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24 septembre 2022 6 24 /09 /septembre /2022 07:10

Je me rends compte que ça fait un moment que je n'avais pas écrit d'article sur ma "pratique sportive". Le dernier remonte à ma pratique de la calisthénie au cours de l'été dernier.

Beaucoup s'est passé depuis. Déjà, le mauvais temps approchant me donnait de moins en moins envie d'aller m'entraîner dans le parc à proximité de chez moi. Ensuite, j'ai eu un crush dans le groupe de sport dont j'ai fait partie. Voulant prendre de la distance, je me suis finalement inscris en salle.

J'étais récalcitrant vis à vis des salles commerciales : je sais que celles-ci fonctionnent avec des inscrits qui ne se présentent pas, et j'avais peur de tomber sur des salles équipées exclusivement de machines et de poids légers. J'ai hésité à aller dans une petite salle de quartier comme celle où j'ai pu commencé, avant de me décider à plutôt m'inscrire dans l'une des plus grandes chaînes en France.

J'ai remarqué que mes performances ont explosé quand je me suis inscris. Je ne sais pas pourquoi. Est-ce parce que j'ai eu de la mémoire musculaire? L'ambiance de la salle? L'expérience que j'ai pu avoir? Un mélange de tout ça?

Entretemps au cours de l'hiver, j'ai été rejoint par mon crush dans ma salle. Je pensais qu'on pourrait se rapprocher. Quel idiot. C'est une expérience étrange de s'entraîner avec quelqu'un d'autre. L'entrainement est plus long, c'est sur. Mais c'est aussi et surtout plus fun. Même si rien se passe, je trouve qu'on se marre bien.

On s'entraînait en full body au tout départ. Mais c'était particulièrement long. J'ai alors regardé une vidéo d'Eric Flag où il parlait de sa prise en masse en Push Pull. Je trouvais ça intéressant pour scinder nos séances. Mais je remarquais aussi que ma partenaire d'entrainement n'avait pas assez de volumes au niveau de ses jambes. Tout ça c'était des entrainement d'hommes centrés sur le haut du corps. J'ai alors décidé de recomposer l'entraînement en upper lower 4X par semaine comme j'avais imaginé il y a quelques années sans vraiment le mettre en application.

Entretemps, elle m'avait parlé de son souhait de faire une compétition de culturisme. J'étais un peu surpris. Je ne m'attendais pas à ce que quelqu'un me parle un jour d'un souhait de faire une compétition de ce genre. A titre personnel, voir une compétition est une idée qui me plait, mais j'ai toujours hésité à aller dans cette voie. Je trouve ça trop contraignant, se mettre sa santé à mal pour une coupe. Très peu pour moi. Mais j'ai eu envie de l'accompagner dans cet objectif.

En effet, je m'entrainais sans réel objectif. Je faisais un peu de tout : un peu de calisthénie, un peu de force, un peu de cross-training. Je progressais, mais je n'avais pas vraiment de sens. Toutes ces pratiques sont distinctes et tôt ou tard font appel à de la spécialisation. Je me dis alors autant faire "all in" sur le culturisme.

Depuis longtemps aussi, je réfléchissais à un programme type "brosplit" popularisé par les culturistes depuis presque 20 ans. L'idée me sera venue en regardant une vidéo d'AthleanX. Pas de séance bras dédiée, mais deux séances jambes. Je trouvais que c'était une combinaison intéressante. Ça reprenait des idées que j'ai pu développer au fil des années.

Si ma partenaire voulait faire une compétition, de toute façon faudrait y passer pour qu'elle puisse prendre suffisamment de volume. Je lui ai proposé ce programme que nous avons réalisé au cours de cet été. Je trouve que c'est plus simple d'aller dans cette direction en été. Moins de monde dans les salles et moins de pression au travail. 

BLEUE : Une des séances que j'ai longtemps dosé, la séance "arrière du corps", dos et triceps. Cette fois ci elle est plus orientée dorsaux.

  • Rowing barre en supination : Le rowing et moi, c'est une histoire compliquée. J'ai eu des difficultés avec le rowing à la barre classique. Dans un premier temps, en faisant le rowing en supination, j'avais peur qu'il m'arrive le même sort de Dorian Yates avec une déchirure du biceps. J'utilisais une barre EZ pour le faire... C'est clair que je n'aurais pas eu de vrais résultats de cette façon! Ensuite, le soulevé de terre a longtemps été mon principal exercice pour la masse dans le dos. C'était difficile d'enchaîner ensuite avec du rowing barre qui appuie aussi sur le bas du dos avant que les dorsaux ne se fatiguent vraiment. Déplacer le soulevé de terre est une de mes meilleures idées, en musculation. Ca m'a permis de rajouter du rowing en supination dans mes séances dos. Pourquoi en supination? Pour vraiment appuyer sur les dorsaux. Si les trapèzes supérieurs et les biceps interviennent également, tant mieux. .
  • Tractions : J'arrive à faire des tractions. Après un long apprentissage. Pendant quelques semaines, je les ai faites aux anneaux, je pense que ça a pas mal aidé. Maintenant, je me suis acheté une ceinture de lest, et je les charge. Ce n'est pas si lourd, mais c'est l'intention qui compte. Ainsi, le but sur les tractions c'est de faire lourd pour gagner en force. Même si j'aime bien sur ma dernière série, faire sauter la ceinture pour faire quelques répétitions en plus. Ça rajoute un peu de volume et ça me donne l'impression d'être dans Dragon Ball, quand les personnages portaient encore des vêtements alourdis et lorsqu'ils les enlevaient ils devenaient beaucoup plus forts et rapides. En plus, ça fait une dernière série en dégressive. Autrement, les tractions sont un excellent exercice, déjà pour le dos, mais aussi pour le haut du corps, avec les avant-bras, les biceps, les épaules, les trapèzes et le caisson abdominal. Bien sur, tout ce n'est mobilisés aux maximum, mais c'est un exercice qui est bon pour la coordination globale.
  • Tirage poitrine prise neutre : Le tirage à la poulie haute est l'exercice que l'on donne à faire à ceux qui ne sont pas en mesure de faire des tractions. On me l'a conseillé quand j'ai commencé la musculation, mais je l'avais laissé de côté progressivement pour commencer l'apprentissage des tractions. Je n'ai plus fais de tirage poulie haute depuis plusieurs années. Mais il fallait faire du volume pour le dos. J'hésitais entre cet exercice et le pull-over. Je me dis que ce dernier pourra vraiment être intéressant plus tard quand nous serons plus avancés et devrons chercher la précision. Ici, la prise neutre permet de cibler d'avantage les dorsaux.
  • Développé couché prise serrée : Je connaissais cet exercice depuis longtemps déjà, mais je refusais de l'intégrer dans mes entrainements parce que je trouvais que ça faisait trop d'exercices de type "développé". Puis un jour, j'ai eu à le tester parce que je ne pouvais pas faire autrement. Et ça a été une révélation! J'ai eu une énorme congestion au niveau des triceps. J'ai eu de petites douleurs au coude (un début de tennis elbow?) et faire cet exercice en amplitude complète me soulageait un peu. Mais ce qui était embêtant, c'est que les bancs de développé couché sont souvent occupés, il est nécessaire de passer aux haltères.
  • Extensions au triceps couché : Petite modification, un exercice d'isolation plutôt avant un exercice de base. L'idée ici est de plus cibler la portion longue du triceps. J'ai eu à baisser les poids pour pouvoir me concentrer sur une meilleure technique et vraiment descendre les bras pour aller plus vers cette longue portion. Ça plus le début de douleur au coude, mais c'est passé très vite.
  • Dips : Je sais que ce n'est pas le plus optimal pour l'entraînement des triceps, mais je trouve que c'est un exercice sous-côté. Il m'avait déjà aidé à progresser sur les pectoraux. Ensuite, c'est un peu comme les tractions, un exercice qui tape un peu partout sur le haut du corps (pectoraux, triceps, épaules et le caisson abdominal), et j'ai pu beaucoup progressé en utilisant des anneaux de gymnastique (c'est un outil vraiment bien) maintenant je me lest également. C'est un exercice sur lequel on peut travailler en lourd (en mettant des poids) ou en répétitions (sans charge). Je préfère faire du lourd pour augmenter en force.

ROUGE : Cette première séance jambe est orientée "push". Au niveau des jambes, ce type de mouvement peut être associé à la flexion des genoux des squats.

Cette séance est celle qui a nécessité le plus d'ajustements pour arriver à quelque chose de stable tant sur le volume (au début il y avait beaucoup trop) que sur la pertinence des exercices.

  • Squat : J'ai longtemps tourné autour de cet exercice. J'ai fais du squat avant, mais j'ai décidé de faire du squat arrière, pur et simple. Il s'est passé quelque chose d'assez marrant avec cet exercice. Un jour, je me suis trompé sur la barre, je pensais que c'était une barre de 15kg et non de 20. Je l'ai chargée plus lourde et j'ai remarqué que je m'en sortais pas si mal que ça. J'ai compris que l'on se met des barrières mentales et que celles ci nous ralentissent. Le squat reste un exercice assez impressionnant. Il y a toujours cette peur de céder au poids de la barre. Le jugement de la fonte.
  • Soulevé de terre roumain : Je sais, je sais, je sais. Je triche un peu. Il aurait été plus intéressant de faire des extensions au banc. Cet exercice aurait mieux complété la séance fessiers de plus tard. Mais je m'étais déplacé une vertèbre sur cet exercice au début de ma pratique, et ça a laissé des traces (peut-être surtout mentales). J'ai préféré remettre ce type de soulevé de terre pour mieux me concentrer sur les ischiojambiers. Au départ, nous le pratiquions à la barre en sumo. La prise n'était pas pratique et c'était trop fatiguant. Passer aux haltères était plus intéressant.
  • Squat bulgare : Il est nécessaire d'avoir un exercice en unilatéral comme les fentes. J'ai hésité sur quel type de fentes inclure. Et finalement, je préfère continuer à faire des squats bulgares. J'ai notamment commencé à charger en prenant des haltères, ça permet de gagner en équilibre. Sur la technique, ma partenaire m'a aussi donné un conseil auquel je n'avais pas pensé : regarder un point fixe. On dandine moins comme ça. Il m'arrivait d'avancer mon torse vers l'avant. Mauvaise idée, ça tirait sur le bas de mon dos.
  • Leg extension : Je n'étais pas trop fan des leg extensions. De façon générale, je n'aime pas les machines en particulier à cause des leg extensions. Je pense qu'ils mettent les genoux dans une position dangereuse et peut les flinguer vitesse grand V. Mais ces dernières semaines, j'ai appris qu'il n'y a pas réellement de "mauvais" exercices, plus des exercices plus ou moins adaptés selon la situation et les personnes. Les leg extension permettent notamment de solliciter certains muscles des quadriceps qui ne peuvent l'être autrement. Ils permettent enfin de rajouter pas mal de volume sur les quadriceps à moindre cout. En effet, dans un premier temps, je pensais faire du squat avant ou du goblet squat, mais c'était trop lourd en terme de volume.
  • Crunch à la poulie : Les séances jambes sont aussi l'occasion de faire des exercices à destination des abdominaux. Mais comme on est en mode full hypertrophie, je voulais privilégier des exercices qui visent la croissance du grand droit. Le premier de ces exercices est le crunch à la poulie. J'étais assez surpris de voir qu'assez vite, j'ai eu à mettre assez lourd pour vraiment sentir l'exercice.
  • Pallof press : En lien avec le grand droit, il est intéressant de solliciter les obliques. Au départ, je préférais le bicycle crunch, mais ma collègue estimait que ce n'était pas un bon exercice pour les obliques. On ne peut pas faire que de "l'optimisation", il est important d'avoir du fun dans l'entraînement. On a tenté ensuite le suitcase deadlift, mais l'exercice est trop taxant. J'ai pensé au flexions latérales, mais cet exercice a la réputation d'être dangereux pour la colonne vertébrale. On a trouvé un bon compromis avec le pallof press. De l'exercice en anti-rotation.

