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19 novembre 2022 6 19 /11 /novembre /2022 12:03

Je ne sais plus si j'en avais déjà parlé mais le décès de Chadwick Boseman m'avait un peu marqué. Je crois que dans la même période Virgil Abloh était mort d'un cancer également. Ca m'avait fait penser à la fragilité de nos existence, et qu'il était important de faire ce qu'on aimait. Mais entretemps, l'emballement médiatique m'a assommé.

Cette suite à Black Panther me laissait un gout bizarre. D'une part, j'en avais marre de l'hommage à l'acteur disparu. Mais aussi, j'étais content parce que Namor, un de mes superhéros favoris ferait ainsi sa première apparition au cinéma.

Le Wakanda a perdu son protecteur. Le roi T'Challa, le Black Panther, est mort d'une maladie inconnue. Il laisse une famille et une nation endeuillée, mais aussi en situation de fragilité face à un monde qui connait désormais l'étendue des richesses du royaume, et cherche à s'en accaparer.

Les recherches de Vibranium vont loin, très loin. Même dans les profondeurs des océans. Et alors qu'elles s’avèrent concluante. Elles ont attiré l'attention d'une autre puissance qui exploite ce filon depuis des siècles.

Production : Aquaman ayant préempté Atlantide sur le grand écran, il a été décidé de renommer le royaume de Namor, Talokan. Personnellement, ça ne m'a fait tiquer plus que ça. J'associe l'Atlantide autant avec l'Amérique précolombienne qu'avec la Grèce. Et je trouve intéressant d'explorer la culture maya.

Talokan m'a laissé un gout assez particulier. Ce n'est pas l'Atlantide comme on peut l'imaginer, avec de belles couleurs et une technologie avancée. C'est un monde sous-marin. Vraiment sous-marin. Dans les ténèbres et le froid. Le mot qui a traversé mon esprit est "cénote". Même leur technologie n'est pas si avancée que ça par rapport au Wakanda qui est dans le turfu. Ils ont juste des équipements pour respirer à l'air libre et des bombes à eau. L'équipement le plus extraordinaire était le soleil en vibranium qui nourrit la ville en lumière. De ce qu'on voit. Ça m'a fait penser à des recherches que j'avais faite pour une civilisation aquatique : j'ai réalisé qu'il n'est pas possible de fondre du métal et d'écrire sur du papier sous l'eau. Il faut trouver d'autres solutions. Ca n'empêche pas les Talokans de vivre leur vie épanouie.

D'ailleurs, j'ai trouvé assez marrant que la ville soit dans le Yucatan. Une météorite bien connue s'était écrasée dans cette région, il y a 65 millions d'années. Ce n'est pas clair

Sur un autre sujet, j'étais tombé sur une vidéo TikTok où l'influenceuse disait qu'elle faisait des séances épaules/trapèzes 6 fois par semaines pour ressembler aux femmes du Wakanda, et c'est vrai! Elles ont presque toutes enchaîné les séances épaules/trapèzes!

Scenario : Comme l'avait souligné la chronique d’Écran large, on se rend compte qu'il y a en fait deux films. Le premier avec Chadwick Boseman qui reprenait son rôle et qui devait être un film de superhéros "classique". Le second à la suite du décès de ce dernier, une histoire où l'on apprend à faire le deuil et trouver sa place dans un monde sans repère. Il a fallu faire de sacrés pirouettes pour permettre de combiner ces deux projets qui peuvent être des films à part entier. Je pense que c'est pour cette raison que le film est aussi long.

Dans le film lui-même, j'ai trouvé intéressant que Shuri n'ait pas pu être en mesure de sauver son frère en dépit de toute sa technologie. Ça montre qu'en dépit de nos avancées technologiques et nos exploits individuels, il y a des choses contre lesquelles on ne peut pas lutter.

En revanche, sur l'aspect "politique" (administration d'un État, diplomatie), j'ai trouvé le film lourd. Le Wakanda ne partage pas le vibranium avec les autres puissances (qui sont clairement dépeintes comme des rapaces qui cherchent une faiblesse), mais il reste suffisamment fort pour les tenir en échec. Ça faisait un peu revanche sur la colonisation. C'était marrant que les principales puissances occidentales étaient les États-Unis et la France. Les États-Unis, ça peut se comprendre, mais pourquoi la France? Est-ce pour donner une diversité des occidentaux (plutôt que de prendre le Royaume-Uni) ou à cause de la Françafrique (l'Espagne et le Portugal ayant été moins présents en Afrique)?

Je n'ai pas été fan de la scène intragénérique. J'ai trouvé qu'elle cassait un peu le passage de flambeau qui avait déjà lieu au cours du film. La Black Panther n'a pas encore pu s'affirmer dans son rôle, qu'elle est déjà contestée. Dans son rôle de monarque et de protectrice du Wakanda.

Peut-être qu'il est aussi un film "hommage", le film était moins dans la blaguounette que les autres films du MCU. Et je me rends compte que c'est tant mieux. Le côté méta, qui finalement a été présent très tôt, apporte une belle couche de cynisme et d'excuses faciles. Tant au niveau de l'écriture (je me souviens d'Hawkeye exaspéré dans Age of Ultron) que la production (quand on se moque des VFX bâclés).

Cependant, en prenant du recul, on réalise que le film reprend explore les mêmes thèmes que d'autres avant lui. Au niveau d'une nation, est-ce qu'il faut attaquer les puissances occidentales pour leur impérialisme, maintenant que nous avons le pouvoir de le faire? Et au niveau personnel, est-ce que la vengeance est une forme de justice? Et de façon plus générale, comment sort-on de ce cycle de haine qui nous consume tous.

Personnages : La disparition de Chadwick Boseman change la dynamique du film, le faisant plus penser à un film d'ensemble qu'à un film avec une star (ou même plusieurs, comme peuvent l'être les Avengers). On doit mettre en avant les autres, et ça permet à chacun (et surtout chacune) de prendre plus de places. Je pense aussi que c'est pour cette raison que Michael B. Jordan fait un retour express. Il fallait trouver de la force partout.

Mais c'était Angela Bassett qui portait le film. Elle a une présence qui inspire le respect. Surtout par rapport à Letitia Wright. Il y a une scène où la Reine Ramonda et Shuri sont amenées à se mettre en garde. J'ai vraiment cru que la Reine Ramonda était prête pour le combat, Shuri... Beaucoup moins. Sur cette dernière, un personnage évolue. Mais il est assez déroutant de la voir passer de sidekick nerd sarcastique et voulant dépasser les traditions à princesse guerrière prête à se battre pour son royaume. Je sais qu'il y a eu des tensions lors de la production, et la question se posait de conserver l'actrice en tant que lead, et ça se voit. Elle n'impose pas vraiment sa présence, alors que le film la met sur une rampe de lancement.

J'aime bien Martin "Bilbo" Freeman. Il a une bonne bouille bien sympa. Mais il ne servait à rien. Je réalise que toute sa partie ne servait qu'à teaser Thunderbolts, ces avengers à la solde des Etats-Unis (sans Zemo et sans Rulk apparemment). Dans le même panier, on peut aussi mettre Riri Williams qui n'a servi qu'à teaser Ironheart. C'était un macguffin. Le personnage faisait aussi trop, fille de la street, ce qui tranchait aussi avec les guerrières et les reines à l'écran. Peut-être l'actrice devrait faire péter les rowing menton?

Quand j'ai vu qui jouerait le rôle de Namor, ma seule et unique était que Namor est un beau gosse ultime. Et finalement, c'est bien un beau gosse ultime. Et il a su porter le personnage. Namor était, comme la Reine, au dessus du film. Il est bien plus sympathique ici qu'il ne l'est dans les comics, où son arrogance est bien connue. Ses origines sont aussi modifiées avec le reste de sa civilisation, mais il reste un Mutant. Le mot a été bien affirmé. Namor serait-il le premier mutant dans la lignée sacrée du MCU (on avait vu le professeur X (avec la musique du dessin animé des années 90!) dans Doctor Stange 2).

Comme Killmonger, il a vu de ses propres yeux la souffrance qu'ont pu causer les colons européens à des populations plus fragiles. Et il veut détruire le monde de la surface avant que celui-ci ne détruise son royaume. Mais Namor a beaucoup plus d'empathie que Killmonger. Il aime son peuple (qui le lui rend bien) et est peiné parce que sa longévité fait qu'il survit tous ses proches. S'il est capable de violence rapide et brutale, il peut aussi laisser une chance à la diplomatie.

