New Program

Comme je l'évoquais dans mon dernier article persistant (encore et toujours) dans la lignée du gentleman (et qui même retourne aux sources), j'ai pris la décision de splitter mon entrainement. La raison la plus concrète est que je n'ai plus les mêmes disponibilités que j'ai pu avoir pendant plusieurs années, et je dois rationaliser mon temps. Ensuite, je dois avouer une forme de lassitude par rapport à mon précédent programme (qui a eu de grands résultats néanmoins), tenter autre chose pouvait rallumer la flamme.
Comme je souhaite toujours ne m'entraîner que trois fois par semaine, j'ai décidé de reprendre le tout premier programme que j'avais conçu. On constate que le fantasme du Push Pull Leg n'est jamais loin. Même si les recherches que j'ai mené pour mettre à jour le programme me conduisent plutôt à penser à une forme de "upper/lower."
Néanmoins, je dois une forme d'honnetêté intellectuelle. Même si j'ai réalisé ce programme tout seul, il m'a été en grande partie inspiré par des Youtubeurs étatsuniens, que quelqu'un avait nommé la Trinité des J's, Jeff Cavaliere, Jeff Nippard et Jeremy Ethier. Pour moi, ce sont les trois meilleurs dans leur domaine, et ils se complètent pour différentes raisons.
Cependant, je n'ai pas fait que reprendre le programme, je l'ai repensé de fond en comble. Aujourd'hui, j'ai plus de recul dans ce que je fais et j'ai bien plus confiance en moi.
Dans un précédent article, j'avais raconté une expérience qui avait modifié ma perception d'une salle de sport et de mon entraînement. Jusqu'à ce jour, j'aimais bien les machines, j'estimais qu'elles permettaient de se concentrer et d'être plus en sécurité. Après cette visite, j'ai eu un virement à 180°. J'ai compris que les machines sont différentes selon les fabricants, et qu'il est nécessaire de les régler pour les adopter à sa propre morphologie (quand c'est possible, bien sur). Par la suite, quelques vidéos me montreront que les machines ne sont pas nécessairement l'idéal, elles contraignent le corps dans certaines positions et peuvent mettre à mal les articulations quand elles sont mal utilisées. Les charges libres n'ont pas ce problème a priori. Quand on les utilise, le corps devra utiliser d'autres moyens pour se stabiliser et on peut solliciter plus de muscles. Même s'il y a toujours un risque de se blesser. De plus, même si je change de salle, je n'aurais pas la contrainte de chercher si la machine que je recherche est présente, ou de me bagarrer avec elle.
Dans le même ordre d'idée, j'intègre plus volontairement des exercices au poids du corps. Avant, j'estimais que c'était pour les adolescents qui n'avaient pas assez d'argent pour aller à la salle, ou les gens qui avaient peur de pousser de la fonte. Mais, m'entraîner aux tractions et aux dips a changé ma perception des choses, et je souhaite plus les intégrer dans la mesure du possible.

De plus, je préfère miser sur les gros exercices ou les exercices de base. J'aime bien l'anglais "compound", "composé", qui montre bien la nature multiple de ces exercices alors que le français "polyarticulaire" fait trop jargon. Ainsi, le gros du programme se base sur des exercices de base. Pour les groupes musculaires principaux (pectoraux, dos, jambes), c'est relativement simple. Mais pour les petits (bras, épaules et dans une bien moindre mesure, les mollets), c'est plus compliqué. On est obligé de passer à des exercices d'isolation. Ce que je réserve pour la toute fin. Je me demande simplement si je ne prends pas le risque de tomber en morceaux avec d'aussi gros exercices... Mais, à défaut de sortir une phrase d'accroche assez creuse, je pense que je verrais bien.
Il y a quelques semaines, je suis allé voir Dragon Ball Super : Broly. Pour la faire courte, le film est assez impressionnant visuellement. Même si je l'ai trouvé bruyant et longuet. Je ne vais pas rentrer dans le détail (notamment parce que je trouve que le Chef en parle mieux que moi), mais je trouve qu'on ne parle tant que ça des Saiyan dedans (si ce n'est Goku qui embrasse ses origines à la toute fin). Tout ça pour dire, que je suis fan du physique de Broly (en forme basique), et que j'aurais aimé l'émuler. Mais je sais que c'est un personnage de fiction, doublé d'un membre d'une espèce d'extra-terrestre qui passe son temps à se battre pour devenir plus fort (et se battre encore). Petite mention spéciale à certains morceaux de la bande originale, qui accentue l'aspect spectacle de catch.