JAUNE : Je ne pense avoir de remarques introductives spécifiques sur cette séance. C'est désormais la légendaire séance du kéké, que je pratique depuis plusieurs années maintenant. Cependant, je l'ai modifié pour qu'elle soit plus cohérente.

  • Développé couché avec barre : Je ne suis pas nécessairement fan du développé couché à la barre. C'est un exercice que je fais plus dans une "optique de force", et parce que c'est un classique dans le poussage de fonte. Pendant un temps, j'ai voulu rapprocher mon exécution proche de ceux des powerlifters. Et j'ai effectivement augmenté ma force. Mais, d'une part, je n'aimais pas le pression du pont au niveau de ma colonne vertébrale, et d'autre part, je me suis dit que je cherche plutôt à faire de l'hypertrophie. J'ai même pensé changer d'exercice, reprendre les haltères. En effet, j'ai remarqué que mes performances stagnaient pas mal sur cet exercice. Puis, je suis tombé sur une vidéo d'Emilio Abril où il parlait de sa prise de masse minimaliste. A un moment, il a eu un plateau similaire au mien, et il a simplement décidé de pousser plus lourd. Je me suis dit : "pas bête". J'ai essayé et ça s'est débloqué.
  • Développé incliné avec haltères : C'est pour moi mon principal exercice d'hypertrophie pour les pectoraux. Il y a quelques années, il y a eu une polémique sur le ohdepek et sur les exercices capables de vraiment le stimuler. J'en suis venu à me dire que si le développé incliné était dans les programmes depuis plusieurs décennies, ce n'était pas pour rien. Je trouve aussi qu'avec les haltères on peut mieux se concentrer sur les pectoraux, avoir une meilleure amplitude et limiter l'effort des épaules (même si ça me demande faire plus attention sur la technique). Il y a toujours une part de stress dans ces exercices : les bancs sont presque toujours occupés. C'est un truc de dingue!
  • Écartés à la poulie : C'est un exercice que j'ai longtemps évité. Je ne me concentrais que sur des exercices polyarticulaires estimant que les autres n'étaient qu'une perte de temps. Je préférais faire des pompes. Mais j'ai compris que les mouvements type "écartés" étaient nécessaires pour complétement travailler les pectoraux. Ne serait-ce que pour respecter le complet mouvement des pectoraux. Très vite, j'ai pu voir des changements. Notamment, j'ai pu améliorer ma contraction volontaire par rapport aux pectoraux et mieux les sentir lors des développés.
  • Curl à la barre : Pendant plusieurs semaines, les tractions en supination étaient mon principal exercice pour les biceps. J'estimais également que l'on n'a jamais trop d'exercice de dos. Mais avec le passage à cinq jours, le nombre d'exercices qui sollicitent le dos a augmenté. Et je me suis demandé s'il ne serait pas plus intéressant de choisir un autre exercice de base pour les biceps. Le curl est l'exercice le plus simple pour les biceps. Avec les haltères on peut améliorer la technique et le ressenti, mais avec la barre, on peut mettre plus lourd.
  • Curl marteau : C'est marrant les curls marteaux. On peut prendre plus lourd et agiter les bras. Ma collègue n'est pas trop fan, elle estime que cet exercice sollicite trop ses avant-bras. Peut-être que chez elle, ça active plus cette partie. Nous avons remarqué qu'elle prend plutôt bien des bras. J'essaie de la rassurer en lui expliquant que ce ne sont pas des curls inversés.
  • Drag curl à la poulie : Je n'aime pas le curl incliné. Je trouve qu'il tire trop sur mon épaule et ça me met mal à l'aise. Mais il faut faire un exercice pour la longue portion du biceps. J'ai fais du drag curl à la barre, mais je me rends compte que ce n'était pas nécessairement pertinent.

VIOLETTE : On reprend une séance que j'avais imaginé il y a quelques années maintenant et que je n'avais fait qu'une fois (ou deux). Une séance jambes, mais orientée "pull", à savoir fessiers/ischio-jambiers. Elle s'est révélée d'autant plus intéressante que je me suis entraîné avec une fille. Et, même si ce n'est pas son cas à elle, les fessiers sont le groupe de muscles privilégié par les femmes. Un peu comme les hommes avec les pectoraux.

Néanmoins, en y réfléchissant, j'ai trouvé étrange qu'il n'y a bien souvent qu'une séance jambes dans les programme. On sépare bien souvent le torse entre les pectoraux et le dos (et parfois les abdos) et les occurrences distinguant les bras entre biceps, triceps et avant-bras, existent aussi. Mais les jambes, c'est beaucoup plus rare. Chez les hommes en tout cas. Il me semble que Jeff Nippard est l'un des seuls à avoir une session "chaine postérieure".

  • Soulevé de terre sumo : Ce qu'il y a de bien avec le soulevé de terre, c'est qu'il peut aller partout. Auparavant, je le mettais dans mes séances dos, mais cette fois, j'ai préféré qu'il soit le mouvement de base de la séance. Ce choix m'a permis de dégager du volume pour le rowing dans la séance BLEUE. Toutefois, après quelques essais, j'ai préféré passer en sumo. En effet, je trouve que le classique sollicite beaucoup mon dos là où le sumo est vraiment orienté bas du corps. Il y a aussi l'accent sur les adducteurs qui est sympa. C'était une petite source de stress parce que je voulais introduire du sumo dans la programmation et je ne savais pas trop où le mettre. J'ai pensé au soulevé de terre roumain, mais vraiment trop bizarre comme sensation. Même s'il y a nécessairement un temps de réapprentissage, mais je pense que c'est pour le mieux.
  • Presse à cuisse : Je voulais un dernier exercice sollicitant aussi la flexion de genoux et j'ai pas mal hésité sur cet exercice. Entre d'une part, un exercice type fentes (marchées ou arrière) qui est plus éprouvant sur l'athlétisme de façon générale (cardio et équilibre) et la presse à cuisse où on peut bourrer comme une brute. J'ai l'impression qu'il y a deux "écoles" sur cet exercice. Aux Etats-Unis, la presse est exclusivement un exercice pour les quadriceps. En France, elle peut aussi servir pour les fessiers. Pour une fois, j'ai preuve de chauvinisme. La presse me paraissait intéressante parce qu'elle semblait la plus intéressante. Elle permet de pousser "lourd", et c'est toujours agréable. On a fait l'exercice en mettant les pieds en haut de la plate-forme, avec une plus forte flexion de hanche. On reste sur une séance "fessiers".
  • Hip thrust : Le hip thrust est un exercice qui a énormément gagné en popularité ces dernières années. Il est intéressant tant d'un point de vue puissance et hypertrophie. C'est un peu devenu l'exercice obligé pour les fitgirls sur les réseaux sociaux. Cependant, il est particulièrement compliqué à mettre en place. Il faut le support pour s'appuyer, il faut mettre la barre de façon à pouvoir se placer, il faut une protection parce que la barre chargée sans mousse elle arrache, etc. Une vraie plaie! Je me plaignais pas mal à ma partenaire du fait que la salle n'avait pas investi dans une machine à hip thrust que j'avais pu voir dans une autre salle... Qu'est-ce que je ne fus pas content quand j'ai vu qu'au début de l'été ils avaient investi dans un appareil de ce type! J'avais peur qu'il soit accaparé par toutes les filles, et finalement non. Beaucoup de filles l'évitaient soigneusement. Pourtant qu'est-ce qu'elle est pratique! Et elle fait mal cette saleté!
  • Leg curl : Les soulevés de terre ne suffisent pas pour avoir des gros ischio! Pour les compléter, il faut faire des exercices types leg curls. Il faut avoir en tête que les ischio ont aussi des biceps. Le biceps fémoral entre autre. Je pensais que le hip thrust serait suffisant, mais non. Dans un premier temps, je voulais faire du glute ham raise ou du curl nordique. Mais ces exercices sont trop exigeants, pour le moment. J'ai préféré opter pour une variante du leg curl à la machine. Plus accessible, et avec lesquels on peut faire plus de volume.
  • Reverse crunch : Apparemment, il n'est vraiment pas possible d'isoler une partie des grand droits des abdominaux. Cependant, il est possible de mettre l'accent sur une partie. Si le crunch vise la partie supérieure, les mouvements type levé de jambes visent le bas. Cependant, l'exercice de levé de jambes ont un cout d'entrée assez élevé. Finalement, nous avons fait des crunchs inversés. Au départ, je n'étais pas trop chaud. C'était un exercice que je faisais au MMA en circuit, et il me donnait des douleurs au dos. Néanmoins, cette fois, j'ai pris de comprendre le mouvement. Il faut faire attention à ne pas cambrer le dos et le maintenir plat. C'est le bassin qui roule sur lui-même.
  • Woodchop : Un autre exercice pour cibler les obliques. Je voulais qu'on utilise à 100% les outils disponibles dans une salle de musculation plutôt que de faire des exercices au poids de corps. C'est un exercice qui demande une meilleure contraction volontaire pour prendre le temps de ressentir les obliques travailler et non pas de tirer comme un bourrin avec les bras.

VERTE : C'est la séance complémentaire. Il y a quelques années, j'avais imaginé un programme avec une séance épaules/trapèze. Mais je ne l'avais jamais réalisée. Ainsi, cette séance est une est grande nouvelle.

Il y a deux choses délicates avec l'entraînement des épaules. La première est l'absence d'exercices de base assez reconnus, il y a le développé militaire et c'est à peu près tout. Il y a bien sur le rowing menton mais il est très critiqué. Je l'avais pratiqué il y a quelques années, et j'avais quelques douleurs à l'épaule. La seconde est de trouver l'équilibre entre l'avant et l'arrière de l'épaule. Le premier étant bien plus facile à charger que le second. J'ai en tête la fameuse statistique où les pratiquants de culturisme auraient l'avant de l'épaules bien plus développé que celui des non-pratiquants alors que l'arrière de l'épaule ne l'est que de façon marginale.