Et puis qu'est-ce qu'il est impressionnant! Il vole suffisamment vite pour éviter des tirs de plasma et semer des avions de chasse. Il est suffisamment fort pour balancer un hélicoptère au loin. A lui seul, il peut mettre à terre une armée. Les héros ont du ruser pour trouver sa faiblesse et ça s'est joué sur un fil. Imperius Rex!

Par contre, son plan, il est pas très malin. A quoi ça sert de tuer la scientifique qui a créé le radar à Vibranium? Il est créé, on peut le recréer. Il aurait fallu détruire ses recherches, ce qui aurait été plus délicat.

Il y a quelques années, j'avais lu une rumeur selon laquelle c'est la naissance de Tiamut qui aurait poussé Namor a envahir le Wakanda. Je ne sais pas si c'était des premières ébauches, mais ça n'a pas été retenue. Eternals reste ainsi le film le plus enclavé de l'univers Marvel alors qu'il y a un putain de géant qui traverse le monde.

Cette quatrième phase de l'univers Marvel laisse un gout d'inachevé. Il n'y avait pas ce sentiment de grand ensemble qu'on avait pu voir au fil des années. Je pense qu'il s'agit pour eux de repenser leurs projets, tenter de nouvelles choses. Quitte à ce que cela soit brouillon. Il faut penser sur le long terme. Mais ça commence à saturer.

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22 avril 2021 4 22 /04 /avril /2021 21:39

La crise du CoVid a entraîné la fermeture des cinémas. Moi qui aimais allé au cinéma de façon quasi-hebdomadaire, ça m'a pas mal perturbé. Les studios se sont décidés à sortir les films en streaming. Cela pose beaucoup de questions sur la consommation d’œuvres audiovisuelles (films, mais aussi séries), mais ce n'est pas mon propos.

Le premier film que j'ai vu dans ce format est le Justice League de Zack Snyder. Je ne croyais pas que ce film sortirait un jour, et c'est beau de voir l'engagement des fans. Même si je pense que WB s'est aussi servi du film pour lancer son service de streaming.

Et force est d'admettre qu'il est bien mieux que celui sorti en 2017 (déjà...). Bien plus cohérent narrativement, et mettant en avant Cyborg et Flash qui étaient pas mal en retrait. Le film était long néanmoins (il m'a pris toute une après-midi) et je n'aime pas les séquences "Knightmare" que je trouve inutiles. Mais j'espère que ce film permettra de relancer le DCEU pour proposer quelque chose d'intéressant. Ça me fait penser à ce qu'on disait il y a quelques années sur WB/DC qu'ils étaient respectueux des réalisateurs et voulaient que leur univers cinématographique soit un univers d'auteurs...

Je me permets cette aparté, parce que je ne voulais pas écrire un nouvel article, et je ne savais pas comment introduire ce film.

Parce que Godzilla vs Kong a bénéficié de ce traitement. Après avoir vu sa date de sortie plusieurs fois repoussée.

L'action se déroule 5 ans après King of the Monsters. Entre les évènements de Kong : Skull Island et le début du film, la tempête autour de Skull Island a ravagé l'ile et les conditions ont entrainé la disparition de la population indigène.

L'équipe de Monarch sur place essaie de protéger Kong, qui a maintenant atteint sa taille adulte. Il faut le protéger du climat de plus en plus en inhospitalier, mais aussi de Godzilla. Le roi des monstres ne tolérera aucun rival et Kong ne se soumettra à personne.

De son côté, Godzilla est de plus en plus agité. Il parcourt son territoire à un rythme effréné. Alors qu'il a plutôt été indifférent vis à vis des humains, il s'en prend directement à des installations en littérales. Plus spécifiquement, il attaque les locaux de l'entreprise Apex dont le dirigeant se présente comme celui qui va propulser l'Humanité vers un nouvel Age.

Production : Je regardais le film et je me disais "Qu'est-ce qu'il y a comme effets numériques!" Et je me demandais alors comment le tournage se passait avec le réalisateur qui dit aux acteurs de regarder un point et d'avoir l'air inquiets ou terrifiés en disant que pendant ce temps, deux monstres de plus de 100 m sont en train de se battre.

En cherchant, j'ai vu que Kong a été le seul qui a pu bénéficier de motion performance, avec un acteur qui joue ses scènes et elles sont reproduites ensuite par ordinateurs.

La Terre Creuse nous est également présentée, et elle est assez impressionnante. D'abord introduite dans Kong : Skull Island, elle a été présentée sous une première forme dans King of the Monsters, comme un réseau de tunnels sous-marins que Godzilla empruntait pour se déplacer à de grandes vitesses sur le globe. Mais on la voit. Comme une "vraie" Terre creuse, un écosystème complet tenant à la fois sur la partie inférieure de la croute et la partie supérieure du manteau (ou du noyau?). Cette Terre creuse serait l'origine des Titans et ils sont les seuls naturellement capables de supporter le changement de gravité qu'induisent les déplacements (déjà qu'ils sont des anomalies physiques). La Terre creuse est aussi la source d'une énergie proche de celle du souffle de Godzilla.

C'est assez marrant quand on se dit que le premier se voulait être plus terre à terre dans sa diégèse et sa réalisation, mais que cela a été progressivement mis de côté. J'ai toujours eu du mal avec la possibilité que des créatures puissent vivre pendant des centaines de millions d'années. Ensuite, nous avons eu des extra-terrestres qui sont sur Terre depuis une période indéterminée (ce qui soulève la question d'autres extra-terrestre, est-ce que Ghidora va de planète en planète pour tuer toutes les formes de vie?). Et maintenant, nous avons la Terre creuse. Une théorie assez extraordinaire qu'on ne voit que dans les œuvres d'aventures les plus "fantastiques"!

On en vient ainsi au principal point du film, la bagarre. Contrairement aux autres films Godzilla (je me souviens bien moins de Kong : Skull Island), les combats ne sont pas coupés par le montage ou par l'obscurité. On les voit de bout en bout et surtout on peut bien les voir. Il y a 3,5 combats dans le film. Le 0,5 étant une escarmouche dans la Terre Creuse. Chacun est assez violent, à mi-chemin entre le combat de free fight (dans une cage où tous les coups sont permis) et le combat de coq (tant d'animaux mis en scène par des humains que de mâles dominants). J'étais parfois dérangé parce que justement ça me faisait penser à un combat d'animaux mis en scène par des humains. Genre un ours contre un gorille ou un crocodile contre un gorille...

Contrairement au précédent film, je n'ai pas de musique qui m'a transcendé. Mais peut-être que ça tient au format auquel j'ai pu voir le film. Si je l'avais vu au cinéma, j'aurais plus fais attention aux musique.

Écriture : Dans un premier temps, je pensais que le film avait laissé place à ses idéaux "écologistes" pour mettre en avant la bagarre. Mais dans le festival d'action qu'est le film, on retrouve les thèmes propres à l'univers. Que l'homme ne devrait pas essayer de jouer avec des forces qu'il ne comprend pas. Et que sa présence n'est que temporaire.

De façon générale, je n'aime pas les versus. Je trouve qu'on force des héros à se battre alors que le problème aurait pu être résolu en parlant, pour ensuite les faire affronter une menace commune. Et, bien entendu c'est le cas ici. Godzilla devient agressif, donc les humains espèrent que Kong peut les aider, soit en affrontant Godzilla soit en les guidant à la ressource capable de donner l'avantage aux humains. Mais Kong n'en a pas envie.

A la fin du précédent film, on voyait que les Titans travaillaient activement (sous l'autorité de Godzilla) à la régénération de la planète. J'aurais pensé qu'en 5 ans, il y aurait eu plus d'avancées civilisationnelles. Je vois qu'Apex possède des technologies extraordinaires, mais c'est tout en fait.

D'ailleurs, les autres Titans ont disparu. Je comprends que le but est de se concentrer sur les deux têtes d'affiches. Mais c'est bizarre qu'on ne mentionne certaines vedettes du précédent film comme Mothra (qui a un œuf quelque part) ou Rodan. Sont-ils morts?