A une époque, je cherchais à mettre les séries et les répétitions. J'ai préféré enlever ces données que je ne respectais jamais vraiment, et qui limitent plus qu'autre chose. Comme règle générale, je pratique 4 séries (même si j'hésite à passer sur 3 séries pour les plus gros, comme le soulevé de terre), si je vois que je suis trop à l'aise avec une charge, j'augmente les poids. Pour les exercices au poids du corps, je vais à l'échec musculaire.
Au départ, je ne voulais plus donner de noms à mes séances, je trouve ça désormais un peu ridicule. Surtout que je ne le respectais jamais. Mais j'avais besoin d'un moyen de les désigner de façon concise et claire. Déjà pour l'article, mais aussi et surtout comme repère pour mon suivi. Lorsque j'avais imaginé mon programme en quatre séances, j'avais pris les éléments classiques pour les distinguer. A chacun de ces éléments, j'avais assigné une couleur. Quand j'ai réalisé mon tableau de suivi sur un tableur (oui), je me suis dit, pourquoi ne pas simplement utiliser des couleurs? Les couleurs primaires que j'affectionne tant! C'est simple et ça parle tout de suite.
Pour être franc, ça me fait un peu penser à la première série sentai que j'ai vu quand j'étais enfant, Liveman, plus connu chez nous sous le nom de Bioman 3.
EDIT ESTIVAL : Durant la période de la parution de l'article et le passage de l'été, j'ai modifié ce programme. Là encore, j'ai pris suffisamment confiance pour me frotter à de nouveaux exercices ou changer l’enchaînement des exercices. Mais le fond reste sensiblement le même.
En plus de ça, j'ai changé mes temps de repos. Avant, je restais toujours à 1 min de repos parce que je voulais aussi gratter dans mon cardio et consommer plus de graisse (je croyais), mais j'ai compris que ça limitait mes performances. Désormais, sur les exercices les plus lourds, je prends 2 min de repos, sur la plupart des autres, 1 min 30 et sur les moins exigeants, 1 min. Mes séances sont certes plus longues, mais j'ai aussi progressé partout.
La première séance est la séance ROUGE qui regroupe les jambes et les épaules, Elle regroupe ainsi certains des exercices les plus lourds mais aussi les plus légers. Quand je relis les anciens articles, je réalise à quel point j'avais peur de m'entraîner, comment je cherchais souvent la facilité et à ne pas nécessairement sortir de ma zone de confort. Dans le même temps, je me souviens combien autour de moi certains flippaient à propos du soulevé de terre. Alors qu'il semble être un exercice établi aux Etats-Unis, ici il est encore traité avec appréhension (non sans raison d'ailleurs).

On commence ainsi par les Jambes. Pendant un moment, j'ai pensé à mettre du squat classique, mais en réfléchissant, je me suis dit que mon physique longiligne est plus adapté pour le squat avant que j'ai du reprendre depuis le début. Voulant économiser du temps, j'ai voulu le faire aux haltères, mais ce n'est pas pareil. Quand je venais de compléter le programme, j'avais placé le soulevé de terre version sumotori parce qu'il mettait impliquait plus les cuisses, en l’occurrence les ischio-jambiers mais aussi les fessiers. Mais au cours de ma séance dos, je réalise également du soulevé de terre. Je me suis alors dit que d'une part, je faisais peut-être trop de soulevé de terre, mais que d'autre part, je pouvais aussi attaquer les fessiers et ischio-jambiers d'une autre façon (vu qu'ils vont prendre durant le dit soulevé de terre). Je me suis alors bouger les fesses pour faire du hip thrust. C'est vrai que la préparation est compliquée, mais c'est un exercice qui en vaut la peine. Tout ça, toujours dans l'optique de me rapprocher de ma muse, bien entendu. Pour compléter le tout, je continue le squat bulgare et essayant de recruter plus les ischio-jambiers. Cet exercice étant, apparemment, plus stable que les fentes. Ce qui nous donne quelque chose comme ça :
- Squat avant, 4 séries, 1 min 30 de repos ;
- Hip thrust, 4 séries, 1 min 30 de repos ;
- Squat bulgare, 4 séries, 1 min de repos ;