  • Développé militaire : Il y a quelques années, j'avais commencé à faire du développé militaire à la barre. Mais je n'étais pas assez fort ou n'avait pas la bonne technique et j'avais des douleurs au dos. J'étais passé aux haltères. Cette fois ci, avec plus d'expérience, plus fort et une meilleure technique, j'ai décidé de le faire de nouveau en tant qu'exercice "lourd" pour les épaules. C'est un exercice difficile avec lequel on progresse qu'assez peu. Je constate que ma technique et ma force se sont améliorées assez vite.
  • Développé Arnold : Beaucoup estiment qu'il n'est pas nécessaire de trop s'entraîner l'avant de l'épaule. En effet, cette partie serait trop sollicitée sur la majorité des exercices de poussées, comme le développé couché ou les dips. Mais d'autres pensent qu'il est quand même important d'entraîner l'avant de l'épaule, ne serait-ce que pour gagner de la force sur le développé militaire. L'idée est de gratter encore du volume sur l'avant de l'épaule, tout en négligeant pas la partie latérale. Le développé Arnold est intéressant de ce point de vue. Certains disent qu'il sollicite les trois parties des épaules. Je suis sceptique, mais c'est une variante plus funny du développé militaire avec des haltères. Il y a quelques années, je ne sais plus où j'avais lu qu'il avait le potentiel pour mettre l'épaule dans une position potentiellement dangereuse. En faisant mes recherches cette fois ci, je n'ai vu cette mention nulle part...
  • Élévations latérales : Il est difficile de faire un entrainement épaule sans faire d'élévations latérales. J'ai même vu un coach dire que c'était peut-être le seul exercice "obligatoire" dans le culturisme. Peu importe comment on les fait j'ai l'impression, tant qu'on les fait. Je voulais les faire à la poulie pour avoir de la tension continue, mais il était nécessaire que ma partenaire gagne en force. On les a fait aux haltères pendant quelques séances puis on est passé à la poulie. Ça permet de varier les supports d'exercice.
  • Rowing à la barre T : Dans un premier temps, il y avait 3 exercices pour l'arrière d'épaules, avec dans un premier temps le rowing haltère et le tirage poulie basse. Mais le volume était beaucoup trop important. Je sais que l'exercice de base pour l'arrière d'épaule est l'oiseau ou le reverse pec-dek, mais je voulais un exercice où l'on puisse charger, et seuls les rowing permettent cela. On le fait à la barre en T pour bien appuyer les trapèzes et ce qu'on appelle les muscles supérieurs du dos. S'il n'y a pas de barre en T disponible, on peut les faire aux haltères. Et l'arrière d'épaules dans ce cas? Il est toujours sollicités surtout avec la position des bras.
  • Face pulls : L'exercice est devenu un meme grâce à l'insistance de Jeff Cavaliere, mais il reste intéressant pour travailler l'arrière des épaules et la coiffe des rotateurs.  Mais c'est difficile de savoir comment le charger. Est-ce qu'il faut aller dans des répétitions moyennes (autour de 12) avec des poids un peu plus lourds ou est-ce qu'il faut faire séries longues (autour de 20 répétitions) avec des poids plus légers?
  • Circuit gainage : En modifiant la séance, j'ai remarqué qu'il restait un espace vide pour un dernier exercice (j'aime bien avoir 6 exercices par séances). Je ne savais pas trop quoi mettre, mais ma collègue se plaignait de ne pas faire assez d'abdos (alors que le programme comprenait déjà 4 exercices par semaine pour les abdos). J'étais conscient que le transverse n'était pas spécifiquement travaillé (en dehors du gainage nécessaire pour le squat, le soulevé de terre et le développé militaire). Il était intéressant de faire des exercices à destination de ce muscle parfois ignoré. On retrouve le gainage. Certains le critiquent, mais pour un moment il peut faire l'affaire. On le fait en circuit, en enchainant le gainage classique avec les gainages latéraux pour solliciter les obliques.

Orange : C'est une séance un peu à part puisque celle-ci n'est pas faite à la salle, mais chez moi, avec les équipements que j'ai pu acquérir. C'est une séance supplémentaire, "cachée".

La base reste celle de la séance typé "core" que j'ai depuis plusieurs années. Dans la semaine, j'entraîne les abdominaux plutôt en hypertrophie à la salle. Cette fois-ci, c'est plus du "renforcement" du caisson abdominal. Surtout que j'ai eu des douleurs au dos durant le printemps (stress, trop de pression sur les érecteurs?).

Le but est de la faire au moins 1 fois par semaine. En effet, même si c'est quelque chose d'important d'avoir un caisson fort. Cette zone est déjà sollicitée lors des séances précédentes. L'entrainement se fait en circuit, tous les exercices s'enchainent sans repos. Soit pour une vingtaine de répétition ou à l'échec. Un circuit est une série.

  • Mountain climbers : je déteste les mountain climbers. Je ne sais pas si c'est à cause d'un manque de coordination ou un manque d'endurance. Mais, j'ai compris que c'était un bon exercice. Justement parce qu'il permet d'améliorer la coordination et l'endurance. En avançant dans la progression, j'ai commencé à les faire avec les pieds dans des sangles.
  • Gainage latéral : J'ai retiré les exercices de gainage classique, sauf celui ci. Il vise d'abord les obliques, mais aussi les fessiers (notamment petit et moyen). Il faut faire un côté puis un autre.
  • Roue abdominal : Je crois l'avoir indiqué, mais je m'étais acheté une roue à abdos histoire d'intensifier mes séances d'entrainement. Plutôt que de faire du gainage qui, arrivé à un certain niveau, ne serait pas si efficace que ça.
  • Hollow body : C'est un exercice autour duquel j'ai tourné pendant plusieurs années. C'est lorsque je me suis entraîné dans le groupe que j'ai pu comprendre son intérêt.
  • Bird dog : Il permet de renforcer l'équilibre et la zone des érecteurs du rachis. Il permet d'éviter la compression que peut occasionner le superman. Cependant, cet exercice demande un maintien dans la position. On ne peut pas l'enchaîner comme un bourrin. Il est vraiment sympa pour le dos.
  • Relevé de bassin : A défaut de faire du hip thrust ces jours-ci, il est important de faire des relevé des bassins ou glute bridge. C'est important pour solliciter la chaîne postérieure, le bas du dos, les fessiers et les ischio-jambiers. J'utilise également les disques de glisse pour alterner les jambes et faire une espèce de curl avec les ischios.
  • Deadbug : Le deadbug est un exercice que j'ai rajouté dans mes séances quand j'ai vu qu'il était pratiqué par les acrobates du Cirque du Soleil. C'est un exercice qui permet de travailler la stabilité du tronc.

Quand nous avons commencé ce programme, j'avais peur que ce soit trop lourd en volume et que nous ne puissions pas le supporter. Mais finalement, de mon côté en tout cas, j'ai pu constater des progrès, même s'il y a eu des contrecoups. En effet, nous faisons nos séances tôt le matin suivies de longues journées au travail. Et avec mes légendaires problèmes de sommeil, je suis souvent fatigué.

A l'issue de cette période, j'avais pensé que nous serions retournés à 4 fois par semaine. C'est déjà pas mal. Pour autant, je pense qu'on va prolonger. En effet, j'ai remarqué qu'on a eu un coup d'apprentissage sur les premières semaines de rodage. Il a fallu un moment pour commencer à voir des progrès.

Je suis également surpris de voir qu'il y a autant de monde dans les salles durant l'été. Il y avait bien évidemment la vague des "summer body" de mai à juin. Mais même au beau milieu du mois d'aout, la salle était blindax ! Même au mois d'aout, durant des heures "creuses"!

Le hasard a fait que des collègues ont appris de nos activités. Beaucoup de réactions. Tout le monde a quelque chose à dire. Certains sont impressionnés alors que je ne pense pas que nous fassions quoique ce soit de si extraordinaire que ça, mais d'autres trouvent toutes sortes d'excuses (réelles ou supposées) pour se justifier de ce qu'ils ne feraient pas. Au final, ce type de réaction en dit plus des autres que sur soi-même. A titre personnel, si j'ai commencé à m'entraîner c'est certes pour être digne d'une fitgirl, mais j'ai appris à le faire pour moi. Ce que les autres font ou ne font pas, et pourquoi n'est pas vraiment mon affaire.

Au final, même si encore une fois, il ne s'est rien passé avec cette fille, je dois avouer que je suis content d'avoir commencé à m'entraîner avec ma partenaire. C'est sur, les entraînements sont plus longs (en moyenne 20 minutes de plus), mais ça m'a permis de m'ouvrir à d'autres facettes de l'entrainement et à aller chercher plus loin. Et ça casse aussi la solitude des séances.

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9 avril 2022 6 09 /04 /avril /2022 15:25

J'ai pensé à acheter les remake de Diamant et Perle quand j'ai appris que leur Ligue était peut-être l'une des plus difficiles, avec Cynthia qui aurait une équipe "parfaite".

Mais je me suis ravisé quand j'ai compris que ce n'était qu'un pic de difficulté à l'issue d'un jeu particulièrement simple.

Cependant, j'ai été enthousiaste pour la sortie de Légende Arceus dès l'annonce. J'en parlais avec un ami en lui disant que Gamefreak devrait porter ses couilles et assumer les 1000 Pokémon et sortir un open world comme on est en doit de l'attendre.

Pokémon est la franchise multimédia la plus lucrative au monde. Avec plus 100 milliards de chiffre d'affaire. Si Zelda, The Elders Scrolls et The Witcher parviennent à sortir des aventures ouvertes pourquoi pas eux?

Je n'ai pas eu exactement mon souhait, mais la proposition d'une aventure plus forte narrativement et plus ambitieuse était quelque chose que j'estimais importante de soutenir.

Sans plus de précision, vous êtes invoqué par le Pokémon Alpha, Arceus pour enquêter sur une série d'évènements qui marquent le passé de Sinnoh ou Husui comme elle a été appelée par le passé.

Votre compétence avec les Pokémon devrait vous permettre de mener à bien votre tâche, et pour ce faire vous devrez aider à la réalisation du premier Pokédex de la région.

En arrivant, vous êtes accueilli par le Professeur Lavande et son assistant qui vous expliquent les grandes lignes. Vous faites partie du Groupe Galaxie, une expédition venue coloniser Huisi. Cependant, le Groupe doit faire face à différents problèmes :

  • Les habitants autochtone, les Clans Diamant et Perle sont en tension entre eux et le Groupe. Un conflit peut exploser à n'importe quel moment.
  • Les Pokémon sont des créatures dangereuses qui rendent difficile l'exploration et peu de membres expéditionnaires peuvent leur faire face sans revenir blessés.
  • Enfin, conjointement à votre arrivée, une ouverture est apparu dans les cieux au dessus du Mont Couronnée, la montagne qui surplombe la région. Avec elle, des failles sont apparues, faisaient apparaitre des Pokémon et des objet venant d'ailleurs. Le Professeur les a appelés des "failles spatio-temporelles".

Bref, l'ambiance s'annonce pas simple alors que vous intégrer le Corps des Chercheurs pour compléter le Pokédex et faire la lumière sur cette "faille spatio-temporelle".

Jouabilité : Quand le jeu a été annoncé, je faisais partie de ceux qui pensaient qu'il serait en open world. Il n'en est rien. Il est un peu sur le modèle de SMT V. Il y a cinq grandes régions, plutôt diversifiées (même si la montagne est un motif récurrent) et une ville centrale. Cependant, et c'est un point noir, on ne peut pas se déplacer de région en région automatiquement. Il est nécessaire de passer par la ville. D'un point de vue de la diégèse, c'est parce que nous sommes escortés jusqu'à la ville. Mais ça n'a pas de sens pratique. Surtout au fur et à mesure où nous grimpons les échelons dans le groupe.