Une question qui n'est jamais explorée est qu'est-ce qu'un Titan Alpha? On comprend que ce sont des Titans plus gros et plus forts que les autres. Avec potentiellement d'autres capacités qui les mettent à un autre niveau. Mais encore. Pourquoi il n'en faut qu'un pour dominer les autres? Surtout que les Titans s'inspirent de différentes espèces qui n'ont pas de liens sociaux particuliers, des reptiles, des arthropodes, des mammifères et un théropode. Ils n'ont aucune raison de se soumettre à un en particulier. Les films sous-entendent que d'une part, ils seraient respectivement les derniers représentants de chacun de leur "espèce", et qu'ils appartiendrait à un ordre qui leur serait propre, "titanus." J'ai un peu de mal avec les classifications biologiques...

On sait que nous sommes dans un film de science-fiction, mais j'ai vraiment eu du mal quand Godzilla a percé un trou dans le sol jusqu'à la Terre Creuse. Dans le 1er film, on comprenait qu'il éviter d'utiliser son souffle atomique, mais là il s'en sert pour aller percer la croute terrestre! Et au bout faire un trou suffisamment large pour que Kong puisse sauter à l'aise dedans. Je pense que c'est le seul moment où ma suspension de la crédibilité a dit "stop".

J'en parlais mais l'évolution de l'univers de quelque chose de "réaliste" vers de la SF de dingue. Cela aussi va dans le sens de l'écriture. Dans Godzilla (2014), l'écriture était sobre et lourde mais elle s'est progressivement allégée avec de plus en plus d'humour. Ce dernier est celui qui s'y essaie le plus. A différents niveaux de réussite...

Personnages : Dans un coin, nous avons la Team Kong. On peut arguer que Kong est le héros du film. Peut-être parce que c'est un mammifère et un primate qui plus est, ça le rend plus sympathique sans doute. Il a également un rôle d'underdog dans ce combat, même s'il est plus grand que dans le précédent film et acquiert la hache dorsale qui l'aide à se battre à armes à peu près égale. En effet, Godzilla est beaucoup plus puissant et Kong doit jouer avec son agilité et sa ruse pour prendre le dessus. Pour autant, il n'est pas réellement durant le film, il se fait littéralement balloter de lieu en lieu. Il veut rester tranquille dans son coin ou retrouver les siens. Ce n'est que lorsque Godzilla s'en prendra à sa demeure ancestrale qu'il va décider à prendre les armes.

J'ai été un peu déçu que l'on ne revoit pas de descendants des personnages du film de Kong. La scientifique qui l'étudie est sympa, mais c'est réellement Jia la vedette côté humain. Elle a réussi à se lier d'amitié avec Kong et à lui apprendre quelques mots en langues des signes. De fait, je me suis demandé si d'autres Titans pouvaient apprendre des mots. Puisque Kong et Godzilla arrivent à communiquer avec leurs langages corporels et leurs hurlements...(?) Sinon il y a aussi le conspirationniste de la Terre creuse. Je ne l'appréciais pas trop, même s'il a eu l'idée qui a participé à la victoire finale.

De l'autre côté nous avons Team Godzilla, beaucoup plus lâche. Godzilla est dépeint comme un antagoniste pendant une bonne partie du film. Le spectateur comprend pourquoi il s'en prend aux installations Apex, mais pas les humains dans cet univers. Et il s'attaque inlassablement à Kong qu'il perçoit comme un rival potentiel. Alors qu'avant, il avait ce rôle de gardien placide de l'écosystème, il est plus proche du destructeur qui a une dent contre les humains. Il est possible de le trouver terrifiant, mais moi j'avais des étoiles plein les yeux dès qu'il apparaissait!

D'ailleurs, on voit de nouveaux aspects de Big G. D'abord, il est capable de rire et il est aussi capable de se déplacer à quatre pattes. Le déplacement sur quatre pattes n'est pas si extraordinaire puisqu'il fait ressortir les inspirations crocodiliennes. Mais le rire...

Les humains de la Team Godzilla en revanche sont complètement rajoutés au film. J'ai l'impression que leurs scènes ont été tournées après le reste du film. Madison qui était au cœur du film est en retrait, et son père quasi-absent. Bernie est le conspirationniste sympa et Russel (?) pourrait ne servir à rien. Assez paradoxalement, ils sont rattachés à la trame de Godzilla, mais alors que celle-ci est assez sérieuse, ils sont plutôt comiques.

Enfin, Apex et Mechagodzilla. Déjà Apex. Le nom veut tout dire. Il s'agit d'une entreprise technologie de premier plan. Je pensais qu'elle s'était enrichie suite au précédent film qui a modifié la donne niveau ressources. Mais apparemment ce n'est pas précisé. J'étais assez surpris que les dispositifs de sécurité d'une entreprise de cette ampleur et régulièrement attaquée par Godzilla, soient aussi faibles...

Le président de l'entreprise, Walter Simmons, se montre comme un bienfaiteur, mais on comprend vite qu'il s'agit d'une façade et qu'il s'agit plus d'un ego blessé et que son ambition est de dominer le monde. Sa mort reste quand même marrante. Sa fille, Maia, est canon oui, mais elle a le rôle de princesse un peu creuse.

J'ai été un peu déçu que Ren Serizawa, le fils du Professeur que nous avions précédemment suivi, soit si en retrait. Il y avait beaucoup à faire avec ce personnage qui a pris le contre-pied de son père. On voit qu'il prend beaucoup de plaisir à tuer des Titans. Et il se fait griller le cerveau.

Enfin Mechagodzilla. On peut se demander à quel point ils sont stupides à Apex. L'idée est remettre l'Humanité au sommet de la chaîne alimentaire. L'Humanité n'est plus l'espèce dominante et doit désormais composer avec des créatures antédiluviennes qui sont des catastrophes naturelles incarnés. Est-ce qu'on a réussi à contrôler des ouragans ou des tremblements de terre? Mais l'idée de base peut se tenir, les Titans sont des créatures imprévisibles, bien souvent indifférentes aux humains. Mais pourquoi reprendre les restes de Ghidora? Le monstre a failli de détruire la planète, c'est un extraterrestre dont on ne sait presque rien, si ce n'est qu'il a des capacités de régénération inouïe. Reprendre son crâne et son système nerveux pour le mettre dans un corps de métal est l'une des choses les plus stupides possibles.

Néanmoins, il est vraiment cool à regarder. Il se déplace avec grâce avec des propulseurs et des griffes énergétiques. Sa queue a une foreuse et ses doigts peuvent lancer des missiles! Quand il utilise son Hurlement Protonique, je me suis demandé pourquoi ça n'a pas détruit la ville? Mais son point critique est bien sur les restes de Ghidora qui servent de réseau télépathique. Il faut aussi garder en tête que c'est la tête gauche, celle qui était la plus "docile" et se faisait bolosser par les autres. Son origine est le fruit d'une idiotie sans nom, mais il est vraiment génial.

J'étais content du film. Si Kong a été celui qui devait remporter nos cœurs, Godzilla a clairement montré sa domination. "Embrace lizard, reject monke."

Avec Godzilla vs Kong, le Monsterverse est arrivé à sa fin prévue. Ca fait un peu bizarre. Déjà de voir un univers cinématographique arrivée à sa fin, mais surtout une fin prévue et pas une fin subie.

Pour ma part, j'aurais aimé que l'aventure continue. Surtout que les films se rapprochent de plus en plus des films japonais. J'aurais ainsi aimé voir le flying dropkick de Godzilla dans un film américain ou des anciennes civilisations ou des civilisations extra-terrestres! Le ciel est la limite! Mais il vaut mieux s'arrêter sur une note "positive" que faire le film de trop.

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7 mars 2020 6 07 /03 /mars /2020 09:45

En y réfléchissant, j'ai réalisé que le seul jeu Sonic que j'ai réellement dosé, c'est Sonic Heroes. Bien sur, j'ai joué à d'autres jeux, mais ma connaissance de cette franchise s'est principalement bâtie sur les dessins animés, et ce que je pouvais lire sur les sites internet. Alors, oui les jeux ont connu des hauts et beaucoup de bas, mais je dis toujours que les musiques sont au top! Je me retrouve toujours à chantonner des thèmes de niveaux de Sonic Heroes, à découvrir de nouvelles musiques, et il y a quelques mois, j'entonnais, comme une fangirl, toutes les paroles d'un concert de Crush 40 qui m'a été recommandé sur Youtube.