Dans la seconde partie de séance, on arrive sur les Épaules. On serait tenté de penser que ça serait plus facile comme séance, mais il n'en est rien! Pendant plusieurs semaines, j'ai pratiqué une version du tirage menton qui permettait une rotation externe de l'épaule, le high pull inspiré en partie des mouvements d'haltérophilie. Mais j'avais du mal à progresser dessus. Je me suis dit, autant revenir aux fondamentaux avec le développé militaire. Même si je trouve qu'il met un peu trop l'accent sur l'avant de l'épaule. A côté de tout ça, il est nécessaire de faire de l'isolation pour la portion latérale. Enfin, j'ai pu trouver un exercice costaud pour l'arrière d'épaules! Ainsi voilà comment j'ai agencé l'entraînement consacré aux épaules :
- Développé militaire avec haltères, 4 séries, 1 min 30s de repos ;
- Élévations latérales avec haltères, 4 séries, 1 min de repos ;
- Rowing haltère, 4 séries de 8-12, 1 min 30 s de repos.
En complément de ces exercices, dans le cadre de mes exercices posturaux, je réalise chez moi une routine pour renforcer l'arrière des épaules lorsque je fais mes exercices de gainage. Je me suis acheté un élastique chez Décathlon et paf!
- Band over and backs, 3 séries de 10-15 répétitions :
- Band pull-apart, 3 séries de 10-15 répétitions ;
- Band Y-Raise, 3 séries de 10-15 répétitions ;
- Tirage pour la coiffe des rotateurs, 3 séries de 20 répétitions par bras.
Ca m'embête quelque peu de ne pas avoir de noms, mais voilà ma routine arrière d'épaule. Je prends 30 secondes de repos entre chaque série.
Pourquoi il n'y a pas d'exercices pour les mollets? En effet, j'essaye de toucher tous les muscles pour éviter un déséquilibre. Parce que je m'en fiche. J'ai remarqué que je prenais des mollets alors que je faisais du hack squat, donc bon.
La deuxième séance est la séance BLEUE, avec le dos et les triceps. Là encore, quand je relis l'ancien article, je vois le chemin que j'ai parcouru. L'époque où je faisais des tirages poitrines et où j'avais peur de faire des tractions assistées. Tractions assistées qui m'ont permis de passer aux tractions tout court. Même chose pour les dips. Je réalise que j'ai progressé parce que je m'y suis mis. Cependant, je sais que je dois m'améliorer, mais quand même je prends le temps de me mettre une tape de félicitations sur le dos. Bravo le veau!

Dans un premier temps, le Dos, un gros machin composé de plein de muscles qui reste une région délicate pour moi. Maintenant j'arrive à mieux sentir mes dorsaux, mais quand je réfléchissais à cette séance, je cherchais un exercice pour marquer le coup au niveau des trapèzes. J'ai pensé aux shrugs mais ceux-ci favorisent trop la partie supérieure. Voulant mettre de côté le superflu, je me suis tourné vers le soulevé de terre classique puisque je prends déjà tout dans le dos. Cependant, l'insertion d'un exercice tel que le soulevé de terre ne serait pas sans conséquence pour la suite de l'entraînement : j'ai du déplacer le rowing que je voulais utiliser comme exercice de masse. Une des choses qui ont fait que je me méfiais un peu du rowing "Yates" est qu'il met le biceps en position dangereuse, risquant de le déchirer. Ce qui est d'ailleurs arrivé à Dorian Yates. Même si avec les charges que je manipule, ça ne risque pas nécessairement de m'arriver, cette crainte n'a jamais complètement quitté. Pour ce programme, j'ai voulu réduire l'impact du biceps et donc adopter une prise en pronation. Quand je me renseignais pour savoir comment faire des tractions, j'ai vu qu'il y avait un exercice qui pouvait aider, le pendlay row. Tout en explosivité, il est notamment employé par les athlètes. Mais comme il n'impliquait pas autant les biceps, je l'avais laissé de côté. J'ai décidé de le reprendre. Pour faire la transition entre ces deux exercices (et j'espère soulager un peu mon érecteur du rachis), j'ai calé entre les deux les fameuses tractions. Au cours de mes "recherches scientifiques", je suis tombé sur des vidéos de Mariah Stock (ou je ne sais plus quelle jeune fille qui pratique de la callisthénie) et je dois avouer que j'étais sincèrement impressionné de la voir enchaîner des tractions de façon aussi légère. Et j'ai envie d'atteindre ce niveau aussi. Et voilà, à quoi ça ressemble :
- Soulevé de terre, 3 séries, 2 min de repos ;
- Traction, 4 séries, 1 min 30 s de repos ;
- Pendlay row, 4 séries, 1 min 30 s de repos.
Avant quand je réalisais mes séances dos, je ne comprenais pas réellement pourquoi on disait que les biceps étaient également sollicités. Avec ces exercices je comprends mieux, alors que pourtant, je réalise des variantes qui mettent en retrait les biceps.