Une grande partie du jeu est l'exploration. On circule dans les régions à la recherche de Pokémon à étudier et de ressources. Un peu comme dans Breath of the Wild, le joueur doit fabriquer ses consommables tout seul. On cherche des noigrumes et du minerai pour faire des Pokéball artisanales, des herbes pour faire des remèdes et de la nourriture pour des appâts. Les boutiques ne disposent que de peu de choix et sont chères. En tout cas au début. Les ressources ne sont pas si rares que ça heureusement, et très vite on peut être blindé de matériaux. Cependant, on retrouve quelque chose qui avait presque disparu depuis les versions Rouge/Bleu/Jaune : l'inventaire est très limité. Très vite ce constat a été mitigé dans la série. Je n'ai plus de souvenir d'inventaire plein après la Génération I. Mais c'est de retour. Des coffres pour stocker les items superflus sont présents dans les points de repos, mais parfois on peut se retrouver très loin de ceux-ci et le seul moyen de gagner de l'espace dans l'inventaire devient progressivement plus cher (de ce que j'ai compris jusqu'à 1 million de Pokédollars). De fait, on est amené à faire de choix sur ce que l'on amène ou non, sur ce que l'on converse ou non.

La progression dans le jeu se fait principalement, non pas en avançant dans la narration, mais en complétant le Pokédex. Avoir atteint certains paliers permet de débloquer l'accès aux régions suivantes. Pour une fois, le Pokédex est un enjeu de premier plan, ce qu'il n'a jamais vraiment été. De mémoire, le seul moment où le Pokédex pouvait être nécessaire, c'était pour obtenir certaines CS, dont Flash. Et jouer sans ces CS avait beau être très handicapant, ce n'était pas obligatoire. Ici, il est nécessaire de préter attention à l'encyclopédie. Pour le compléter, différentes tâches plus ou moins compliquées permettent d'acquérir des niveaux. Cela peut être voir le Pokémon utiliser une compétence, le rencontrer à certains moment, ou le faire évoluer. La plus simple est cependant de capturer plusieurs individus de la même espèce. La capture de Pokémon est aussi le moyen principal de gagner de l'argent.

Les combats restent une autre grande fonctionnalité. La plupart des combats sont contre des Pokémon sauvages. Les Pokémon vaquent à leurs occupations et vous pouvez tomber sur eux. Ils ont chacun leur manière de réagir, certains seront passifs, d'autre agressifs et un dernier groupe fuyard. Il y a aussi certains qui auront des réactions plutôt intéressantes, comme de la curiosité.

Il y a relativement peu de dresseurs dans le jeu. Cette dénomination n'existe pas d'ailleurs. La plupart des porteurs de Pokémon n'ont qu'un voire trois Pokémon grand max. Ceux qui en ont plus, sont une petite élite. Vous n'avez qu'un seul autre porteur qui utilise également 6 Pokémon et c'est celui qui est derrière tout ce bordel. Ca me faisait bizarre d'avoir 6 Pokémon, moi qui en ai toujours 5. J'avais l'impression d'en oublier certains par moment.

Une des "nouveautés" est que les Pokémon peuvent attaquer le joueur. Ce qui n'était pas arrivé depuis la duologie Colosseum sur Game Cube. Les Pokémon agressifs lanceront leurs attaques pour vous atteindre et peuvent vous blesser. Si vous prenez trop de dégâts, vous êtes hors jeu. Vous pouvez prendre à certaines phases de combat, mais dans les combats de Pokémon "classiques", vous ne pouvez pas prendre de dégâts. Le joueur trébuche au pire.

Les combats sont aussi bien plus dynamiques qu'auparavant. Ils restent en tour par tour, mais il est possible de manipuler les rangs d'intervention, soit en choisissant certaines compétences ou un style. Le jeu comporte deux styles, le style rapide qui frappe moins fort, mais peut permettre d'agir deux fois et le style puissant qui fait plus de dégâts, mais consomme aussi plus de PP et fait reculer dans l'ordre d'action.

Les altérations de statuts ont été modifiées, sans doute pour permettre un certain dynamisme. Déjà, toutes prennent fin après le combat. Mais surtout le sommeil et le gel ont été remplacé par la somnolence et la gelure. La première empêche le Pokémon d'attaquer de temps en temps, et la seconde agit comme le reflet spécial de la brûlure. Le Pokémon perd des PV et son attaque spéciale diminue aussi.

Lors de l'exploration, il est possible qu'une faille spatio-temporelle s'ouvre. Avec des objets et des Pokémon rares et surtout de la baston à gogo. Les combats sont omniprésents dans ces zones. Je les ai d'ailleurs longtemps évités tant ils étaient épuisants. Mais ils restent le seul moyen d'obtenir certains Pokémon.

Le jeu réintroduit des Pokémon plus forts que les autres un peu dans la lignée des Pokémon totem de la 7ème génération. Il s'agit dans un premier temps des Pokémon monarques, qui constituent ce qui se rapproche le plus de "boss" dans la narration. Ils sont plus grands, plus forts et ont une aura dorée. L'affrontement contre eux se divise en deux phase, la première où le joueur doit calmer ou distraire le monarque et la seconde qui est un combat pokémon plus classique. La partie la plus difficile est la première où le Pokémon vous attaque effectivement et vous devez soit esquiver les attaques ou vous mettre à l'abri, ou le mattraquer pour qu'il se calme. A côté des Pokémon monarques qui marquent des grandes étapes dans la narration se trouvent les Pokémon barons. Ils sont aussi plus gros, plus forts mais ont une aura rouge. Ils sont aussi un peu partout ce qui peut être embêtant parce qu'ils même s'ils sont territoriaux, ils peuvent être agressifs. Les Pokémon barons ont la fâcheuse tendance d'une part, d'avoir des niveaux bien supérieurs à ceux des autres Pokémon aux alentours et d'autre part avoir une intelligence artificielle qui les pousse à sélectionner l'attaque la plus efficace pour une situation. Je me souviens du Galopa niveau 40 qui m'a arrosé de Déflagration alors que les Ponyta aux alentour étaient niveau 6 grand maximum. Les Pokémon barons restent toujours des Pokémon avec qui il faut traiter avec attention, même quand vous êtes bien plus forts qu'eux. Leurs stats renforcées leur permettant d'avoir des surprises dans la manche. Je ne suis pas fan des noms français qui laissent entendre une proximité entre les deux types qui ne sont pas du tout liés. En anglais, les Pokémon barons sont désignés alpha. Dans une logique de groupe animal, où le plus fort et dominant est désigné vulgairement comme "alpha" (je crois que c'est plus compliqué que ça en biologie), je trouve que ça plus logique.

J'ai trouvé les combats plus durs dans cet opus. Surtout qu'il peut arriver que le joueur soit pris contre deux, trois voire quatre adversaires. La situation peut très vite dégénérer. Alors que certaines attaques comme Séismes ou Surf sont aux abonnés absents.

Scenario : Dans un premier temps, je pensais que le scénario était une excuse, mais j'ai affiné ma réflexion. En jouant j'ai progressivement compris que l'on est vraiment dans une époque où les Humains et les Pokémon ne se connaissent pas. Ce que l'on voit dans les jeux précédents est une utopie, et les Pokémon sont des créatures dangereuses beaucoup plus proches des animaux qu'ils auraient du être initialement.

J'ai compris aussi que la technologie de cet univers a évolué autour des Pokémon, les insérant progressivement dans son fonctionnement et rendant inutile ou obsolète d'autres éléments. On voit ainsi la ville se construire et s'enrichir au fur et à mesure où les Humains s'associent avec les Pokémon. La peur s'amoindrit au fur et à mesure, mais restera présente jusqu'au bout. Le temps où Humain et Pokémon vivent en harmonie viendra, mais ce ne sera pas au cours de ce jeu.

Je ne vais pas faire de comparaison avec la colonisation d'Hokkaido par le Japon. Je pense que certains l'ont fait bien mieux que je ne pourrais le faire. Cependant, je trouvais bizarre la manière que peuvent avoir certains personnages pour parler. Ils parlaient comme des campagnards

Quand j'ai commencé à jouer, je pensais qu'il n'y avait pas de vrai antagoniste. Puis sont arrivées les Détroussœurs, des femmes qui ont été exclues des groupes principaux et sont devenues des bandits. Malheureusement, pas grand chose en ressort, si ce n'est qu'elles deviennent des dresseurs à affronter...

De façon plus globale et en lien ce que j'expliquais plus haut, les Humains sont plus tendus que dans les jeux qui viendront ensuite. Ils n'hésiteront pas à guider le protagoniste à une mort certaine, ce qui sera rarissime par la suite.

Quand il a été annoncé que le Directeur Cormier était l'ancêtre du professeur Sorbier. Beaucoup ont cherché à voir des liens entre les personnages du jeu et ceux de Diamant et Perle. Selene et Helio sont un cas les plus évidents. Mais au bout d'un moment, je trouvais ça un peu lourdingue et paresseux. Est-ce que quelqu'un peu avoir des gènes aussi forts?

De plus, le jeu est plutôt "sombre" par rapport aux autres jeux principaux. La violence contre des Humains est explicitement évoquée, et vous pouvez vous retrouver livrer à vous-même à certains moments clés. Ces moments pouvant signer une mort certaine pour quelqu'un qui n'est pas le protagoniste. La possibilité de conflit et de guerre est une ombre qui plane sur la région, quoique subtilement.

Le jeu évoque aussi le fait de capturer des Pokémon "légendaire", quasi divins, mais capables d'être soumis par un enfant. Déjà, il nous est expliqué que les Pokéballs "cassent" les pouvoirs des Pokémon légendaires pour les rendre "normaux". Dans le cas d'Arceus, le Créateur, on comprend que jusqu'à présent, nous n'avions affaire qu'à un avatar qui ne dispose que d'une partie de l'entité. Entité qui décide finalement de se balader avec nous. On comprend aussi qu'à la mort du dresseur, les Pokémon retournent dans la nature. Je trouve dommage qu'Arceus soit finalement assez peu présent. Il intervient au tout début et à la toute fin et c'est tout. Il est référencé tout au long du jeu et la force antagoniste vient l'atteindre, mais lui reste loin. Peut-être est-ce le propre des dieux créateurs?

Ambiance : La région d'Hisui est très belle. Il y a ce côté estampe que l'on avait déjà dans Breath of the Wild qui est toujours agréable. Comme si on regarde une grande peinture.

Comme indiqué plus haut, les régions sont immenses et on peut avoir le sentiment d'être potentiellement dans une autre très vite. A titre d'exemple, la première, les Plaines d'Obsidiennes ont à l'ouest une vaste plaine et plus vers le sud ouest une grande forêt. Le Contrefort couronné comprend des ruines, des montagnes enneigées, des reliefs escarpées.

Les animations en combats sont également bien plus vivantes. Les Pokémon rugissent, bougent. Il y a moins d'attaques, mais elles impactent plus. Ultralaser est effrayant que ce soit un Leviathor ou un Octillery qui le crache, Lance-flamme ressemble à un jet de flammes. Les personnages sont aussi beaucoup plus expressifs.

