes me fait penser à quelque chose que m'a dit mon ex. Je ne prends pas assez de photos, et elle me disait : "mais comment veux-tu garder des images de toi quand tu es à ton "zénith" si tu ne prends aucune photo." On se parlait en anglais, donc ce n'est pas le mot qu'elle a utilisé, mais l'intention est là.

Au mois de mai, j'ai appris le décès de Kentaro Miura. Ce fut une journée désagréable. C'est bien sur une épreuve pour ses proches et je leur adresse une pensée, mais je pensais à son Magnum Opus que resterait vraisemblablement inachevé alors qu'elle se dirigerait vers une direction différente de ce que l'on a connu pendant près de 3 décennies. On parle du surmenage, mais une partie de moi c'est dit, "il faut agir." Agir pour ne pas risque d'oublier et d'être oublié. Agir pour ne pas être frappé dans l'élan et pouvoir partir en paix. 

Sur un registre plus positif, je regardais une vidéo, où le vidéaste nous demandait ce que nous pensions du chemin que nous avons pu réaliser en 5 ans. Je me dis que ce n'est pas parfait, qu'il y a encore beaucoup à améliorer, mais j'ai fais un bond avant. Finalement, je suis dans la situation que j'aurais voulu avoir. A quelques détails près. Pour autant, "ils furent heureux et eurent beaucoup d'enfants" ne rend pas compte de la réalité de la vie avec ses hauts et ses bas. Ses réussites et ses frustrations.

J'ai choisi comme animal "totem", le phénix. Le phénix est un animal qui ressuscite des flammes. Mais je me rends compte que je ne ressuscite pas vraiment. Je me réinvente à chaque fois pour m'accommoder de mes nouveaux besoins. Les évolutions et changements du "gentleman" en sont la preuve. Chaque article "majeur" a sans doute eu des inflexions alors que je pensais arriver sur l'organisation "ultime".

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