Quand on a annoncé le projet d'un film Sonic, j'étais assez septique. Le personnage avait eu une apparition dans les Mondes de Ralph (qui me confortait dans une impression de has been). Mais ce serait un film live. Avec Sonic qui viendrait dans notre monde. L'annonce d'un Jim Carrey en Eggman m'avait aussi laissé relativement froid. Je ne comprenais pas le pourquoi. Les films de jeux vidéos n'avait pas spécialement marché jusqu'à présent pour justifier financièrement ce projet. Le traumatisme Mario peut-être.

Puis Détective Pikachu est sorti, on se dit qu'il y a de l'espoir finalement. Puis le premier design a été dévoilé. Aïe. Puis il a été changé. Au final, je suis allé voir le film pour voir l'étendue des dégâts.

Sonic le hérisson est un être issu d'un autre monde qui a été contraint de grandir sur Terre pour échapper à des poursuivants.

Sur terre, il a grandi dans la petite bourgade de Green Hill dans le midwest des Etats-Unis. Devant rester caché, son enfance se fit en observant les habitants de la ville et en s'amusant parfois à leurs dépens. Il a une certaine affection pour le policier Tom, un homme brave qui prend soin de la ville. Quand ce dernier s'apprête à intégrer la police de San Francisco pour être plus proche de l'action, Sonic fait une déprime. Dans son chagrin, il déclenche une impulsion électromagnétique qui perturbe l'énergie dans le nord-ouest des Etats-Unis, entraînant l'attention du Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique et de son agent spécial, le Docteur Robotnik, un savant fou insupportable.

Production : Quand le premier design de Sonic a été annoncé, ça m'a pas tellement dérangé. Je ne dirais pas que j'en étais fan, mais ça me laissait froid. Même si j'ai toujours du mal à comprendre ce besoin impérieux qu'ont les studios (même si on dirait que c'est une spécialité d'Universal) à rendre "réaliste" des personnages de fiction. Plus le personnage est cartoonesque, plus il doit être réaliste. Quitte à ce qu'il soit en plein dans la vallée de l'étrange.

Apparemment, les designers eux mêmes détestaient le design sur lequel ils travaillaient, mais la boite de production a insisté pour qu'ils persistent dans cette direction là. Espérant vraisemblablement que la majorité silencieuse l'emporterait sur quelques fans vociférant. Mais c'est mal connaître la fanbase Sonic, l'une des plus cancers qui puisse exister. 5 millions de dollars de plus et 6 mois de retard dans les dents. 

Le nouveau design était clairement mieux. Plus organique, et finalement réaliste. Pendant quelques jours, j'ai fait partie de ceux qui pensaient que le film était devenu génial et que tout irait pour le mieux. Ils nous avaient compris! Puis j'ai réalisé que c'est "simplement" le design de Sonic qui a été changé. Mais le reste du film était identique. Pas de réécriture, ni de nouvelles scènes.

La preuve : par moments, j'ai eu l'impression que Sonic était mal intégré dans le film. Comme si les acteurs regardaient le point où devait se trouver Sonic et non pas Sonic lui-même. D'autres ont signalé qu'on pouvait voir que le nouveau design s'insérait mal dans certains décors, mais je ne l'ai pas remarqué lors de mon visionage.

De la même façon, il y a pas mal de raccords bizarres. Je sais que les films peuvent être tournés dans le désordre pour ensuite être réassemblés en montage et post-production. Mais sur quelque scènes, on voyait clairement que certains éléments qui devaient être tournés sur le plan, étaient tournés à deux moments et deux endroits différents.

Il y a aussi quelques références aux jeux. Je ne les ai pas toutes remarqué, mais j'ai pu reconnaître un spin dash, un homing attack. Un clin d'oeil à Sanic aussi. J'ai bien aimé la manière dont le royaume des champignons était présenté comme une espèce de Purgatoire. Quand on sait que Mario vit dans un Royaume des Champignons.

Ecriture : Le film se présente comme un buddy movie, où deux personnages au caractère différents deviennent inséparable suite à leur aventure sur les routes des U. S. of A. Mais j'y ai moyennement cru parce que c'était forcé. En particulier le moment où les héros sont dans le bars de rockers et où ils se bastonnent. 

J'y croyais moyen, parce que Sonic aurait pu faire le trajet tout seul en quelques instants. D'ailleurs, à quelques reprises, je me suis dit : "le film aurait pu s'arrêter là". Mais il traîne en longueur, soit en paroles inutiles. Soit parce que les personnages ont des réactions qui n'ont pas de sens. Même en prenant en compte l’irrationalité que peu avoir une personne stressée. C'est frustrant qu'un film se déroule d'une façon parce que le scénario a décidé d'agir de telle façon plutôt que la façon la plus évidente.

On découvre également que Sonic aurait un pouvoir immense qu'il n'arrive même pas à maîtriser. Peut-être pour expliquer sa vitesse et ses capacités. Mais au final, ça tombe un peu à plat parce qu'on ignore de ce qu'il s'agit réellement. Et alors que je réfléchissais sur l'article, une réflexion m'est venu à l'esprit. Pourquoi ne pas avoir utiliser les Émeraudes du Chaos? Ce sont les principaux macguffins de la franchise qui ont des pouvoirs qui permettent de manipuler l'espace et le temps, en plus d'être des sources d'énergies presque illimitées. Il aurait été plus simple de présenter Sonic comme étant venu avec l'une d'elles. Les autres étant réparties dans le cosmos. Et puis voilà.

Dans tous les cas, certaines personnes convoitent les pouvoirs de Sonic dont des cousins de Knuckles, des échidnés. J'étais un peu surpris. Mais ça m'a fait penser à Sonic Adventure, où un ancien clan d'échidnés voulait s'accaparer des pouvoirs de Chaos. Par la suite, je me suis demandé si les échidnés dans la première version auraient du ressembler aux abominations de Ken Penders.

Enfin, je trouve que narrativement, c'est une soupe que j'ai déjà goûté depuis de trop nombreuses années (pour ne pas parler en décennies), et j'ai du mal à accrocher. Mais j'ai l'impression que c'était clairement voulu. Un film assez passable mais devait se baser sur la force de ses personnages.

Personnages : J'ai trouvé Sonic, assez différent par rapport à celui que je connais dans les jeux vidéos. Le premier point est que dans les jeux, Sonic parle assez peu. Il dit ce qu'il a à dire et est gentiment arrogant, mais laisse ses actions exprimer ses émotions. Dans ce film, il est un moulin à paroles! Il est aussi beaucoup plus craintif et casanier. Le personnage présenté dans les jeux aurait parcouru les Etats-Unis plusieurs fois en long en large et en travers, alors qu'ici, il est très attaché à la ville où il a grandi, à tel point qu'avant les événements du films, il ne l'aura jamais quitté. Dans les jeux, il a un côté désinvolte, et même s'il sauve le monde (ce qui relève presque du hobby vu son tempérament), il tient plus à sa liberté qu'autre chose. Ici, il manque de confiance en lui, il a peur de ses propres pouvoirs et prend les choses bien plus à cœur. Faut voir si le personnage peut évoluer dans d'éventuelles suites.

On ne peut pas ne pas évoquer le doublage français. Je ne connais pas Malik Bentahla (en dehors du fait qu'il plagie d'autres humoristes), donc je n'ai pas d'avis fixe sur lui, en tant qu'acteur. Mais dès la première phrase de Sonic, j'ai décroché. Il appuyait vraiment ce côté fragile, victime et geignard, et très peu le héros libre et sur de lui.