Cependant, ça ne cache pas certaines limitations techniques qui se voient quand on voyage et où les objets à distance apparaissent au fur et à mesure. Où l'animation qui chute quand un Pokémon est au loin.

Concernant les musiques, je ne sais pas vraiment si elles m'auront marquée. Certaines musiques de région sont plutôt sympas. Sur le musiques de combats, ce sont bien souvent des remakes des jeux Diamant et Perle. Je retiens ainsi de nouveau, la musique contre les dresseurs, j'ai également une faiblesse pour les musiques contre les Pokémon gendaires.

Durée de vie : Le jeu est plutôt riche dans ce qu'il propose. La trame narrative principale est plutôt longue et sa difficulté peut surprendre. Il y a également du contenu post scénario qui est vraiment intéressant.

Le jeu comporte aussi de nombreuses quêtes secondaires. Dont une sur Spiritomb que j'ai essayé de fuir comme la peste. 

Un autre point d'intérêt du jeu est qu'il est nécessaire de compléter le Pokédex, que ce soit pour avancer dans la trame narrative ou même pour arriver au vrai boss final.

Pendant que je travaillais sur l'article, la 9ème génération a été annoncé avec Pokémon Ecarlate et Violet. Cette fois ci le jeu sera complètement ouvert. J'ai hâte d'en savoir plus. En tout cas, Chochodile est devenu mon petit chouchou, comme Kaïminus il y a maintenant plus de 20 ans (bon sang!).

Sur Legendes Arceus, c'était une bonne aventure riche et plaisante. Mais j'avais le sentiment que la technologie était encore en phase de test, une transition vers autre chose. La narration, bien que plus ambitieuse, pêche par moment. Mais peut-être que j'en attends trop d'une franchise à destination des enfants.

Quand j'y repense, je me dis qu'il y a des années de ça, la Quatrième génération avait été le début d'un désintérêt pour Pokémon, qui ne sera conquis qu'avec la Sixième (qui reste la moins lotie d'ailleurs). Aujourd'hui, c'est elle qui redonne ses lettres de noblesse à la franchise.

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23 décembre 2021 4 23 /12 /décembre /2021 15:30

J'ai pensé à me prendre le remaster de Shin Megami Tensei : Nocturne. Mais finalement je me suis ravisé car les musiques n'avaient pas été décompressés. Toutefois, je trouvais bizarre que l'on ressorte un remake de Nocturne peu avant le V...

Cependant, dès que Shin Megami Tensei V a été annoncé, j'étais sur la brèche. J'ai suivi la progression sur le jeu de façon quasi-religieuse. Ainsi que sa communication. En dehors de Persona, la franchise Megami Tensei est une franchise de niche, j'étais présent sur les réseaux sociaux pour soutenir la communication et l'appuyer. J'ai même gagné un badge de super fan sur Facebook! Moi qui ne commente jamais rien et suis super distant!

J'ai également regardé chacune des présentations de démons que ce soit en japonais original ou en anglais sous-titré. J'ai d'ailleurs trouvé dommage que ces vidéos n'aient pas bénéficié de traduction officielle (même par sous-titrage), cela aurait pu renforcer la présence en Occident.

Vous incarnez un jeune lycéen à Tokyo. Vous entendez parler de ces rumeurs d'attaques mystérieuses et sauvages, mais votre vie continue. Jusqu'à ce qu'un soir vous deviez prendre un détour en rentrant chez vous.

Le détour vous entraîne dans un monde désertique et ravagé. Certains éléments vous semblent familier, mais pas le temps de faire du tourisme : vous êtes attaqués par des démons. Votre destin semble scellé quand une entité inconnue vous propose son aide. Bon gré mal gré vous l'accepter et fusionner avec ce "proto-maudit", Aogami pour devenir un Nahobino, un être aux capacités exceptionnelles.

Par la suite vous découvrez que le monde où vous êtes actuellement est Tokyo, ou une version de celle-ci, qui a connu l'Armageddon, la bataille finale entre les forces de l'Ordre et de celles du Chaos. Bataille après laquelle et le Dieu créateur de l'Ordre et Lucifer, le Seigneur du Chaos, ont disparu.

Quel est ce Tokyo ravagé par la guerre? Qui est ce Aogami et qu'est-ce que le Nahobino? Qu'est-ce qui est arrivé au Dieu créateur?

Jouabilité : Je me souviens que Nocturne était parfois tordu dans son level design et qu'il y avait beaucoup d'impasses. Ici, le joueur est invité à explorer Da'at autant qu'il le peut et qu'il le veut. C'est même encouragé parce que c'est le meilleur moyen d'obtenir des bonus tant en termes de macca, la monnaie du jeu, les points de Gloire, que l'on échange contre des Miracles.

Les Miracles remplacent les App Points de SMTIV et permettent d'obtenir différents bonus passifs (compétences supplémentaires, stock plus grand, récupération de HP et MP, réductions de couts) mais aussi plus actifs comme des actions supplémentaires en combat.

Cependant, le jeu tranche avec IV pour renouer avec Nocturne dans la personnalisation du personnage. Le Nahobino ne porte ni armure ni arme, comme Flynn ou Nanashi. Mais il utilise des pouvoirs acquis, comme le Mi-Démon, et ce au travers de la fusion d'Essence. Les démons possèdent des Essences qui regroupe leurs caractéristiques ainsi que leurs compétences. Fusionner avec une essence permet d'acquérir les résistances d'un démon ce qui est utile pour passer certains points du jeu mais aussi acquérir de nouvelles compétences. Les démons que l'on recrute peuvent aussi bénéficier de la fusion d'essence, mais uniquement pour les compétences, qui peuvent actives comme passives.

En suivant quelques combats sur Youtube, j'ai compris que mon approche des combats n'était pas la plus efficiente. Les joueurs utilisaient souvent des démons spécialisés dans des domaines précis et avec des résistances déterminées. Alors que moi j'opte (trop?) souvent pour des généralistes capables de faire de tout, mais finalement ne sont pas capables d'éponger les attaques d'un boss ou de distribuer des buffs à grande échelle. Alors que le jeu, par le système d'affinité, encourage la spécialisation. Cela rend nécessaire un certain turnover dans l'équipe, mais aussi l'obligation d'avoir quelqu'un pour jouer un rôle précis.

Les combats reprennent le système de "press turn" ou d’icône de tour présents depuis Nocturne. A savoir que les combats se déroulent par tour par tour avec un nombre déterminé d'actions par phase. Frapper un ennemi sur ses faiblesses ou faire un coup critique permet de réaliser des actions supplémentaires, mais frapper sur une résistance ou rater son attaque fait perdre des actions voire peut faire passer le tour. La gestion de ces icônes fait le nerf d'un combat. Savoir optimiser les siens et saper ceux des ennemis peut faire ou défaire un combat.

En revanche, au moins dans le premier acte, la nécessité de gérer les buffs et debuffs c'est moins fait sentir que précédemment. Surtout que ceux-ci ont changé dans leur fonctionnement. Au moins jusqu'à la seconde moitié du jeu, ceux-ci sont individuels et limités alors qu'auparavant il englobait tout un camp et jusqu'à ce qu'ils soient annulés. C'est assez frustrant. Mais heureusement, ça n'affectait pas trop les combats.

Pour autant, le jeu reste dur. Mais mine de rien, perdre contre un boss est plus gérable que contre des ennemis normaux. Contre un boss, j'essaie de comprendre où j'ai échoué, je n'avais pas la bonne stratégie? Je n'étais pas assez préparé? Je n'avais pas le niveau nécessaire? Des questions où les réponses sont simples. Mais contre les démons que l'on rencontre sur la carte, les game over sont parfois arbitraires avec une attaque mal passée et une série de coup critiques qui achèvent le Nahobino. Parce que s'il meurt, c'est fini. Parfois je m'amuse de ces fins brutales en chantonnant le Game Over de Nocturne, si particulier. Mais parfois aussi, je rage quit. Mais s'il n'y a pas de sauvegarde, les check points sont assez nombreux et il est facile de revenir là où on a connu un triste destin.

Pour nous accompagner dans nos aventures, nous devons recruter des démons qui nous apporte leur force. Il faut garder en tête que la franchise Megami Tensei est celle qui a initié les jeux de collections de monstre. Pour recruter un démon, le plus rapide à mes yeux est de le recruter au cours d'un combat. Lors du processus de négociation, on doit répondre à différentes questions, réaliser des "défis" ou offrir des cadeaux. Les négociations ont une part d'aléatoire, mais elles sont bien plus cohérentes que par le passé. Il est également plus simple de les rattraper quand on commet un impaire.

J'ai suivi quelques critiques aux alentours de la sortie et un point qui revenait souvent c'était l'aspect "open world". Comme quoi SMTV c'est un open world, le Breath of the Wild de la franchise Megami Tensei. Je ne suis pas spécialement d'accord. Le jeu n'est pas exactement un dungeon crawler (il ne comprend que deux donjons classiques), mais il n'est pas spécialement ouvert. Tokyo est divisé en 4 grandes zones, mais trois d'entre elles sont de grandes aires urbaines avec des couloirs sinueux, dont il n'est pas vraiment possible de s'échapper. Au fur et à mesure où l'on évolue, on se rend compte que les zones sont connectées à l'intérieur d'entre elles, mais elles restent plutôt à sens unique. Il y a aussi une composante verticale qui demande une certaine appréhension. Heureusement, les points de sauvegarde sont nombreux et permettent des voyages rapides aisés et sans trop de contrainte.

Scénario : Le jeu comprend grossièrement trois actes. Sans trop rentrer dans le détail, chacun de ces actes permet d'exposer les thèmes que j'ai pu trouver intéressant.

  • Le premier acte montre l'incursion du surnaturel dans le monde des humains ainsi que le danger que pose les démons. L'action débute dans le lycée où les héros étudient et dans le premier tiers, je me disais que ça aurait été drôlement bien de voir qu'est-ce que ça donne quand des lycéens obtiennent en masse des pouvoirs occultes pour déchainer des créatures d'une autre dimension. Je crois que c'est le sujet de la série Devil Summoner et au moins des premiers Persona. Dans tous les cas, c'était une séquence assez stressante qui flirte avec l'horreur. Sauf que nous disposons aussi de pouvoirs surnaturels. Ce côté intimiste donne le ton sur les personnages.
  • Le deuxième acte va dans une ligne traditionnelle de la franchise, la guerre entre l'ordre et le chaos. Et mine de rien nourrit le lore déjà existant, le Dieu de l'Ordre, bruit de scratch, s'est accaparé le pouvoir/ la Connaissance des autres dieux les réduisant à l'état de démons, mais lui permettant de prendre le Trône du Créateur. Pour autant, au moment où se déroule le jeu, la Guerre Finale a eu lieu, et nous sommes face à ceux qui restent. Avec d'une part, les anges qui refusent d'admettre que leur Dieu est mort, et de l'autre les légions du chaos qui ne comprennent pas leur obstination, mais n'en ont cure. Beaucoup regrettent l'époque où ils étaient complets et n'ont qu'une envie, faire payer les dévots du Créateur.