La séance continue avec les Triceps. Pendant longtemps je me suis cherché dans mes exercices pour les triceps, et j'avais du mal avec les différents types d'extension. Je ne ressentais rien sur beaucoup d'entre-eux, et là aussi, je ne voulais pas me fatiguer. En général, pour les bras, on va favorise les petits exercices pour appuyer certains points. Je ne voulais pas suivre cette route. J'ai privilégié là aussi les exercices polyarticulaires. J'étais quelque peu rélcacitrant par rapport au développé couché prise serré, parce que j'avais peur que les pectoraux prennent le pas sur les triceps. Mais par la suite, j'ai appris que l'on peut les réaliser aux haltères et que cette variante mettait l'accent sur la portion latérale des triceps. En la réalisant, j'ai constaté que je ne ressentais pas les pectoraux sur cet exercice. J'ai alors écarté les extensions à la poulie pour pouvoir les intégrer. Le "crush press" est devenu un exercice de masse. Même si je conserve les dips avec lesquels j'enchaîne, et sur lesquels je sens beaucoup plus les pectoraux. Enfin, je réalise un exercice de barre au front pour appuyer sur la longue portion du triceps. Ce qui nous quelque chose de ce style :
- Crush press, 3 séries, 2 min de repos ;
- Dips, 3 séries, 2 min de repos ;
- Barre au front, 4 séries, 1 min.
Au final, ça fait une grosse grosse séance. J'ai même tendance à penser qu'elle se suffirait à elle même dans un programme full body, puisqu'en définitive, tout le corps est touché.
Enfin, la séance JAUNE qui est celle consacré aux pectoraux et aux biceps. Le retour d'el famoso kéké day. Deux parties du corps où j'ai une approche peu orthodoxe. Même lorsque j'étais grassouillet avoir de gros pectoraux musclés ne m'intéressait pas outre mesure. Et j'ai le sentiment de n'avoir progressé que lorsque j'ai commencé à faire des dips (que je voulais faire pour les triceps à la base). Alors que je n'ai pratiqué d'exercice direct pour les biceps que pendant un temps assez court. M'orientant vite vers les gros exercices pour le dos.

Ainsi, concernant les Pectoraux, je pense que j'ai eu un mauvais départ avec le développé couché à la barre, considéré par certains comme un incontournable. Je prenais tout dans l'avant de l'épaule, et j'ai longtemps préféré la variante aux haltères que je ressentais bien mieux au niveau des pectoraux. Mais je me suis beaucoup renseigné sur le développé couché à la barre et je l'utilise comme un gros exercice pour bourriner. Presque comme un soulevé de terre. En organisant la séance, j'ai remarqué que très vite, on arrivait sur des exercices d'isolation, comme les différents types d'écartés, et c'est quelque chose que je souhaitais éviter. Donc, j'ai cherché une variante de pompes qui aurait un apport similaire aussi pour varier les exercices et ne pas faire les même choses, et je suis tombé sur les pompes diamants. Je trouve que c'est un moyen original pour conclure une séance pec.
- Développé incliné avec haltères, 4 séries, 1 min 30 de repos ;
- Développé couché à la barre, 3 séries, 2 min de repos ;
- Pompes diamant, 4 séries, 1 min 30 de repos.