A côté, on retrouve le Docteur Robotnik, comme antagoniste principal. Il s'agit de l'humain principal de toute la franchise, et d'une certaine façon, il faut trouver un moyen de l'introduire dans un univers de créatures cartoonesque (tout en gardant en tête le fait qu'il soit lui-même assez cartoonesque). De plus, il a été fait le fait le choix de garder la version occidentale de l'origine d'Eggman. Son vrai nom est bien Robotnik, mais Sonic le surnomme Eggman, ici à cause de ses drones qui ont l'apparence d’œufs. Lui aussi est plutôt différent par rapport aux jeux vidéos. Dans les jeux, le docteur veut certes conquérir le monde et créer un empire de robot, mais il a des aspects sympathiques dans sa personnalité (qui sont plus ou moins conservés selon les jeux), mais ici, il n'a aucun qui peut le rendre sympathique (en dehors du fait qu'on adore le détester). Il est insultant avec tout le monde, et seul son assistant semble l'apprécier (ce qui semble être réciproque dans une certaine mesure), et il commence le film comme agent des Etats-Unis d'Amérique (qui auraient préféré se passer de lui). De plus, alors que l'opposition entre Sonic et lui tient beaucoup de la rivalité presque amicale, le Docteur prend vite Sonic en grippe et leur inimitié devient très rapidement personnelle.

A un moment, on indique que le Docteur est orphelin, je me suis dit "Gérald?!" J'ai également pensé à Sonic X, où le Docteur Eggman indique être né sur Terre, mais l'avoir quitté à un moment.

Il faut aussi souligner le jeu de Jim Carrey. Complètement en roue libre. C'est son surjeu qui rend le Docteur agréable. Mais surtout ça donne l'impression qu'il est dans un autre film par rapport aux autres personnages. Et peut aussi donner le sentiment qu'il fait du Jim Carrey des années 90. Surtout quand, en VF, il sort un "Splendide!" de derrière les fagots.

Les autres personnages sont pour ainsi dire, anecdotiques. Je reconnais néanmoins avoir eu un grand sourire aux lèvres quand j'ai vu Tails débouler (avec sa doubleuse habituelle).

Qu'est-ce que j'en ai pensé? Le film n'était clairement pas la catastrophe annoncée, mais était particulièrement vide. Il prenait beaucoup d'écart avec sa franchise initiale pour proposer quelque chose d'assez branlant. Mais il a l'air d'avoir bien marché, et pourra prétendre à une suite. J'espère qu'elle ira dans une direction plus proche du matériel initial. Mais il faudra réussir à dépasser l'effet de surprise de ce premier film.

En tout cas, il m'aura donné envie de regarder l'OVA qui était sorti en 1996, mais également de reprendre Sonic Mania (mais pas Sonic Force) et aussi de me prendre Sonic Team Racing. Même si je me demande, où est Cream?!

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1 janvier 2020 3 01 /01 /janvier /2020 11:30

Quand le premier trailer est tombé, j'avais perdu toute forme de hype. J'avais trop l'impression qu'on appuyait sur la fibre nostalgie et ça m'énervait. J'ai suivi de loin la production, et ai eu vent de différents problèmes qu'il y a pu avoir. Quand le film est sorti, je n'avais pas envie de le voir. J'ai regardé mes influenceurs favoris (parce que je n'ai pas de personnalité, bien sur) pour savoir ce qu'ils pensaient de tout ça. Et les entendre dans leurs avis pas toujours mesurés ne m'ont pas encouragé. Ça plus les grèves des transports qui ne donne pas des masses envie de sortir trop loin.

Finalement, j'ai pensé à trois acteurs que j'apprécie. Adam Driver qui, s'il avait noir aurait pu figurer dans les articles sur le gentleman, John Boyega, qui y est lui, et Daisy Ridley que je trouve magnifique. Et je suis donc allé le voir.

L'Empereur Palpatine est mystérieusement de retour! Après avoir transmis un vague message à l'attention de la galaxie, il s'apprête à lancer la plus grande opération pour tout reconquérir.

Les forces de la Résistance envoient alors Poe et Finn à la recherche d'un moyen de le retrouver alors que Rey continue son entraînement de Jedi. Pendant ce temps, le Chef suprême du Premier Ordre, Kylo Ren, se met en route pour mettre fin à cette menace potentielle. Alors qu'il rencontre l'ancien Empereur amoindri, celui-ci lui fait une proposition : il lui offre les ressources qu'il a accumulé, son Dernier Ordre, pour qu'il puisse mettre en place son Nouvel Empire et en échange, Ren lui ramène la fille.

Production : On peut dire beaucoup de choses sur le film, mais il faut reconnaître qu'il est magnifique. Beaucoup de scènes sont impressionnantes, notamment au début avec les sauts spatiaux. Ce film m'aura vraiment montré que Star Wars méritait son nom de Guerre des Etoiles. Il ne m'aura fallu que 17 ans pour le comprendre!

On retrouve également avec joie (mais je ne sais plus si c'était le cas pour le précédent film), cette combinaison entre les effets spéciaux et les effets numériques. C'est toujours agréable d'avoir une marionnette dans les plans. Et je me demande si ça ne permet pas de ralentir le vieillissement d'un film.

Autre point visuellement impressionnant, les combats. Ils parviennent à combiner le côté film de samurai de la trilogie originale avec les effets digne des films wuxai des films de la prélogie. Et c'est vraiment cool, surtout la scène de combat sur Endor!

Néanmoins, deux choses m'ont sorti du film : D'abord, les restes de l'Etoile de la Mort sur Endor. D'abord parce que la station avait explosé, mais aussi si quelque chose de cette taille s'était écrasé sur une planète, ça aurait foutu un bordel monstre pour des décennies, vitrifiant toute la région, et pas juste en créant quelques tempêtes. De plus, là encore pour un truc qui s'est écrasé depuis l'espace (ou au moins une haute orbite), l'épave est plutôt bien conservée. Mais surtout ce qui m'a fait tiquer ce sont les aisselles de Rey (oui, j'ai passé beaucoup de temps à baver sur Daisy Ridley) qui sont sans traces de poil! La fille a grandi en autarcie sur une planète déserte, elle suit un entraînement intense de moine guerrier pour aller affronter un empire qui veut conquérir toute la galaxie, mais quand même elle prend le temps de se faire belle et de se raser sous les aisselles...! Même si, je dis ça mais j'ignore comment j'aurais réagi s'il y avait un petit duvet là ou une forêt vierge...

Enfin, petite fierté, j'ai réussi à faire attention à la musique, et à distinguer les thèmes quand je les entendais!

Ecriture : Des retours que j'ai pu avoir, beaucoup étaient surpris de ce que pouvait faire La Force. Puisque dans le film, on assiste à deux "nouveaux" pouvoirs de la Force qui n'avaient jamais été utilisés, les soins de Force et la Dyade.

Les soins de Force, ça m'a spécialement étonné. Je pense que c'est parce que j'avais l'habitude de voir des personnages se soigner en utilisant la Force dans des jeux vidéos. Mais c'est vrai que dans le contexte des films, ça sort un peu de nulle part. De même que quand on replace cette technique dans le contexte plus général de la saga, c'est que recherchait Anakin et qui l'a fait passer du côté obscur, une technique qui lui permettrait de sauver Padmé, mais que les Jedi ne lui enseigneraient pas. Mais, dans le même temps, on voit que ça ne sort pas nulle part, c'est un transfert de vitalité d'un corps à un autre, et vraisemblablement, et même si on ne le voit pas réellement dans le film, il peut y avoir des conséquences.

L'autre point est la Dyade dans la Force. Encore une fois dans le contexte des films, ça sort de nulle part, mais Sheev indique bien que cela faisait des siècles que l'on n'avait pas vu de Dyade (même si, quand on y repense, Snoke avait dit que c'était lui qui avait permis ce lien, encore un souci dans la narration). Peut-être qu'il y a plusieurs millénaires, ça arrivait, quand il y avait eu une première scission entre les Jedi et les futurs Sith. A une époque où les utilisateurs de la Force étaient plus nombreux. Mais depuis la Règle de Deux, il n'y a plus que deux Siths qui œuvrent dans les Ténèbres, réduisant les chances que ce lien se récrée de nouveau (surtout si personne ne cherche à le cultiver). 

A titre personnel, le retour de Sheev ne m'a pas plus surpris que ça. Comme disait un collègue, c'est l'incarnation du mal. Ce n'est pas juste un personnage, mais presque une force de la nature. J'aurais aimé qu'il ait une transition à la full Zeromus où il n'a plus d'enveloppe physique mais n'est qu'une espèce d'amas d'énergie obscure. Mais non! Son retour est traité bizarrement. Apparemment ce serait une "ancienne technique de clonage Sith". Mais d'une part, le clonage est connu dans cet univers, puisqu'il y a même pas 100 ans a eu lieu un conflit sur toute la Galaxie connu sous le nom de Guerre des Clones. De plus, alors que tout le monde doutait de nouveau de l'existence des Jedi, les "anciennes techniques de clonage des Sith" sont connues? Alors que ces derniers avaient fait du secret leur modus operandi? Et si c'était du clonage, pourquoi Sheev est dans un plus mauvais état que dans la trilogie originelle? Une vraie technique de clonage mystique (ou en tout cas, une plus efficace) aurait mis sa conscience dans un corps tout frais et au sommet de sa force. Mais non. Après, une excuse aurait pu être que les sectaires sith auraient tenté, tant bien que mal de le ressusciter donnant ce truc bizarre... 