La lutte entre l'Ordre et le Chaos se trouve aussi dans certaines quêtes annexes. Faut-il encourager les faibles à poursuivre leurs rêves même si peu ont la possibilité de réussir ou faut-il les convaincre d'accepter leur faiblesses mais en retour leur offrir protection et soutien? Faut-il que la production d'alcool soit contrôlée par une seule entité quelqu'un d'autre peut rentrer dans la danse? Doit-on vivre en harmonie les uns avec les autres ou la seule règle qui compte est celle du plus fort? Des questions plutôt simples, mais qui montrent que l'Ordre et le Chaos ne sont pas que des extrêmes.

A cette occasion, on découvre que les rôles sont un peu bousculés entre les héros de l'Ordre, du Chaos et de la Neutralité. D'habitude, le premier est un boyscout idéal, le deuxième un délinquant et le dernier un personnage entre les deux (le plus souvent l'avatar du héros). Ici non. Le héros du Chaos est le premier de la classe et qui travaillait déjà avec le gouvernement. Le héros de l'Ordre est un jeune plutôt paumé en quête de repères et d'autorité. Et le héros de la Neutralité est un vagabond avec la vengeance dans les yeux.

  • Le troisième acte est la course pour la divinité. Le jeu s'inscrit vraiment dans la lignée de Nocturne à ce moment. On retrouve l'idée de cycle, destruction et renaissance qui était abordée dans le jeu. On apprend que le Créateur n'était pas le premier à être sur le Trône.

Deux questions sont très vite induites dans le jeu, mais ne sont explicitement posées que plus tard. La première est qui occupe le Trône du Créateur, ce symbole qui assure la suprématie sur l'univers? A partir de ce moment, le jeu devient vite une course pour que chacun prenne possession de ce trône. La seconde est quelle est le rôle des humains? On apprend que les humains portent en eux la Connaissance de chacun des anciens dieux. Recouvrer la plénitude de leur pouvoir est une priorité pour les démons, ne serait-ce que pour acquérir un avantage sur leurs rivaux. Mais les humains sont des pions, ou des batteries, dans ce jeu.

Néanmoins, je peux comprendre les critiques qui ont pu être formulées à l'encontre du jeu, que le scénario n'est pas clairement pas son point fort. C'est sur qu'il tranche avec certains J-RPG plutôt grandiloquent. Mais il y a un scénario, il présent par petite touche. Il faut aller dans les recoins et parler à des PNJ planqués dans des crevasses. Je ne sais pas si sur ce point là précis, on ne peut pas faire la comparaison avec Dark Souls.

J'étais complètement hype quand l'organisation Bethel a été présentée. Elle comprend différents Chefs de Panthéon mondiaux réunis. J'avais beaucoup aimé l'Alliance Polythéiste de 4 Apocalypse parce qu'elle rajoutait une nouvelle couche au conflit, les dieux des anciennes mythologies qui veulent revenir sur le devant de la scène. D'autant plus qu'Odin était le premier démon à être mis en avant lors du premier teaser pour le jeu. Finalement, leur rôle est assez minime.

De l'ensemble du cast, seul Ichiro Dazai évolue tout au long de l'histoire. Au début du jeu, c'est un jeune plutôt tête à claque et peu sur de lui. Au contact d'Abdiel, il gagnera en confiance. A tel point qu'il deviendra un petit con arrogant propre à l'Ordre. Là encore, comme dans Nocturne, le changement est brutal et artificiel. On comprend que le personnage a une révélation, mais c'est tellement abrupt... A l'inverse, Yuzuru Atsuta, qui s'avérera être le héros du Chaos est complètement absent du jeu. Il n'est que le vecteur de la philosophie qu'il porte. D'ailleurs, au début, je croyais que le héros du Chaos était Yakumo Shohei, dans son style brutal faisant de la force son but unique. Ce n'est que par la suite que j'ai compris qu'il était le héros de la Neutralité (et pas nécessairement de la Balance, hélas) où l'Humanité ne compte que sur elle et coupe les liens avec les dieux, les anges et les démons. En tapant l'article, je réalise que les autres garçons sont déjà formés dans leur réflexion et les filles écartées pendant de grands pans de l'intrigue. J'étais ainsi désolé que, Mizayu Atsuta, qui pour moi était la Best Girl (à tel point que j'envisageais de faire d'elle, la titulaire Déesse de Tokyo) était complétement éclipsé sauf de quêtes annexes.

C'est en revanche assez frustrant d'être toujours face à des choix tranchés. Même si l'Ordre et le Chaos sont plus consensuels cette fois, on reste face à l'extremisme. Mon expérience de jeu, m'a montré que certaines créatures peuvent s'avérer être plus bénéfiques et vivre en harmonie. Ca fait trop bizarre de les appeler "démon."

Si les humains sont assez légers. J'ai compris que les démons sont autrement plus riches. Déjà dans le déroulé du scénario où certains montrent qu'ils ont des intérêts propres, veulent soutenir l'ordre établi ou regrettent l'époque où ils étaient complets. Il y a aussi au cours des négociations des moyens de voir leurs personnalités, que ce soit par des dialogue cachés (je pense aux dialogues de toute la fratrie des enfants d'Echidna ou encore Belphegor sur son trône) ou encore les quelques moments de légèreté dans une ambiance lourde.

Je me rends compte que je n'avais pas abordé Aogami dans mon ressenti des personnages. Je pensais au départ que ce serait un personnage un peu comme Dagda, distant et avec un autre plan derrière la tête. Mais il reste fidèle au protagoniste tout au long du jeu. Ce qui est dommage c'est qu'il n'a pas de vraie personnalité, il reste comme un robot. Il est explicitement dit qu'il est une création artificielle qui devrait permettre aux humains d'acquérir des pouvoirs surnaturelles, mais il n'en demeure pas moins qu'avant il était une divinité connue pour son tempérament. J'étais d'ailleurs circonspect quand j'ai réalisé qu'Amaterasu n'était pas dans le jeu. L'une des principales Kami absente alors que ses deux frères le sont. On apprend dans la diégese que son clan a péri lors de la Bataille finale. J'ai été surpris d'apprendre qu'il y a deux clans de dieu japonais (un peu comme chez les nordiques), des dieux célestes et des dieux agricoles. Seuls ces derniers survivent, cachés et indépendants au conflit en cours. Je ne comprenais pas pourquoi Susanoo ne réagissait pas plus que ça d'apprendre que les siens avaient presque péri et que son frère l'avait transformé en arme pour ses propres dessein?!

Ambiance : Au départ, je me demandais comment Tokyo a pu être dévastée comme on la retrouve dans le jeu. Comme si la ville avait l'objet de frappes nucléaires. Je trouvais que les différents types de démons sont puissants, mais pas au point de réaliser des destructions de cette ampleur. Puis, j'ai vu les capacités spéciales des boss, et j'ai compris que ces destructions sont effectivement possibles.

J'en parlais précédemment, mais les zones sont conçues de façon intéressante. Quand on arrive dans une zone, on se dit que la zone n'est pas si grande que ça. Et que les objectifs sont tout proches. Puis on avance, et on réalise que c'est immense. Quand on arrive dans une zone on est oppressé tant l'ambiance est pesante, et le danger, au moins au début, est omniprésent. Ce n'est qu'en évoluant dans la zone qu'on la découvre et qu'on découvre sa superficie et parfois les différents biomes qu'elle peut habiter. Un désert de ruine peut juxtaposer une forêt luxuriante.

Ainsi, l'architecture elle-même est "menaçante". Il y a quelque chose qui dérange dans ces grands couloirs désolés. Dans la dernière grande zone, on arrive à une ambiance surréaliste que je n'ai pas pu voir dans la dernière ligne droite de Nocturne, la Tour de Kagusutchi. J'aime bien cette aspect de plus en plus abstrait que prend la réalité au fur et à mesure que l'on s'approche du Divin. A titre d'exemple, je trouve que l'on devrait plus insister sur la partie Paradis de la Divine Comédie de Dante. Voir comment on peut décrire un monde qui n'est pas conçu pour des humains et obéit à des règles qui nous dépasse. Je trouve ça fascinant.

Je pense qu'on a dit assez de mal sur les design de Doi et comment les design si particuliers de Kaneko sont liés à la franchise. D'autant plus que certaines créatures peuvent faire penser à une tentative de reprise comme Amanozako avec Pixie, ou l'Hydre qui fait penser à Yamato no Orochi. Cependant, certains nouveaux designs sont pas mal. J'aime beaucoup celui de la déesse perse, Anahita, et comme le démon est plutôt bon je l'ai bien dosée durant le premier tiers du jeu. Même si le personnage est plutôt désagréable, j'aime bien le design d'Abdiel. Je bavais pas mal devant ses gros biceps.

Il y a le design de Dakini que j'ai découvert dans ce jeu. Je pensais que c'était un démon tout nouveau, mais c'est un ancien design de Kaneko. Voir ces abdos onduler me faisait perdre la tête. J'apprécie également la mise à jour du design de l'archange Gabriel, l'un des seuls démons de fin de jeu à avoir des affinités avec la glace. Elle m'a accompagné dans les dernières heures de jeu.

Concernant les musiques. Dans les zones d'exploration, les musiques sont pleines de tristesse. On a vraiment l'impression de traverser des zones dévastées et vides de vie humaine. C'est quelque chose qui m'a surtout marqué dans la zone de Shinagawa, qui comprend encore beaucoup d'installations humaines. Il y a ainsi l'Île de Tennozu, Konan - District 2 et le Village des Fées, seul havre de paix dans cet univers dément. Il y a aussi le thème de l'Empyréen, la dernière ligne droite vers la divinité.

Quand on se balade dans les menus, certaines musiques sont aussi entrainantes, telle que la montée de niveau ou la pleine lune dans le Monde des Ombres.

Sur mes musiques favorites, celles des combats, il y a du choix. Je me suis rendu compte que je ne suis pas trop trop fan de la musique des combats normaux. J'ai eu un énorme coup de cœur sur la musique des combats dans les donjons et les combats des boss des quêtes annexes. J'ai beaucoup apprécié la musique contre la forme originelle de Nuwa.

Durée de vie : J'ai été surpris par la narration du jeu. On nous annonce un objectif, mais avant de l'atteindre, il y a plusieurs objectifs secondaires. Ce que j'ai pu voir dans le premier acte on l'on poursuit un démon et avant de l'atteindre on doit vaincre ceux qui l'ont rallié et sauver leurs victimes. Au début, je me disais, "bon je vais le décalquer et on retourne au lycée, c'était intéressant." Mais non! J'ai du réalisé plusieurs objectifs secondaires et affronter de nombreux autres boss. Dont Loup-garou, le french lover.

Cependant, je trouve que pour un jeu taggé "open world", il n'y a pas tant de choses à faire que ça pour donner de la substance à cet univers. En dehors de la quête principale, seules quelques quêtes secondaires viennent donner un peu de répit. Sinon, c'est compléter : chercher toutes les essences, tous les Mimans (ce qui est nécessaire pour gagner de la Gloire) et compléter le Pokédex Compendium.