Enfin, on conclut par les Biceps. J'ai vraiment du mal à travailler les biceps de façon optimale et intéressante. D'abord, Il faut se lever tôt pour trouver un exercice polyarticulaire pour les biceps, tout le monde ne jurant quasi-exclusivement que sur le curl. Mais, il y en aurait un, les tractions en supination! S'ils permettent de travailler les dorsaux comme les tractions classique, on peut mettre l'accent sur les biceps en utilisant les bras. J'ai opté pour les tractions en prise neutre parce que je le préfère (j'ai l'impression d'être une brute quand je le fais). Néanmoins, avant d'attaquer les tractions, je réalise désormais du curl à la barre. Même si c'est un exercice qui permet de mettre plutôt lourd, je réalisais ma chochotte et j'avais peur de mettre des poids. De plus, j'avais vraiment du mal avec le curl incliné qui me fait aux tendons (peut-être est-ce moi qui ai la mauvaise technique), donc je cherchais un moyen de travailler la portion longue du biceps, et j'ai trouvé une variante du curl à la barre qui le permet : le drag curl. Je réalise alors le drag curl en premier pour fatiguer mes bras et j'enchaîne avec les tractions. Un peu comme avec les pectoraux où je commence par un exercice plus spécifique pour passer au plat de résistance. Enfin, on arrondit tout ça avec du curl concentré. Cet exercice va un peu contre ce que je recherchais. Toujours plus de gros exercices, mais je me rends compte pour certaines parties du corps, c'est juste pas possible. Surtout que je veux que ma veine sur le biceps ne disparaisse pas en même temps que la congestion...!
Enfin, on complète le tout avec du curl en rotation. Voilà à quoi ça ressemble :
- Drag curl, 4 séries, 1 min 30 de repos ;
- Tractions prise neutre, 4 séries, 1 min de repos ;
- Curl concentré, 4 séries, 1 min de repos.
En pratiquant cette séance, j'ai également remarqué que c'était la plus courte. Je pense que c'est parce qu'elle est celle qui est la moins exigeante en terme de matériel et d’organisation. Même si, comme toujours et peu importe le moment, il y a quelqu'un qui vient bosser les pectoraux, et passer sa journée sur le banc de développé couché.

Je peux aussi en profiter pour faire une rétrospective sur le Core ou caisson abdominal (et pas juste el famoso six-pack).
Pourquoi j'en parle dans une partie à part? Parce que j'ai compris à quel point c'était important. A une époque, j'ai réalisé plein de sit-up (en me disant que ça travaillerait mon grand droit et mes oblique), et j'ai eu de violentes douleurs. Je me suis ensuite caché derrière certains exercices en espérant les travailler indirectement. Mais non.
Ce n'est que quand j'ai rencontré ma muse (eh oui, encore et toujours elle!) que j'ai décidé me m'y intéresser. Je savais qu'elle avait fait beaucoup de sport, et je voulais me hisser à son niveau. J'ai alors compris que toute cette région du caisson abdominal était cruciale au niveau de la santé d'un individu, et qu'il nécessaire d'avoir un core fort. J'ai appris alors que la plupart des exercices de type relevé de buste n'étaient pas optimaux pour cet objectif. Ils n’entraînaient que le grand droit et pire, ils pouvaient entraîner un problème aux niveaux des organes internes! D'où mes douleurs des derniers mois!

Combinant ce que j'avais pu apprendre, j'ai réalisé l'entraînement suivant dont j'avais parlé dans le précédent gros article sur ma pratique sportive :
- Gainage ;
- Criss cross, 20 répétitions ;
- Gainage latéral ;
- Roll up, 10 - 15 répétitions ;
- Superman 10 - 15 répétitions ;
- Relevé de bassin, 10-15 répétitions
Je pratique cet entraînement en circuit de trois tours, et dans les exercices de gainage, je tâche de tenir au maximum. A la suite de quoi, je réalise 10 série de vacuum de 15 secondes.
Si je pratique toujours cette séance, je remplace régulièrement les superman et les relevés de bassin par des exercices de souplesse, et d’auto-massage, surtout pour mes ischio-jambiers. J'ai le sentiment qu'ils sont particulièrement tendus.
Et tout le reste? Alors que je tape ces lignes, je me rends compte que j'ai voulu reprendre deux activités que je détestais quand j'étais (beaucoup) plus jeune.