Ensuite, l'Ordre Final. On apprend que Snoke n'était qu'une marionnette pour Sheev, et que c'est lui qui a tout manipulé dans l'ombre. On comprend que c'était là le moyen trouvé pour pouvoir palier l'absence de grand méchant à abattre. Bah oui, il fallait que Kylo Ren puisse avoir sa rédemption. Déjà ça amoindrit la conclusion de la Trilogie originale, mais aussi ça soulève plusieurs questions. Pourquoi Snoke? Pourquoi prendre le temps de créer cet avatar? Pourquoi Snoke pouvait donner des ordres contraires aux intentions de Sheev? Est-ce qu'il avait un degré d'autonomie? Est-ce qu'il avait ses propres plans?

Ensuite quel est son plan? Vraisemblablement revenir aux manettes, mais pourquoi est-il aussi compliqué? A quoi servait le Premier Ordre? Pourquoi la Starkiller Base? Surtout si c'est pour sortir une flotte entière de vaisseaux capables de détruire des planètes? N'était-ce pas plus simple? Avec quelles ressources ces vaisseaux ont-il pu être construit? Dans quels chantiers spatiaux (puisque l'on sait qu'Exeguol est très difficile à approcher)? D'où sortent tous les équipages de ces vaisseaux et tous les soldats?

De ce que j'ai compris, il y a plusieurs fins qui ont été tournées. Dans l'une de ces fins, Rey devait créer un nouvel ordre qui se serait appelé les Skywalkers. Je trouvais ça plus intéressant. Le précédent film indiquait que les Jedi et les Sith étaient dépassés et qu'il fallait faire table rase. Mais même là, le IX pédale en sens inverse. Les Sith sont présents à pleine force et les Jedi aussi. Et j'ai l'impression que cette lutte entre la lumière et l'obscurité est vouée à se répéter pour les siècles à venir. Alors que ça aurait pu être l'occasion de boucler entièrement cette saga. Lumière et obscurité sont réunies dans l'harmonie et l'équilibre dans la Force. Comme au départ.

D'ailleurs, maintenant, je me demande pourquoi on appelle ça la Saga Skywalker? Palpatine étant l'un des seuls personnages présents dans les trois trilogies, et finalement celui qui a mis toutes les pièces en branle. Et il est rendu bien plus puissant qu'il ne l'a pu l'être dans les précédents films. Certes, il était très puissant, mais sa vraie force était son esprit et sa capacité à manipuler tout le monde.

Enfin, alors que je suis en train d'écrire l'article, je réalise que toute cette trilogie a été un long rappel à la première, le Reveil de la Force était une copie sous stéroïde d'un Nouvel Espoir, les Derniers Jedi marchait dans les traces de l'Empire contre-attaque, et cet Ascension de Skywalker fait nettement écho au Retour du Jedi, surtout dans son dernier acte.

Personnages : En y réfléchissant, j'ai trouvé que par rapport à la Trilogie, il y avait trop de personnages à suivre. 

Celui qui représente un peu le plus ça est Kylo Ren/ Ben Solo. Dès le début, on sait qu'il est partagé entre la lumière et l'obscurité. A titre d'exemple, on ne voit les doutes de Dark Vador que la seconde moitié du Retour du Jedi. Quant à ses "prototypes" (Dark Maul, Comte Dooku, et General Grievous), ils sont tués sans cérémonie et ne sont pas aussi développés, dans les films. En fait, cette trilogie est autant l'histoire de Kylo Ren que Rey, et le personnage se pose autant en tant qu'antagoniste que deuteragoniste. On suit ses doutes, mais aussi le fait qu'il s'oppose au héros et cherche à s'affirmer dans la structure où il évolue. A titre personnel, je n'ai jamais été surpris de sa rédemption. Je savais qu'elle viendrait à la fin.

Mais la vraie héroïne reste Rey. Et sa quête de parvenir à affirmer son identité. Mais cette quête d'identité et d'appartenance est menée avec la finesse d'un stégosaure! A plusieurs reprise, on lui demande comment elle s'appelle, pour qu'elle donne à la toute fin le nom qu'elle s'est appropriée. La famille n'est pas nécessairement celle d'où l'on vient, mais celle que l'on choisit. Par ailleurs, je trouve dommage qu'on ait ressenti le besoin de la rattacher à un personnage ancien. Je comprends que ça marque le message selon lequel nous ne sommes pas définis par nos origines. Néanmoins, ça amoindrit ses accomplissements : elle n'est aussi puissante que parce qu'elle est la descendante d'un des plus puissants utilisateurs de la Force. Et non parce qu'elle vient de nulle part, comme Anakin finalement. Surtout que cette ascendance ne sort de nulle part! A aucun moment, on se doute que l'Empereur a eu un enfant, et s'il a eu un enfant, où est-il durant les films? Pourquoi a-t-il eu un enfant? Avec qui? Comment? Pourquoi a-t-il abandonné sa vie de Prince impérial? Pourquoi Dark Vador n'a jamais essayé d'attenter à sa vie? Répondre à la question des origines qui avait déjà été dégagée ne fait rien si ce n'est rajouter une nouvelle couche de questions qui n'étaient pas du tout nécessaire!

Finn devait à mes yeux compléter un trio, mais finalement, il n'arrive pas à trouver sa place dans toute la Postlogie! Au départ, on nous indique que c'est le protagoniste, mais il laisse la place à Rey, s'embarque dans une branche narrative finalement inutile, et fait des trucs. Il veut dire quelque chose à (et uniquement à) Rey pendant la première moitié du film, mais ça n'aboutit à rien. Il a quelques moments avec d'autres personnages, mais ça n'aboutit à rien. Comme disait mon ami, il n'aura servi que pour les quotas au final.

J'ai l'impression que c'est au cours de ce film que Poe parvient à s'affirmer en tant que personnage. Même si on apprend des choses sur lui à la va-vite. De la même façon qu'on veut nous faire croire que les 3 héros (Rey, Finn et Poe) sont des potes. Alors qu'ils n'ont pas spécialement interagis tous les 3 ensembles (Poe et Rey ont chacun plus d'affinité avec Finn que l'un avec l'autre).

Ensuite, on retrouve les anciens héros. Enfin ce qu'il en reste. Je n'ai pas été surpris de voir Han "revenir". Je crois que j'avais lu quelque part qu'Harrison Ford disait qu'il serait de retour. Luke, de retour en Fantôme de Force n'est pas si étonnant que ça. C'était même prévisible. On assiste néanmoins à un développement pour Leia. Alors que le nouveau canon n'avait jamais laissé comprendre qu'elle avait suivi une formation Jedi jusqu'à être capable d'enseigner, on apprend qu'elle était devenue Maître et qu'elle était potentiellement plus puissante que Luke (je ne sais pas si on parlait déjà avant), mais qu'elle a laissé tomber à cause d'une vision. Même si ce n'est pas spécialement tiré par les cheveux, ça sort de nulle part encore une fois. Surtout après le déces de Carrie Fisher, j'aurais cru qu'on aurait donné plus de place à Billie Lourd, sa fille, qui jouait déjà le film précédent, mais non. Je n'ai pas compris pourquoi C3PO ne parvenait à traduire l'ancien sith. Il a été construit par Anakin, alors qu'il était esclave sur Tatooine... Anakin, un enfant de 8-9 ans, aurait vraiment pris le temps d'intégrer ce type de protocole dans son programme? Sa "mort" est traitée comme une blague qui devrait être un moment touchant. De la même façon que Chewie se fait avoir, on aurait pu être triste pour lui, mais finalement non. Il va bien. Il a même une médaille à la fin! Des héros originaux, il ne reste plus que lui désormais. Enfin Lando qui a un caméo. Dommage que le personnage n'apparaisse que dans ce film. Pendant des années, j'ai cru qu'il y a bien longtemps, il ne pouvait y avoir qu'un seul renoi dans une galaxie très éloignée. Maintenant, il y en a 3! Dayum.