Bien entendu, il y a plusieurs fins. Une pour chaque cause que l'on décide de soutenir. Chacune a ses hauts et  ses bas comme bien souvent dans cette franchise. Il y a une quatrième aussi, caché. Mais il est nécessaire de remplir certains critères pour y accéder. Cependant, ce n'est pas une fin goldée. Juste une quatrième fin. Je trouve dommage que l'on ne puisse pas se faire champion de la vision de Khonsu. Connaissant Atlus, je ne serai pas surpris que l'on ait soit un DLC soit une ressortie plus affinée. Apparemment, c'est une pratique très japonaise, que l'on a pu voir avec les troisièmes version des jeux Pokémon.

Enfin les DLC. La plupart des DLC n'ont que du contenu accessoire qui aurait pu être présent dans le jeu de base, à mon avis. Le seul qui se justifie vraiment est le Retour du Véritable Démon avec les Maudits et bien sur, le Mi-Démon. Je pense que ce dernier devrait être présent dans le prochain jeu Smash comme invité : "Le Mi-Démon rejette tous les dieux!" avec Gaea Rage comme Super smash. Il fait tout sauter. Je ne l'ai pas encore affronté. J'ai pensé à me frotter à Shiva, le superboss présent dans le jeu de base. Mais je déteste farmer. 

Shin Megami Tensei V pourrait passer de par ses thèmes et sa jouabilité pour une suite, au moins spirituelle, de Shin Megami Tensei Nocturne

Cependant, là où ce dernier met en avant la destruction du monde et ce qui se passe juste après, SMT V met en avant la renaissance du monde, mais aussi le concept de divinité.

Cependant, je trouve que d'un point de vue narratif, le jeu n'explore pas suffisamment ses thèmes. Soit pour laisser de la place au jouer pour faire les liens et tirer les conséquences de lui-même. Mais j'ai peur de surestimer des personnes qui ne pensent qu'à faire du gameplay pu. Et à ce niveau, SMT V se pose là. Le jeu, en dépit de sa difficulté réelle, est vraiment addictif. Que ce soit pour les combats avec une vraie dimension tactique ou l'exploration de Da'at, cet univers dévasté mystérieux, plein de dangers, mais si fascinant.

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31 août 2021 2 31 /08 /août /2021 12:44

J'en parlais dans l'article sur le gentleman, mais j'ai été en couple. C'est tombé à l'eau en partie parce que je n'étais pas disponible et avais, à ce moment là, d'autres priorités.

Je n'avais pas pris le temps de prendre de vraiment digérer la rupture. Les choses se sont maladroitement emboitées, et je me suis retrouvé à passer mes journées à consommer des trucs sur Pokémon et Power Rangers. Clairement pas la meilleure période de cette année.

Un des aspects qui m'avait séduit chez elle, c'est sa fibre artistique et créatrice. J'étais vraiment ébahi par ses projets de dessins animés ou de romans graphiques. Et même si nous ne sommes plus ensemble, j'aurais voulu la soutenir. Aussi maladroitement que je pouvais le faire. Je me suis néanmoins rendu compte que moi, je ne faisais rien depuis plusieurs mois. Elle était très active et j'étais devenu une masse amorphe et pathétique. J'ai voulu me reprendre en main et faire quelque chose.

A ce moment, je tombe aussi sur la vidéo d'Eric Flag. Il expliquait que l'on devait faire en sorte que l'autre soit fier de nous. Se reconstruire et avancer sans chercher à faire du mal à l'autre. Je me suis dit que moi aussi je voudrais qu'elle soit fière de moi.

Une première partie a été le sport. Comme il dit, le gros cliché du mec qui me se (re)met à la muscu pour s'améliorer. Un article y est déjà consacré.

Une autre a été la création. Je voulais récrire. Remettre de la magie dans ma vie. Je trouvais ma vie stérile. Je pensais que c'était le travail qui m'avait poli et fait rentrer dans le moule. Durant la formation, j'ai appris que les membres du bureaux de l'association étaient des geeks très actives, et j'ai réfléchi à moi. Au final, encore une fois, j'étais le responsable de ce que je vivais et faisais.

Dans un premier temps, je voulais reprendre Monstres et Merveilles. Mais au début de l'été, j'ai de nouveau questionner mon identité et j'ai pu faire la rencontre d'Estelle-Sarah Bulle dans le cadre de son livre Là où les chiens aboient par la queue. Je l'avais dévoré en moins d'une semaine. Je lui ai demandé, devant public (pour s'engager), comment réussir à écrire. Elle m'a simplement indiqué que c'est un métier, ça s'apprend et qu'il faut s'entrainer.

J'ai alors décidé de reprendre les Terres d’Émeraude. Mais quand j'ai repris mes notes, j'ai trouvé qu'il y avait trop de worldbuilding. Des pages et des pages d'histoire, de géographie et de culture, mais pas de narration, pas de personnages. En fait, je tournais autour. J'ai donc décidé de taper un peu et de tirer sur les idées. On verra ce que ça donne.

J'ai repensé la carte, et l'ai simplifiée également. J'ai compris que je me prenais trop la tête à avoir une carte cohérente au niveau des climats et de la géographie. J'ai décidé de faire littéralement une Guadeloupe à l'échelle continentale.

Le soleil se lève sur l'Ile Isolée, une terre aride qui n'abrite qu'une petite montagne. Elle aurait pu constituer un avant-poste commercial, mais elle a servi de centre pénitentiaire, et de dépôt pour toute sorte d'indésirables pendant des siècles. Aujourd'hui, peu osent s'aventurer près d'elles. On dit que le Mal y rôde et que des cérémonies sombres s'y déroulent. 

En continue vers l'est pour accoster l'Aile orientale, et plus particulièrement sur la Côte du levant, un territoire de plaines marqué par son aridité. Il abrite cependant le Saint Empire de la Flamme, une théocratie qui est également la puissance militaire de la région. Au nord, on arrive dans la Vallée de l'archipel qui abrite les Cités célestes, des cités-états qui ont pris la suite de l'Empire céleste. La vallée occupe tout le centre du sous-continent.

A nord, on progresse dans le Désert du Nord. Il s'agit d'une région ingrate et isolée de tout. Même les eaux côtières sont de vrais pièges et peu de bateaux réussissent à passer dans la région, l'isolant davantage. Pourtant on parle d'un puissant royaume loin au nord. Ce royaume envoie de temps en temps des caravanes de richesses insoupçonnées, et les marchands parlent de citoyens qui tranchent avec les tribus du désert.

En redescendant vers l'est de la vallée, on entre dans la Plaine aux Serpents. Insalubre, inhospitalière et dangereuse, cette immense zone marécageuse a été ignorée pendant des siècles, les quelques installations périclitant très vite. Jusqu'à ce que les Elfes s'y installent pour fonder la ville de la Nouvelle-Aquila. Celle-ci a connu de nombreux problèmes, mais s'est imposée comme le carrefour économique de la région.

Quand on continue vers l'ouest et l'Aile Occidentale on arrive vers la Belle côte. Une zone protégée des tempêtes. elle a été la localisation d'un royaume où sont arrivés les premiers Elfes. Le roi et ses successeurs espéraient que ces étrangers l'aiderait à consolider son pouvoir et lui permettrait de vaincre ses rivaux. Sa lignée est désormais réduite à une peau de chagrin, et les Elfes contrôlent désormais la Nouvelle-Albion.

En allant vers l'ouest, on navigue vers les Marches de Tombes-Ciel, une forêt épaisse peuplée de créatures dangereuses. Les Elfes tentent tant bien que mal de s'installer et exploiter les ressources naturelles présentes. Les populations locales, les Premiers, leur mène la vie dure.

Plus au sud on commence l’ascension des Montagnes de Tombe-Ciel. La forêt, dense, se fait encore plus dense et le climat se refroidit à mesure qu'on monte en altitude. Près du Trône du Roi, il n'est pas rare de voir de la neige tomber. Les Montagnes constituent un des hauts lieux de la religion traditionnelle, c'est là que se trouve les Chute du Mur d'Eau, la source du fleuve sacré. Un sanctuaire s'est installé là. Ici aussi, les Elfes ont des intentions de conquête, mais n'ont jamais pu réussir à atteindre cette zone.

En redescendant la rivière sacrée, on arrive dans la Vallée des Eaux. C'est une zone en pente avec de nombreux cours d'eau. Le peuple qui vit dans ces terres est, comme ces eaux, fiers et puissants. Ils estiment être les seuls aptes à protéger les Montagnes.

En remontant vers le nord, on termine notre tour avec la Grande Savane, une région de grandes plaines. Les peuples qui vivent sur place sont des pasteurs semi-nomades farouchement attachés à leur mode de vie.

Plus loin au sud, on arrive sur les îles du dragon. Un petit archipel volcanique connu pour abriter certaines des dernières espèces. Ensemble d'îlots stériles, les habitants de ces îles vivent de l'élevage, mais la grande activité reste la pêche. Les Hommes naviguent peu en général, mais les habitants de ces îles sont la principale exception. La donne a changé avec l'arrivée des Elfes. Désormais ces îles abritent des pirates et des corsaires. Les pêcheurs se sont accommodés de ces marginaux et une relation de symbiose s'est progressivement tissée entre les deux groupes. Les puissances régionales ne font pas grand chose pour neutraliser ces hors-la-lois. En effet, ils constituent une gêne pour les rivaux.

Enfin on finit notre tour par l'ile des tempêtes. Souvent marquée par des cyclones, elle abrite le seul royaume de femmes guerrières. Certaines femmes ont décidé de fuir les royaumes des Hommes et des Elfes pour se réfugier sur cette île. Les hommes ne sont tolérés que dans un port. La mort sanctionne ceux qui oublient cette permission.

On conserve une équipe qui gagne avec les mêmes Peuples. Cependant, je décide de me recentrer sur les peuples "principaux".

Les races reptiliennes sont mises de côté parce que je voudrais qu'il y ait des dinosaures (inspirés du Monde Perdu), et comme j'aime bien l'idée selon laquelle les dinosaures et les dragons sont liés... Mais ça reste à voir. 

En lisant quelques infos sur Dragon Age, je suis tombé sur quelque chose que j'ai trouvé intéressant : les Elfes et les Humains ont une approche différente de leur culture, les Elfes mettent l'accent sur la communauté alors que les Humains sont bien plus individualistes. C'est l'une des nombreuses sources de tension entre les deux peuples. Mais le plus important est que les Elfes sont inspirés des peuples minoritaires dans les civilisations occidentales (principalement les Juifs, mais aussi les Natifs américains, les Roms, et les Noirs). Ça a fait un petit déclic chez moi.

Les Hommes : J'ai appris il y a quelques semaines maintenant que les esclaves ne venaient pas simplement de l'intérieur des terres, mais de presque toute l'Afrique à différents degrés. D'une certaine façon, il est difficile de mettre un doigt exact sur les origines des esclaves. Cela m'a permis de comprendre qu'il était possible de chercher des inspirations partout, même si l'Ouest africain reste la source principale.

J'ai compris également une autre chose récemment. La "communauté noire", un ensemble de personnes qui penserait et agirait d'un seul bloc, n'existe pas vraiment. Je pense cependant, qu'il existe des communautés, elles-mêmes parsemées d'individualités.