D'abord part la natation. Très jeune, on m'a forcé à prendre des cours de natation. J'étais en stress dès que je devais y aller et je buvais des litres d'eau (pleine d'urine, yerk!) à chaque fois. Maintenant que j'y pense, je me dis qu'au fond de moi, je détestais qu'on m'impose cette activité. Et je faisais tout pour ne pas y aller. L'an dernier, j'ai voulu recommencer la natation. Je voulais (et je veux toujours) travailler mon endurance, travailler mon caisson abdominal et ma posture, et détendre mes muscles. Mais j'ai été happé par d'autres préoccupations.
Sur le sujet de l'eau, on va évoluer vers le surf. Ce n'est pas une idée que j'ai oublié, mais pour le moment, je ne peux pas le faire.

Ensuite, l'athlétisme. Quand j'étais plus jeune, j'étais mauvais en athlétisme, mais foutrement mauvais. Je pense que je ne sais pas courir. Ou même que je n'y arrive pas. Là encore, quand j'étais plus jeune, je voulais faire du saut à la perche, mais j'ai été découragé. Par l'entourage, mais aussi une vidéo où j'ai vu quelque s'ouvrir la cuisse avec la perche (yikes!) quelques jours après que je formule ce souhait. Quand je vois les perchistes féminines aux jeux olympiques, mon cœur pleure un peu. Ce qui m'intéressait dans l'athlétisme, c'est que d'une part on est face à soi-même, les mouvements sont en presque des mouvements du quotidiens (on courre, on saute, on jette des trucs). Une partie de moi a envie de commencer les épreuves combinées, notamment le décathlon (puisque le heptathlon est plutôt pratiqué par des femmes). Mais, je me trouve toutes sortes de raisons pour ne pas commencer (trop vieux, peur du froid, etc.) Peut-être, il y a aussi la part de "traumatisme" que je n'arrive pas à exorciser.

C'est pourquoi je veux commencer le Crossfit. L'idée trottait dans un coin de ma tête depuis que je faisais du MMA (c'est d'ailleurs là que j'ai appris l'existence de cette activité), mais depuis l'an dernier, je me mis en tête de me préparer à pratiquer ce sport. D'une part en favorisant les charges libres et les exercices au poids du corps (comme un athlète, j'aimais penser), mais d'autre part en réalisant des exercices de type cardio-training (en l’occurrence du rameur et aussi la natation). Mais les circonstances ont repoussé cet objectif.
Je sais que ce type d'entraînement a mauvaise presse. Cependant d'un point de vue "activité physique", même si cet entraînement à "haute intensité" m'inquiète, j'espère qu'il me permettra d'améliorer mon endurance. De plus, comme j'ai commencé à splitté, j'espère que cet entraînement va venir compléter le reste de la semaine (oui, je vais commencer une fois par semaine) en mobilisant tout mon corps (une espèce de full body). Mais aussi, ce qui m'attire c'est l'aspect social du Crossfit. Il y a un côté communauté qui est très fort. Et j'ai tendance à penser que j'aurais plus de chance de rencontrer une fit gf qu'en salle.
Une dernière raison pour laquelle je veux commencer le Crossfit, c'est ce que j'aurais appelé le "drive." Une façon de dénommer mon envie de me dépasser. J'estime qu'il est important de se booster, et d'avoir quelque chose qui pousse à aller de l'avant. Et actuellement, j'ai l'impression d'avoir atteint un plateau et je cherche un moyen de me relancer.
EDIT ESTIVAL : J'en ai rapidement parlé, mais depuis quelques mois, je trouve ma vie bloquée. Je cherche alors des moyens pour la débloquer. Pour ce faire, j'ai finalement commencé le crossfit durant le mois d’août. Le début de ma pratique du crossfit me pousse également à changer mes entrainements, d'où également le fait que je ne fasse plus autant de soulevé de terre. C'est un exercice très éprouvant, je n'allais pas à le rajouter avec le crossfit.
Quand je suis arrivé dans la box. J'ai eu des souvenirs de ma première séance de MMA qui me sont remontés à l'esprit. Des mecs (et des nanas, désormais) en sueurs qui se donnaient à fond, et moi. Là me demandant qu'est-ce que je fous là et était hyper mal à l'aise. Mais je ne suis plus celui que j'étais à l'époque (plus de 6 ans maintenant, n'empêche...), j'ai un peu plus confiance en moi et je suis bien plus sportif! Je pense.
Ces premières séances ont été fun. Je n'ai pas vomi, même si c'est mes repas ont bien souvent eu envie de remonter, de même que mes poumons!
Par la suite, j'ai eu envie de me donner encore plus à la salle! Je voulais être meilleur pour la suite, mais aussi être au même niveau que mes camarades de jeu.
Pour le moment, j'ai opté pour des activités par équipe. J'ai commencé le crossfit pour rallumer le feu qui peut brûler en moi, mais aussi pour pouvoir tisser des liens avec d'autres personnes, et rien n'est mieux pour tisser des liens que de morfler ensemble!
Petite anecdote sans réelle importance, à la fin de ma première séance, j'ai pu échanger avec une fitgirl. Une authentique fitgirl. Avec de vrais morceaux de muscles. Et, à ma grande surprise, je n'ai pas craqué. J'échangeais tout simplement avec ma senpai. C'était fun avoir une discussion de go muscu avec une fille.