Puis on a, ce que j'ai envie d'appeler tous les extras. Ces personnages qui n'apporte rien à la narration. Certains avaient même des rôles importants avant. Mais maintenant, ils sont là, on ne sait pas trop pourquoi. Sauf peut-être pour préparer des séries, des jeux vidéos ou des livres. Peu importe. Dans tous les cas, ils ne sont pas suffisamment importants pour que j'en parle.

Je ne pense que l'on puisse dire que l'Ascension de Skywalker soit un mauvais film. Cependant, il souffre d'un manque flagrant de stratégie. D'une part, il doit conclure une histoire lancée avec ses enjeux, alors que le film qui suit tranche ces enjeux pour proposer les siens, bien plus iconoclastes. Mais face à la vague de boue que s'était mangé les Derniers Jedi, il revient en arrière et tente de renouer avec le Réveil de la Force. Et il est trop court pour ça. Trop court pour faire du damage control et raconter sa propre histoire en même temps. Et plein d'éléments qui méritent d'être développés ne le sont pas, et on ignore pour quelle raison.

Au final, l'un des regrets que j'aurais par rapport à ces films, c'est qu'ils ne sont pas parvenus à créer leur propres empreintes en moi. Ils n'ont pas réussi à véritablement apporter du sang nouveau dans une franchise qui n'en avait pas nécessairement besoin (quand on voit la foison d'oeuvre qui existait avant le rachat de Lucasfilm par Disney). Ils resteront dans l'ombre de la trilogie originale. Quitte à marcher sur les pieds de cette dernière.

Un truc qui m'énerve par contre, c'est ce besoin impérieux d'en référer à Georges Lucas. C'est lui qui a vendu sa franchise pour 4 milliards de dollars. Il n'était pas obligé de le faire de ce que je sais. Mais il l'a fait. Et pour ça, à mes yeux, il perd toute forme de crédit qu'il aurait pu avoir sur Star Wars.

Mais pour reprendre le Capitaine du Nexus VI (dont je partage en grande partie l'analyse), ce seront aux générations qui sont en train de découvrir Star Wars actuellement de savoir si elle vont lui donner l'importance que la trilogie originale a pu avoir à son époque. Surtout que de plus en plus, la prélogie se fait réhabiliter.

En tout cas, il m'aura donné envie de reprendre Star War : the Old Republic!

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21 octobre 2019 1 21 /10 /octobre /2019 19:48

Alors que j'ai vu plusieurs fois presque tous les films Dragon Ball Z (je les ai tous vu, mais je ne sais plus si je les ai vu plusieurs fois chacun), je n'ai vu presque aucun film One Piece. En effet, en dehors de Gold (et encore, parce que j'aimais bien le design de Baccara), je n'en ai vu aucun. Je ne voyais pas trop l'intérêt le plus souvent, même pour des films semi-canons comme Strong World ou Z. La flemme.

Puis on a annoncé Stampede, le film anniversaire pour les 20 ans. Je m'en foutais un peu là aussi, jusqu'à ce que j'ai vu la quantité de personnages présents dans le film. Presque tous!

Après des années d'absence, le Pirate Fest est de retour !

Cette "convention" par les pirates et pour les pirates rassemble certains des plus grands noms de la piraterie actuelle dans une fête gigantesque.

Mais cette année, il y a une surprise de taille, une chasse au trésor pour acquérir un bien qui aurait appartenu au Seigneur des Pirates lui-même, Gold Roger...!

Cependant, alors que pirates, Marine et autres aventuriers et combattants veulent mettre la main sur ce secret si bien gardés, dans l'ombre quelque chose de terrible se trame. L'organisateur de l’événement n'est autre que Buena Festa, un criminel de guerre, qui a disparu depuis plusieurs décennies, et le clou du spectacle n'est autre que Douglas Bullet, l'Héritier du Démon, un homme qui a talonné les pas de Roger qui veut prendre sa vengeance sur le monde. Pour faire face à cette menace, Luffy devra tisser de nombreuses alliances, parfois hautement improbables.

Production : Dès les 30 premières minutes, je me suis souvenu pourquoi j'aime autant One Piece, l'aventure et le méga délire! Un Knock-Up Stream (j'ai commencé One Piece par l'arc Skypeia et le tome 26) et une île flottante dans les bulles de Saboady! J'ai eu un immense sourire sur le visage qui ne m'a jamais complètement quitté de tout le film.

Pendant que j'étais au cinéma, je suis tombé sur des amis que je n'avais pas vu depuis des années (eh, quand t'es fan, t'es un peu obligé d'aller voir Stampede), et on a discuté après la séance et ils ont expliqué que l'animation faisait penser à celle qui est utilisé dans l'arc Wano. Je ne sais pas si c'est vrai, j'ai cessé de suivre l'animé One Piece peu après la bataille de Marineford. Cependant, l'animation m'a fait penser à celle du film Dragon Ball Super : Broly sorti plus tôt dans l'année, avec une forte saturation, un gros effort réalisé sur les yeux, et des mouvements plus fluides. Cependant, dans le denier tiers, Bullet prend sa forme finale. Forme finale complètement en CGI (qui me faisait penser aux récents animés Godzilla d'ailleurs), et ça tranche avec tout le reste du film! De plus, sans doute pour bien appuyer sa puissance et son gigantisme, il devient super lent!

Autre détail par rapport à mon visionage, c'est que la salle était pleine de fan. Nous savions pourquoi nous étions là, et même si j'étais quelque peu récalcitrant au départ, je me suis laissé prendre au jeu. On savait qu'on pouvait se lâcher, rire, crier et éventuellement pleurer, ce que je ne me suis pas gêné de faire (même si je n'ai pas eu d'occasion pour pleurer). A la fin, j'ai failli (je dis failli) me joindre au tonnerre d'applaudissement qui a signé le début du générique.

Ecriture : Dans les films de manga, l'une des question les plus importantes est la canonicité du film ou non. Par exemple, presque aucun film Dragon Ball Z ne peut prétendre à se rapprocher du canon. Mais j'ai cru comprendre que deux films One Piece pourraient s'en approcher, mais que celui-là s'en approche? Assez. Bullet est présenté comme un ancien prisonnier de l'Enfer eternel d'Impel Down (où l'on est condamné à la pire sanction, la damnatio memoriae ou l'oubli), et il a profité du boxon causé par Barbe Noire et Luffy pour se faire la belle. Cela explique que l'on ne l'ai pas vu pendant des années (même si ça soulève la question du pourquoi Crocodile a parlé de décennies quand il l'a vu). De plus, le film prend en compte certains des évènements les plus récents qui se soient déroulés comme le nouveau statut de Luffy. Cependant, il s'insère mal par rapport à la suite de l'oeuvre puisque de mémoire au moment où le film se déroule l'équipage est séparé en deux, avec pour objectif de se retrouver à Wano. Donc plouf.

Dans le même temps, il prend le temps de créer des liens entre les différents acteurs en présence. Et à ce titre, j'ai compris que le film était du pur fanservice. Avec des détails de partout qui vont faire kiffer les fans qui aiment les petits clins d’œil, les références et la construction d'une grande toile de fond. Comme moi.

Est-ce que ce film a un tant soit peu de fond quand même? Bah oui. On retrouve deux visions qui s'opposent, deux visions qui clashent assez régulièrement dans le manga d'ailleurs, entre le romantisme de Luffy, pour qui la quête du One Piece est d'abord une aventure ainsi qu'une fête qui doit être partagée, et la vision très froide de Bullet, qui veut que la quête du One Piece ne soit qu'un moyen de prouver qu'il est le plus fort, même s'il est prêt à prendre un raccourci pour pouvoir y accéder. 