Les Hommes sont un peuple arrivé de l'Est il y a plusieurs millénaires. Leur diversité et leur esprit de conquête leur ont permis de vite s'adapter au continent.

Les Elfes : Eux n'ont que très peu changé. Ils sont venus du Nord il y a 800 ans avec une technologie plus avancée. Ils se sont installés dans la côte dorée en supplantant progressivement le Royaume local afin de mettre en place le Domaine de la Nouvelle-Albion. Maintenant, ils cherchent à étendre leur influence sur toutes les Terres en tissant des alliances ou en faisant des guerres.

Alors que pendant plusieurs décennies, il s'agissait principalement d'aventuriers, les Elfes sont arrivés en masse à la suite d'une catastrophe qui auraient eu lieu dans leurs terres d'origines, Albion.

On distingue toujours 2 grands groupes, les Hauts-Elfes, descendants des familles qui ont fondé Albion et les Elfes gris, descendants des peuples soumis par Albion. Ils sont également venus avec leur propre religion qu'ils aiment bien essayer d'imposer.

Les Métisses : Je me rends compte que je n'avais pas expliqué un point dans le précédent article. Ce groupe fait aussi référence aux gens de couleur libres qui ont pu exister durant la période esclavagiste. Souvent mulâtres, il pouvait aussi s'agir d'affranchis. Ces personnes faisaient partie d'une forme de bourgeoisie et certains avaient même des esclaves!

J'ai remarqué aussi qu'il y a deux perceptions par rapport aux métisses. La première, que l'on trouve plutôt dans les pays "latins", est que le métissage est "accepté". Les pays d'Amérique latine ont des taux de métissages très élévés. La seconde, plutôt aux Etats-Unis, est le rejet de ce métissage avec la règle de la "Goutte unique". On est soit l'un, soit l'autre. Et une goutte de sang noir signifie que l'on est noir. Je ne sais pas pourquoi il y a cette distinction (soucis démographiques locaux?), mais je pense qu'elle est importante à souligner.

On les appelle aussi les Elfes rouges ou Demi-Elfes. Ils sont issus des unions entre les Elfes et les Hommes. Ils sont présents principalement dans le Domaine ou les Cités-Etats. Ils occupent des positions d'encadrement intermédiaire. Ces positions régulières leur permet de former une bourgeoisie qui s'affirme progressivement. Ils se demandent s'ils doivent former une vraie population ou tenter de se raccrocher aux Elfes ou aux Hommes.

Les Ondins : Ce peuple ésotérique serait venu des étoiles il y a plusieurs millénaires. Il ont mené la guerre contre les dragons et les empires insectes, et ont guidé les Hommes vers le continent. Ils leur ont également enseigné plusieurs savoirs, comme la manipulation de l'ashe, la flamme de vie.

On sait relativement peu de choses sur eux. Ils ont des capacités physiques supérieures aux Hommes, ainsi qu'un accès à des techniques ignorées de tous. Distants et mystérieux, ils font beaucoup plus rares depuis que les Elfes sont arrivés. On entend néanmoins des rumeurs d'individus emmenés dans leurs cités sous-marines. Des cités de métal brillantes de milles feux et dont les couloirs sont de vrais labyrinthes.

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31 août 2021 2 31 /08 /août /2021 12:43

J'en ai parlé, mais Ring Fit Adventure m'a beaucoup accompagné durant le premier confinement. J'ai pu avancer dans le jeu et ai été surpris des ennemis qui se diversifiaient à un moment avec des animaux envoutés (des cerfs bleus, des aigles rouges, des renard jaunes et des flamants verts), et j'ai été surtout surpris par le dernier boss qui n'avait rien à envier à Ganon, Créature maléfique dans Breath of the Wild.

Cependant, j'ai compris certaines limites. Les exercices ne sont pas tip top notamment pour la chaîne postérieure et je crois que mes séances étaient trop courtes.

Durant l'été 2020, j'avais pu faire la rencontre d'une coach sportive. J'étais tellement content ! J'avais accompli mon rêve : rencontrer une fitgirl ! Je me disais que ma vie était complète ! Mais finalement, ça n'a rien donné. Je pense que j'étais trop enthousiaste à l'idée de rencontrer cette femme et ça l'a repoussée... J'ai néanmoins réalisé à son contact que l'on pouvait utiliser d'autres moyens pour s'entrainer. J'ai ouvert ma réflexion sur les outils l'on peut utiliser. J'ai décidé d'investir dans différents petits équipements.

Cependant, avec les deuxième et troisième confinements, et la formation que j'ai suivie au cours du second semestre, je me suis complètement laissé aller. Ma vie a progressivement coulé dans les méandres en dépit de quelques tentatives d'effort.

A la fin du mois de mai, je me baladais dans un parc, et là je suis tombé sur une grande femme athlétique. Je me suis dit : "Mais Yann, tu crois vraiment qu'elle te calculera?!" Je me suis dit qu'il fallait se bouger le fion.

J'ai donc commencé à m'intéresser de plus près à l'entrainement au poids de corps. J'avais un mauvais apriori aussi : je trouvais que les gars qui faisaient du street workout n'étaient qu'une bande de mas-tu-vus à faire des figures acrobatiques. Je suis tombé sur des vidéos de Lucy Lismore et j'ai beaucoup apprécié sa simplicité. Tout ça me rappelle à quel point j'aime les fitgirls. Elles ont toujours été une source d'inspiration et de motivation pour aller plus loin et devenir meilleur.

Avec toutes les restrictions sanitaires et mon changement de boulot, j'hésite vraiment à aller en salle de musculation. J'ai appris à m'entrainer chez moi en faisant de la progression, et quand je peux (férié ou congés), je vais m'entrainer dans un parc. Nous avons eu un été assez pourri, donc j'espère que ça va donner le "La" pour l'hiver.

Il y a quelques mois, j'avais déjà réfléchi sur un premier entrainement. Finalement, celui-ci était trop exotique. J'avais du mal à le faire et je ne l'ai jamais vraiment suivi. Je me suis dit, il faut en revenir aux bases. Simplicité et efficacité. J'ai alors ressorti le programme en full-body qui m'avait aidé il y a quelques années maintenant.

  • Squat, avec élastiques
  • Soulevé de terre, avec élastiques
  • Tractions, éventuellement assistées
  • Rowing supination, avec des sangles
  • Pompes, avec élastique
  • Dips
  • Clean and Press, avec élastique
  • Facepull, avec élastiques

Pour l'échauffement, j'ai appris progressivement à faire de la corde à sauter, et je réalise quelques échauffements articulaires.

A côté, j'ai repris la séance orientée "pilate", plutôt posture et caisson abdominal. C'est quelque chose avec lequel j'ai encore du mal, mais je réalise qu'il est possible d'utiliser son temps de façon complète. Je peux faire cette séance à un autre moment de la journée.

Pour la posture, je réalise 3 séries avec 30 secondes de repos :

  • Band pull apart
  • Rotations externes en latéral et en vertical

Puis l'entrainement du caisson abdominal. C'est un entrainement avec 3 circuits avec 30 secondes de repos :

  • Roue à abdominaux
  • Bicycle crunch
  • Gainage latéral
  • Roll up
  • Hollow body hold
  • Bird dog
  • Relevé de bassin
  • Dead Bug

Enfin, on termine le tout avec 10 vaccums avec 15 secondes d'exercices et 10 secondes de repos. En bref, on reprend des classiques en jouant avec un peu. Comme je l'indiquais en début de paragraphe, cette partie est encore en réflexion.

Je pense qu'il est important d'utiliser tous les outils à sa disposition. Et depuis 2019, ma Nintendo Switch n'est plus vraiment une console de salon, mais un vrai accessoire de sport!

Pendant un temps, j'utilisais Ring Fit Adventure comme un moyen simple de faire du cardio et de me dépenser en plus de ce que je pouvais déjà faire. Je prenais beaucoup de plaisir à faire le mode aventure en New Game +, l'attitude de Dragaux étant vraiment très stimulante et positive. Mais je voulais utiliser le jeu d'une autre façon. J'ai réalisé que le mode aventure incite à utiliser les mêmes exercices parce que plus pratiques. Je regrette par exemple que le relevé de bassin soit un exercice de soin plutôt qu'un exercice d'attaque. J'ai constaté que je suis aussi souple qu'une barre de fer. Je l'ai toujours su, mais ça commence à vraiment me déranger. J'ai pensé à commencer le yoga, mais il y a tellement d'écoles que j'étais perdu. Je me suis donc créer un programme libre avec des exercices de yoga dans une optique d'assouplissement.

  • Pression arrière
  • Posture de la chaise
  • Posture de l'arbre
  • Posture du guerrier 1
  • Posture du guerrier 2
  • Posture du Gond
  • Fentes avec torsion
  • Flexions avant
  • Posture de la tête au genou
  • Pression avant

Par ailleurs, c'est un peu dommage qu'on ne puisse pas programmer des séries et que les entrainements libre soient limités à 10 exercices...

Il y a aussi Fitness Boxing 2. Le MMA me manquait et je voulais faire un peu de frappe. J'étais content que ce jeu sorte. Mais je ne sais pas trop quoi en penser. Au début, j'avais vraiment du mal. Mais assez rapidement j'ai pris la main sur les coups. J'aurais cru que ça aurait été un meilleur moyen de faire bosser mon endurance. J'ai pourtant mis en entrainement axé endurance avec l'intensité maximale! Néanmoins, je trouve marrant de voir les coachs devenir d'un coup très sévères pour se calmer juste ensuite.

Il y a quelques semaines, j'ai appris qu'il y aurait une nouvelle sortie en exergame, Knock Home Fitness. Je suis très intéressé. Surtout que j'ai déjà choisi ma coach...

Un jour, j'ai essayé de faire des burpees pour m'échauffer. C'est un excellent exercice de façon générale, et un bon moyen pour faire monter le cardio. Mais je me suis retrouvé à peiner comme ce n'était pas permis ! Je me suis dit qu'il fallait fournir de nouveaux efforts. Le hasard des rencontres m'a permis de rencontrer des amateurs de l'effort, et nous avons décidé de créer un groupe pour  que nous puissions nous entraîner ensemble.

Nous avons ainsi commencé à nous retrouver chaque semaine pour nous entrainer en circuit HIIT. J'y avais déjà pensé au cours des années précédentes, mais jamais mis en application. Ça bouscule quelque peu mes habitudes également. J'avais pris l'habitude de faire les choses de mon côté, et j'étais devenu un ours mal léché.

Mais c'est fun et ça pousse à se repousser. Surtout le groupe crée une dynamique et c'est agréable. On se rend compte qu'on n'est pas tout seul à souffrir!

Durant cet été, j'ai également eu la chance d'assurer l'animation de certaines séances. Je ne me prétends pas coach, loin de là. Cela m'a permis de toucher du doigt quelque chose qui m'intéressait depuis quelques temps et de réaliser que coach, c'est un métier. Et je ne suis pas même  justement c'est exigeant, mais très gratifiant. Se dire qu'on aide des gens à avancer, et moi qui suis assez réservé ça me permets de sortir de ma coquille. Même si le contexte reste cadré.

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