Quand je regarde les trois séances principales, ça me fait penser au powerlifting ou, en français, force athlétique qui tourne autour de 3 exercices, le squat, le soulevé de terre et le développé couché. Sans le faire exprès, je réalise que ce programme tourne autour de ces trois exercices.
Assez bizarrement, j'ai eu beaucoup de plaisir à préparer ce programme, à le mettre en pratique et à écrire cet article. Il y a bien sur une part de nouveauté dans certains exercices (les squats bulgares, les pompes diamants me viennent en tête) qui viennent casser une routine qui s'était installé mine de rien. Mais, je comprends que j'ai eu beaucoup de liberté dans ce que j'ai pu faire. J'ai pu réaliser le programme comme je l'entendais, sans m'imposer de restriction particulière ou avoir de quelconque crainte. Au final, faire quelque chose qui me plaisait à moi.
De plus, contrairement à beaucoup d'entrainement splittés, je travaille, indirectement en tout cas, presque tous les muscles au moins deux fois par semaine. Dans le cas du dos, il est même sollicité tout au long de la semaine, même si c'est souvent de façon secondaire. De fait, l'une de mes inquiétudes est le risque de matraquage.
Essayer de comprendre chaque groupe musculaire pousse à s'intéresser à l'anatomie (au moins en surface) et de se rendre compte à quel point le corps humain est une fantastique machine, et que l'évolution, c'est un truc de dingue! Comment on peut passer d'une bactérie à un ensemble ultra-complexe de cellule qui travaillent en harmonie pour réaliser des tâches que nous estimons simple, comme marcher et tirer sa valise.

L'an dernier, au delà de rencontrer et exister sur le radar d'une amazone, je me demandais pourquoi je m'entraînais? Je commence à avoir un début de réponse.
Déjà pour une raison toute bête mais que j'ai complètement occulté : ma santé. Je pense avoir améliorer ma santé depuis plusieurs années (et encore plus ces derniers mois), et je pense être dans un meilleur état qu'avant (même si je me demande). Je vois aussi que je suis plus fort, je me souviens lorsque j'ai commencé à faire du sport, j'arrivais à peine à déplacer un haltère de 19 kg. Maintenant, sans dire que c'est très léger, je le porte sans trop de mal.
Mais, je m'entraîne aussi parce que j'aime maintenant me voir dans le miroir. J'en ai parlé à plusieurs reprises, mais il est important de le rappeler. Et, même si je ne m'entraîne plus particulièrement dans une optique culturisme (ce n'était même pas mon point de départ d'ailleurs), je trouve dommage que cette pratique soit aussi dévalorisée, ne serait-ce que parce qu'elle peut aider des gens à s'apprécier, être à l'aise dans leur peau et prendre confiance en eux.
Au final, peut-être que je le fais simplement pour être meilleur. Le meilleur moi.
Woof! Qu'est-ce qu'il est long cet article! Je n'ai même pas cherché à le gonfler, en plus!
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