La nature du One Piece est également très rapidement touchée du doigt (faut vraiment faire attention), et il faudrait sans doute la relier avec les aspects les plus mystérieux du monde. D'autres concepts font leur retour, comme l'éveil des fruits du démon. Même si officiellement, on sait toujours pas ce que c'est véritablement (les zoans deviennent des brutes débiles, les paramecias peuvent affecter tout leur environnement...?). Un truc qui m'a laissé en suspens, c'est le Buster Call. Quand il a été introduit, le Buster Call était l'équivalent de l'arme nucléaire, l'outil de dernier recours que l'on utilise quand on veut nettoyer un sacré merdier. Mais actuellement, les personnages sont si forts que je me demande si ça a un sens... Par exemple, je me souviens de Garp qui lancait des boulets de canon à mains nues avec plus de puissance que des canons normaux...

Personnages : Le film comporte énormément de personnages, même si avec du recul, la majorité relève plus du caméo qu'autre chose. Histoire d'offrir plus aux fans. Il ne me servirait à rien de parler de tous. Je préfère me concentrer sur les personnages qui ont une grosse influence sur l'action. Ou qui traversent quelque chose.

Bon d'abord les Chapeaux de Pailles. Luffy voit son parcours limité par un nouvel obstacle, mais il n'est pas vraiment challengé dans sa vision. Il commence le film et le finit comme il l'a commencé. Même s'il affirme son opinion que la quête du One Piece est d'abord une aventure. Mais là où ça devient "intéressant", c'est l'autre vedette du film, "Dieu" Usopp. Celui-ci voit de nouveau son manque de force physique lui faire défaut. Mais ce que je trouve dommage, c'est que le manga a à de nombreuses reprises, montrer que ce n'est pas sa force qui fait qu'il est un membre à part entière de l'équipage (à défaut de dire essentiel), mais sa capacité à atteindre des cibles inatteignables, le fait qu'il soit aussi capable de vaincre des ennemis que la force brute ne peut pas vaincre, et enfin sa polyvalence qui le rend capable de soutenir tout l'équipage et de s'adapter à toutes les situations. Comme il le dit "le sniper est celui qui soutient toute l'équipe, à distance". Et au final, même s'il joue un rôle clé dans la victoire sur Bullet, elle ne m'a paru le permettre d'avancer vers son rêve de devenir un brave guerrier des mers, mais plus "hé hé, j'avais raison."

J'ai été pas mal déçu de la Génération terrible. En effet, je trouve que même s'ils ont pu opposer une résistance correct à Bullet, ils se sont quand même vite fait dégager. Notamment ceux qui se sont progressivement imposés comme des gros calibres dans le groupes, Kid, Drake et Hawkins. Kid en particulier est très en retrait, alors que l'on sait par exemple qu'il a le haki des rois. Encore une fois, celui mit en avant n'est autre que Law. Je n'aime pas trop Law, je trouve qu'il est trop dans ce cliché du ténébreux mystérieux, solitaire et stylé.

Concernant la Marine, beaucoup de personnages sont présents, mais la majorité relève du caméo. Oui, on se retrouve à souffler le nom de certains personnages (Momonga, le Vice-Amiral par défaut, ou Fujitora me viennent en tête). Mais le soldat le plus présent est Smoker. Il joue son rôle d'inspecteur qui se méfie des héros avant de se rendre compte qu'il y a quelque chose de beaucoup plus grave qui se trame et qui le pousse à s'allier aux héros. Il aura quelques moments avec Sabo qui me feront penser à ceux avec Ace.

C'est quand j'ai vu Mihawk (presque à la Piccolo) que je me suis dit, ce film est du pur fan service. Le mec ne s'intéresse à quasiment rien, et comme par hasard, il arrive sur le champ de bataille. Puis se barre après son moment d'éclat (même si j'ai crié comme tout le monde dans la salle). Ensuite Baggy. Baggy aux Mille pièces. Toujours dans la fronde ce Baggy, et aussi génial ! Enfin sur les Corsaires, on retrouve Hancock. Quand le personnage a été introduit j'ai eu un mini-crush sur elle, et elle fit le premier personnage dont j'ai voulu une statuette. Maintenant, après avoir vu ce film, je re-veux encore plus cette figurine d'Hancock! Elle est juste énorme! Dans tous ses aspects, son délire mégalo parce qu'elle est la plus belle, son amour infantile pour Luffy et surtout cette force! J'ai crié tout seul dans le cinéma, mais il fallait que ça sorte!

De façon plus générale, j'étais assez surpris qu'il y ait des femmes qui participent à l'assaut physique (à savoir Hancock et Bonney), puisqu'en générale, dans les œuvres de ce type, les femmes sont souvent en retrait de la baston, réduites à des rôles de soutien (même si c'est très important le soutien) ou si elles combattent, elles se font vite dégommées pour être sauvées par le héros. Mais ici, elles distribuent des baffes, et se mangent les leurs. 

Sabo est également de la partie. Depuis qu'il a consommé le pyro-fruit, je trouve qu'il ressemble de plus en plus à un ersatz d'Ace, dans le rôle du grand frère cool plutôt balèze qui fait son truc de son côté. Même s'il est bien plus présent que ce dernier, peut-être parce que désormais les Révolutionnaires sont plus impliqués dans la trame narrative que les pirates de Barbe Blanche. Lucci est également de la partie, mais il est beaucoup moins présent que la communication peut le laisser suggérer. J'ai jamais vraiment compris pourquoi Lucci a rejoint le CP-0. A la fin de leur mini-aventure, les agents du CP-9 semblaient avoir laisser derrière eux le Gouvernement Mondial, mais en rejoignant Aegis, Lucci est devenu le fusil des Dragons célestes, et je doute que ce soit tellement mieux. Dans le même ordre, on retrouve Crocodile qui s'était fait discret depuis Marineford (en dehors d'un petit coucou après Tougato). Je suis fasciné par le fait que Crocodile parvienne à rester un personnage crédible alors qu'il a été vaincu depuis longtemps dans l'histoire (et en général dans ce type d'oeuvre, ça signifie perdre en dangerosité). Mais non, le bougre est toujours dans le coup. Il semble travailler avec une faction que l'on ignore pour le moment (je pense à la pègre), et se posait en contraste avec Rob Lucci. 

Enfin, on va s'attarder sur les deux méchants, Douglas Bullet et Buena Festa. J'ai le sentiment qu'il s'agit d'un seul méchant qui a été divisé en deux. Bullet ayant l'aspect confrontation du personnage, et Festa son aspect "grandiloquent"?

J'ai trouvé Bullet très plat. C'est un méchant qui n'est caractérisé que par sa puissance. On nous le présente comme étant au niveau de Rayleigh et étant considéré comme tout près de Gold Roger en terme de puissance, jusqu'à ce qu'il gagne son surnom d'Héritier du Démon. Mais finalement, il n'arrive même pas à se rapprocher du Seigneur des Pirates. Cependant, je trouve qu'il m'a fait penser à Crocodile ou même Moria, qui ont abandonné leurs rêves d'aventure pour ne s'attacher qu'à accumuler le plus de puissance possible, Crocodile en trouvant le Pluton, et Moria en amassant des zombies. Le film essaie de nous faire comprendre que Bullet a eu une histoire triste. Mais le problème, c'est tout est résolu par la force. Quant à Buena Festa, on sait très peu de choses sur lui, si ce n'est qu'il en veut à Roger d'avoir lancé l'Age d'Or de la Piraterie, et qu'il veut lancer la plus grande fête du monde qui l'embrassera. Des méchants peu intéressants au final. 

Quelque chose m'a cependant marqué après mon visionnage. Dans les films, les méchants ont souvent un groupe de subordonnés qui affrontent les autres héros, mais pas ici. Peut-être pour donner plus de place au combat contre Bullet, et renforcer son aspect, "je n'ai besoin de personne".

J'ai tâché de me cantonner au plus près du film, et pas trop aller dans l'actualité du manga (même si je trouve que ce s'y passe actuellement est génial). A vrai dire, je n'envisageait pas d'écrire d'article au départ, mais face au silence relatif sur ce film, je voulais faire un peu de clout pour le faire mousser.

En effet, One Piece : Stampede s'est imposé avec fracas comme ma meilleure expérience cinématographique de l'année. J'ai ressenti beaucoup plus d'émotions fortes (et constantes) que durant mes autres visionnages. Même si en définitive, ce n'est qu'un film anniversaire et ne vole pas haut niveau scénario. Il aura aussi raviver mon amour pour One Piece (même s'il n'avait jamais vraiment baissé, mais j'étais rentré dans une forme de routine). Retrouver cette excitation de l'aventure et du fight est toujours géniale.

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